
IBARAKI-DOJI VS WATANABE NO TSUNA
Et dieu sait, que l’homme qui se cache derrière l’entité IBARAKI en a rêvé et ce depuis plus d’une décennie. Une réalisation longue, forcément compliquée, qui prit son envole pendant les périodes successives de confusion et d’isolement.

IBARAKI-DOJI
Tiré d’une légende féodale nippone, IBARAKI est le nom d’un démon japonais terrifiant. Gardien de la porte RASHOMON, IBARAKI-DOJI harcèle ceux qui essayent de passer la porte jusqu’à ce qu’un héroïque samouraï nommé WATANABE NO TSUNA, fidèle serviteur de MINAMOTO NO RAIKO, se décide à soumettre le cruel démon. La bataille fit rage jusqu’à ce que TSUNA tire son KATANA et sectionne le bras du démon. Hurlant de douleur, ce dernier s’enfuit, laissant son bras coupé à la porte RASHOMON.
Mais quelques jours plus tard, IBARAKI se présenta chez TSUNA, sous les traits d’une femme âgée qui semblait être la tante MASHIBA de TSUNA, afin d’y récupérer son membre amputé. TSUNA fut floué et IBARAKI s’empara du bras en s’échappant de la maison de TSUNA. Cependant, même après avoir récupéré son bras, IBARAKI-DOJI ne revient jamais hanter de nouveau la porte Rashomon.
RASHOMON
Pourtant, aujourd’hui l’entre RASHOMON s’ouvre de nouveau, pour y révéler une créature dangereusement talentueuse qui comme le démoniaque IBARAKI, se pare d’un aspect plutôt inhabituel, loin des traits préconçus qui le précédent et d’une identité que certains oseront juger de plus lisse dans son domaine.

Celui qui marche vers nous, après avoir traversé les ténèbres, révèle enfin son visage à la lumière du jour, pressant son pas sur une douceur musicale folklorique. Eléments à l’aura mélancolique et atmosphérique, virevoltant à sa tête puis l’entourant avec vigueur en lui traçant une voie royale faite de choeurs chantonnés, d’accordéon et cuivres (« Hakanaki Hitsuzen »).
KURAI SHISEN O MOTSU AKARUI TENSHI
L’identité de l’ange lumineux au regard ténébreux ne fait plus mystère, il s’agit de MATT HEAFY (chant/guitariste de TRVIUM), dont l’âme épris de BLACK METAL depuis ses plus jeunes années à passer un pacte avec le retors diabolique pour nous délivrer son esprit en musique. Le maître IBARAKI lui accordant le droit de lier ses pensées créatives à celle d’une autre chair terrestre au nom céleste d’IHSAHN.

Comme son histoire, l’œuvre finalisée, s’avère être d’une grande complexité et versatilité. Attributs d’un METAL NOIR, révélant finalement une musique à l’étrangeté artistique, prenant véritablement sa source dans le metal scandinave le plus chiadé (OPETH, IHSAHN).
Deux êtres s’adonnant avec passion et amour à la divine collaboration, unissant leurs dons afin d’y animer des compositions hybrides, audacieuses, et passionnantes. Refusant toutes compromissions, n’ayant coeur que de combler tous les désirs d’une âme vaincue et abandonnée.
KANASHIMI NO GENKAI O KOETA
Ainsi, passé le seuil de la tristesse (« Hakanaki Hitsuzen »), RASHOMON fracasse la terre par un déchaînement de violence black metalleuse (« Kagutsuchi ») qui très vite cède ses forces vives au metalcore, gouverné par un décor d’arrangements discrets et somptueux d’instruments traditionnels japonais.

Voix hurlées et claires s’activent, choisissant de briller chacune leur tour. Violente opposition laissant battre le cœur du morceau sur une structure progressive multipliant les mutations, jusqu’à sa toute dernière grâce mélodique, sacrifiée au feu des bras d’un black metal de retour de grâce, véloce et galopant.
DAKARA IBARAKI WA IU
Ainsi se déclare IBARAKI, naissant dans le sein d’ambiances très différentes, au contraste poussé à son paroxysme comme dans « Jigoku Dayu » dont les scènes musicales se succèdent, s’apprivoisent et pourtant s’opposent. Des sentiments duellistes, agissant même au cœur d’un même passage comme sur « Tamashii No Houkai ».
IBARAKI WA AKUMU TO ONAJI KURAI YUMEDESU
IBARAKI fait tout autant rêver que cauchemarder, plongeant corps froids et âmes chaudement sensibles, dans un tourbillon death mélodique et metalcore pour y faire émerger de temps à autres, des éclats noirs foudroyants (black metal), des orchestrations travaillées et atypiques à de magnifiques envolées lyriques et mélodiques au diapason de schéma progressifs alambiqués (« Ibaraki-Doji »).
Cependant bien qu’excellant dès ses premiers coups de sabre, grondant colère et originalité, RASHOMON fait fi d’un brin de « classicisme » au léger manque de personnalité par instant (très OPETHIEN), ne prenant réellement son essor qu’à partir de la somptuosité de « Tamashii No Houkai ».
Attaque musicale aussi méchante qu’infiniment légère, dont la symphonie épique créait par nos deux illustres anges (HEAFY/IHSAHN), nous embarque au-delà de ce qui semble réel (introduction jeu vidéo).

AKUMU
A cet instant, IBARAKI se libère toujours et encore un peu plus de ses vieux démons, lâchant la bestialité dominatrice d’un NERGAL (BEHEMOTH), dont la prestance grave et lugubre au chant polonais, fait d’« Akumu » une morbidité spéciale au ton black. Et ce malgré la voix marquée de MATT HEAFY et une construction musicale principalement death et metalcore.

Cependant IHSAHN (EMPEROR) y laisse son empreinte artistique (bien identifiable), homérique, avant-gardiste, mais qui ne s’autorise finalement que quelques bribes black metal ou couleurs noires agencées avec goût et parcimonie dans un metal toujours très contemporain dans son approche stylistique et sonore.

Mais RASHOMON dans un langage codé s’adresse à nous, finissant par rembobiner le film (« Komorebi ») de son récit, ne faisant que remuer d’avantage les plus forts et émouvants sentiments envahissant les splendeurs que sont « Komorebi » et « Ronin ».
KOMOREBI
Exceptionnellement beau, lancinant et pénétrant, « Komorebi » offre à MATT HEAFY une performance vocale de tout premier choix, tenant tout autant du mythe GEOFF TATE, (période vieux QUEENSRYCHE, y compris pour sa musique), que d’un certain MATTHEW BELLAMY (MUSE). La musique y suit les courbes les plus belles, émergeant des déferlantes émotionnellement de son chanteur.

RONIN
Tout autant présentes sur la longue complainte musicale aux multiples rebondissements qu’est « Ronin ». Composition animant aussi la figure d’un chant black pour le moins surprenant et terrifiant (GERARD WAY). Certainement les deux compositions les plus abouties et réussies de RASHOMON en tout point.
NAMIHAZURETA PAWA
IBARAKI signe alors un magnifique témoignage de ce que sera sans doute fait demain, offrant à RASHOMON, un dénouement original et traditionnel (« Kaizoku »), scellant la porte comme elle fut réouverte (« Hakanaki Hitsuzen »). Une histoire d’exception, enfantant un pouvoir musical d’exception!
MACHIGAINAKU 2022-NEN NO HONTONI OKUNA KINZOKU NO TABI NO 1TSU

イバラキは壮大な証言に署名します
日本への栄光、金属への栄光

HISTOIRE COMPLETE DE RASHOMON:
Principal disciple de SHUTEN-DOJI, IBARAKI est le gardien de la porte RASHOMON, l’extrémité sud de Suzaku-oji, la rue centrale nord-sud dans l’ancienne capitale HEIAN-KYO (de nos jours Kyoto).
IBARAKI-DOJI harcèle ceux qui essayent de passer la porte jusqu’à ce qu’un héroïque samouraï nommé WATANABE NO TSUNA, un fidèle serviteur de MINAMOTO NO RAIKO, se décide à soumettre le cruel démon.
Lorsque TSUNA arrive à la porte RASHOMON, il est attaqué par IBARAKI-DOJI. Cependant, TSUNA est un fort et vaillant manieur de sabre qui est en mesure de se défendre contre la féroce attaque du ONI.
La bataille fait rage jusqu’à ce que Tsuna tire son KATANA et sectionne le bras du démon. Hurlant de douleur, ce dernier s’enfuit, laissant son bras coupé à la porte RASHOMON.
TSUNA brandit le bras d’IBARAKI-DOJI comme un trophée. Quand il rentre chez lui, il enveloppe le bras coupé et le met sous verrou dans un coffre.
Quelques jours plus tard, une femme âgée qui semble être la tante MASHIBA de TSUNA lui rend visite. Au cours de la conversation, la tante demande à son neveu de lui dire comment il a combattu avec le démon et quand TSUNA mentionne que le bras coupé est en sa possession, sa tante, curieuse, demande à le voir.
TSUNA qui ne se méfie pas, sort la poitrine avec le bras d’INARAKI-DOJI à l’intérieur et quand il enlève le bras de la poitrine, sa tante se révèle être IBARAKI-DOJI déguisé, qui s’empare du bras et s’échappe de la maison de TSUNA.
Étonné qu’IBARAKI-DOJI se soit fait passer pour sa tante âgée MASHIBA, TSUNA ne le poursuit pas. Cependant, même après avoir récupéré son bras, IBARAKI-DOJI ne revient jamais hanter de nouveau la porte RASHOMON.
LINE-UP:

LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE D‘IHSAHN:

INVITES:


TRACKLIST : (1h1min)
01. Hakanaki Hitsuzen
02. Kagutsuchi
03. Ibaraki-Doji
04. Jigoku Dayu
05. Tamashii No Houkai (co-écrite avec IHSAHN)
06. Akumu (chant en polonais avec NERGAL)
07. Komorebi
08. Ronin (avec GERARD WAY)
09. Susanoo No Mikoto (chant de MATT HEAFY en japonais avec Ihsahn au chant black)
10. Kaizoku

PRODUCTION:
Responsable du son d’IBARAKI, IHSAHN offre un travail d’excellence pour cette superbe œuvre qu’est RASHOMON

ARTWORK :

SORTIE/LABEL:
Le groupe de black metal IBARAKI, projet de Matt Heafy de TRIVIUM en collaboration avec Ihsahn, sortira son premier ablum, intitulé RASHOMON, le 6 mai 2022 via NUCLEAR BLAST.


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ARTICLE PRECEDENT SUR ROSHOMON D’IBARAKI SUR LOUD TV :
https://loudtv.net/clips/ibaraki-le-projet-exceptionnel-de-matt-heafy-trivium-et-ihsahn/
DECOUVREZ NOTRE CHRONIQUE DU EP PHAROS D’IHSAHN SUR LOUD TV :
https://loudtv.net/chroniques/chronique-du-nouveau-ep-dihsahn-pharos/

PAPABORDG POUR LOUD TV.





