
CHRONIQUE DE LA NOUVELLE OEUVRE DE EROS NECROPSIQUE – DEPRESSION SUITE DE PLENITUDE EPHEMERE
EN QUARANTAINE (Vidéo avec texte /video with lyrics) :
LA DEPRESSION, C’EST LE NOVEMBRE DE L’ÂME, LE DECEMBRE DU DESIR. PHILIPPE LABRO.
POUR QUI SONNE LE GLAS ?
Le couperet jubile, la mort ricane, elle se tient là à nous toiser de son regard perfide, sur notre route pour nous prendre ce qui pourrit, le superflu de chair qui nous fait vivre, et nous rend au bras du dernier soupir. Cette mort qui se réjouit sur le chemin de son temps choisi, annonciatrice de l’autre existence, qui alimente le tant de fantasmes et de rêveries. Quant à celle d’ici-bas, misérable petite pute coquine, faite d’expérience de plénitudes éphémères et de dépressions passagères, elle nous fait exister et nous plonge éternellement dans la mort éveillée.
Aujourd’hui j’incline mes silences à la dépression d’EROS NECROPSIQUE. Ainsi, je me soumets au caractère de solitude de sa quarantaine, afin d’y respirer le moindre mouvement cathartique de jouissance noire musicale et lyrique au plus prêt de la foi, de l’espérance et des interrogations de l’au-delà. L’éclat de lumière ne vit qu’avec celui mortifère des ténèbres, ainsi PLENITUDE EPHEMERE débute par une rencontre et s’achève par une rupture, un repli sur soi total, une volonté d’en finir avec le réel, un enfermement de solitude, qui ouvre son échafaud à la profonde d’échéance humaine (DEPRESSION).
Antagoniste et complémentaire, les blancs et noirs desseins des deux versants de l’existence ne font plus qu’un tout indélébile, indésirable, fantasmé, détesté, rêvé, haï, pourtant si vivace dans l’espace des spasmes métaphysiques du temps.
Ainsi les lamentations de l’esprit à peine portées par un corps subitement tombé en décrépitude, au vieillard desséché qui sanglote comme la pucelle d’un premier soir, sur les largesses maladroites d’une première fois, posées sur une longue contrainte spirituelle, d’une messe noire tournée vers les cieux, délires d’un fou implorés à ceux, sages, qui y fouettent la chair et sa tête.
L’aura dépressive, objet sous-jacent de désirs sexuels habités, commence par le « Je suis j’existe, mais de vivre j’ai cessé ! ». Et sa musique, elle, vicieuse et lancinante telle un traquenard inévitable, où la chute se fait toujours plus souffrance, souffrance. Où le rythme, tel le cœur qui se clochardise ne fait que croître comme le cours d’un cirque, bordel de l’amour, jusqu’aux derniers chuchotements du je (« Taedium Vitae »).
Du je A toi, l’église du son d’un orgue sinistre, dépouillement cérébral de l’être au mal, sur des aiguës crispants cadavériques. Où les pas de danse d’une quatre corde trompent furtivement la cuirasse abominable du tintement des instruments, la prière au suicide, comme la demande d’une balle dans la tête. Un trou béant qui supplie les choeurs et la nostalgie des ritournelles de l’enfance qui finissent par s’impliquer dans la demande sinistre du damné (« Un Trou Dans La Tête »).
Plongé dans la cécité (« Cécité ») de la quarantaine lourde et majestueuse, où vient à percer des relents de lumière, tambours battant. Les osselets chantent au vent, agitent les émotions d’un piano avec sous la peau, le battement de la convocation des choeurs les plus telluriques. Je suis en entrée en quarantaine (« En Quarantaine »), sans eau, ni pain, ni rien, sauf des larmes qui s’offrent au divin. L’obsession de la quarantaine de démons qui chantent autour de moi (« Daimon »), avec entrain et qui me crie, pour toi sonne le glas (« Pour qui sonne le glas ? ») ( à la mémoire de Gilles).
Ainsi EROS NECROPSIQUE reste à mes côtés, je suis désormais lié et soumis (« Soumission » au riffing très Metal) à sa DEPRESSION. Je suis en quarantaine pour toi (MONSIEUR DEHENNE) et l’énergie mortuaire de génie qui t’anime, ta dépression est maintenant mienne, mais derrière les masques du Malin (« Derrière Les Masques »), n’oublie jamais le soleil que tu fus dans PLENITUDE EPHEMERE. La fin approche, ses cloches sonnent, résonnent, ainsi notre connection établit, est à jamais. Main dans la main nous quittons l’enfer par l’escalier qui mène au paradis, qui sait, est-ce peut-être la seule des vérités. Adieu !
AIMER, ECRIRE SONT LES SEULS REMPARTS QUE J’AI TROUVES CONTRE L’OMNIPRESENCE DE LA MORT ET LA DEPRESSION. MARIE DARRIEUSSECQ
Taedium vitae :
TRACKLIST : (49m 57s)
Taedium Vitae 07:00.
Un trou dans la tête 04:27.
Cécité 05:28.
En quarantaine 08:42.
Daïmôn 03:27.
Derrière les masques 06:10.
Soumission 06:30.
Pour qui sonne le glas ? ( à la mémoire de Gilles) 08:13.

LINE-UP :

DISCOGRAPHIE :
1995 : 1ère démo cassette éponyme
1996 : 2ème démo cassette, Communion
1997 Charnelle transcendance. album CD, Adipocère records

1998 Pathos, album CD, Adipocère records

2003 Crise de lucidité, album box CD, Adipocère records

2023 Plénitude éphémère. album digisleeve CD (DLP paru en 2024)

PRODUCTION :
Mixé et masterisé par SEBASTIEN ROLLAND.
ARTWORK :
Après la lumière, les ténèbres… Pochette réalisée par AUDREY VEILLY et OLIVER DEHENNE, illustrée par AUDREY VEILLY.

DEPRESSION
En Quarantaine
C’est alors que je fus,
Du fond de mon mouroir
Sans eau ni pain ni rien,
Sans amour ni chaleur
Sans présence autre que
L’onde de mon silence.
À jamais fracassé,
À jamais déconstruit.
Voué à demeurer
Prostré, en quarantaine.


SORTIE/LABEL :
Le groupe français EROS NECROPSIQUE a sorti sa nouvelle oeuvre, DEPRESSION, la suite de PLENITUDE EPHEMERE (2024), le 16 mai 2025 sans label.

LIEN D’ECOUTE BANDCAMP DU GROUPE :
https://erosnecropsique.bandcamp.com/album/d-pression
LIEN FACEBOOK DE EROS NECROPSIQUE:
https://m.facebook.com/erosnecropsique.officiel?
CHRONIQUE DE LA PRECEDENTE OEUVRE PLENITUDE EPHEMERE :
https://loudtv.net/eros-necropsique-plenitude-perpetuelle-dun-chef-doeuvre-intemporel/





