C’est avec le support de pas moins de trois groupes que Stick To Your Guns prend d’assaut la sympathique salle du Metronum de Toulouse, en cette fraiche soirée du dimanche 2 février 2025.
Quatre groupes sinon rien, donc, pour un plateau Hardcore/Metalcore qui devrait ravir les amateurs du genre venus en nombre.
L’affiche du « running order », placardée un peu partout dans la salle, nous indique que les différentes formations présentent ce soir joueront environ une heure chacune.
Bel exemple d’équité, plutôt rare pour être soulignée !
No Cure
No Cure, groupe de Hardcore américain venu de l’Alabama, ouvre les hostilités avec un bon set qui fait bien le job, mais qui ne me transporte pas plus que ça, la faute à un style peut être trop classique
Leur prestation permettra, ceci dit, de provoquer les premiers remous et circle pits dans la fosse… et aux autres de savourer leurs premières bières de la soirée.
Elwood Stray
Les Allemands de Elwood Stray s’emparent ensuite du Metronum et assène un metalcore furieux, avec deux chanteurs, dont le guitariste qui s’occupe des parties claires.
Un style musical tout ce qu’il y’a de plus convenu donc, mais très bien exécuté.
Le groupe arrive pourtant à faire la différence grâce à un vocaliste principal charismatique, au look très premier de la classe (lunettes et veste d’université américaine sur le dos avec petite coupe de cheveux en brosse) plutôt inhabituel, et à l’énergie débordante et communicative.
Une prestation très convaincante ou l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. La vraie bonne surprise de la soirée !
Bodysnatcher
On monte d’un cran dans la violence avec l’arrivée sur scène des Floridiens de Bodysnatcher qui martèle l’assistance avec un deathcore qui fait trembler les fondations de la salle. La prestation est solide avec des musiciens qui heabdanguent à l’unisson. Le public a l’air conquis, personnellement je vais me prendre une mousse avec le collègue photographe.
Stick To Your Guns
Le superbe backdrop aux couleurs de « Keep planting flowers », le nouvel album de Stick to Your Guns, annoncent l’arrivée imminente des californiens sur les planches.
Tout le monde est maintenant réuni dans le pit et accueille avec ferveur le groupe qui débute son show avec trois grosses bombes qui mettront tout le monde d’accord, « Take on me » « Against them all » et « Severed forever » extrait du nouvel opus. Le son est très bon et le public qui peut stage diver ce soir, s’en donne à coeur joie. Les circle pits se succèdent et l’ambiance est véritablement hardcore.
Le concert continue sur les chapeaux de roue avec « Such Pain » « What choise did you give us? » ou encore « Amber » qui ne laissent aucun répit à un Metronum qui en redemande.
Le groupe donne tout ce qu’il peut et ne vole pas son titre de tête d’affiche de la soirée.
Visiblement très heureux d’être là, et parcourant la scène de long en large, le charismatique frontman Jesse Barnett, possède un coffre décidément impressionnant. Que ce soit en voix claire ou saturée, le gaillard est impérial.
Il est ,de plus , plutôt chaleureux et ne se prive pas de communiquer avec l’audience entre les morceaux.
Ses petits camarades ne sont pas en reste et débordent d’énergie. Les deux guitaristes Josh James et Chris Rawson, envoient des riffs solides et sautent comme des cabris en assurant des chœur bestiaux, tout comme le bassiste Andrew Rose et son jeu sauvage. Le batteur George Schmitz, plutôt jeune, martyrise sa batterie de façon impressionnante avec une belle frappe.
Le set se poursuit avec « We still believe » « Invisible Rain » pour la nouveauté, « Nothing you can do to me » et what goes around.
Le sublime morceau titre « Keep planting Flowers », aussi déchirant que sur album, nous permet d’apprécier un petit moment d’accalmie et d’émotion avant les déferlantes « We all die anyway » et « Spineless », également issus du nouvel effort.
La prestation véritablement énorme du quintet, se conclue par deux dernières tueries « Married to the noise » et « Nobody ». Les lumières se rallument après cinquante petit minutes de show…C’est très court, mais les Américains sont venus, ont vu et ont vaincu le public Toulousain, qui repart épuisé, mais conquis, par un show d’une rare efficacité.
Retrouvez notre article à propos du dernier album :
Notre interview avec Jesse Barnett de Stick to your guns est à mater ici :
Texte : Guillaume Barat
Photos : David Torres