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AMON AMARTH – THE ALLFATHER AWAKENS: Le retour des rois du drakkar

 

AMON AMARTH – THE ALLFATHER AWAKENS: Le retour des rois du drakkar

AMON AMARTH BAND 2026

Le 2 octobre prochain, Amon Amarth sort son nouvel album chez Metal Blade Records (oui oui, dans 2 jours).

Soyons honnêtes cinq minutes : lorsqu’un nouvel album d’Amon Amarth débarque sur le bureau, on sait exactement quelle carte de fidélité on s’apprête à faire tamponner. Il n’y aura ni virage jazz-fusion, ni synthés rétro des années 80, ni même l’ombre d’un doute sur le sujet abordé. Les Suédois font du metal viking, un point c’est tout. On a tendance à rechercher l’absolue originalité en permanence ; pour ma part, je pense que Maiden fait du Maiden, Gojira fait du Gojira et Amon Amarth fait du Amon Amarth, et c’est très bien comme ça !

La question n’est donc pas de savoir s’ils ont réinventé la roue ou le drakkar, mais plutôt si le navire tient encore la route et si la traversée vaut le détour.

Sur le papier, The Allfather Awakens coche toutes les cases. La production signée Jacob Hansen est propre, le groupe joue à la perfection, et le chant guttural de Johan Hegg est toujours aussi carré — des false cords en acier, parole de coach vocal. Les morceaux regorgent de refrains fédérateurs. Je me vois très bien scander ces hymnes de guerre au milieu d’une foule de métalleux barbus qui boivent leur bière dans des cornes. Comment ça, c’est cliché ? Laissez-moi juste le temps de choper mon bouclier et mon manteau en peau de bête et je suis prête.

Une identité visuelle et sonore gravée dans la roche

Visuellement, le groupe reste fidèle à son identité en confiant une nouvelle fois la pochette à Tom Thiel. Déjà aux commandes de sept visuels du quintette, l’illustrateur signe ici un portrait sombre d’Odin, corne en main et regard borgne perçant. D’ailleurs, les fans saluent massivement cette constance esthétique et se réjouissent de retrouver cette formule si efficace, devenue au fil des ans la marque de fabrique des Suédois.

Pourtant, sous ce décorum mythologique bien huilé, le groupe a insufflé quelques petits ajustements dans le processus. Pour ce treizième opus studio, ils ont décidé d’abandonner les amplificateurs 5150 modernes pour réinstaller les bons vieux Marshall. Résultat : le son des guitares gagne un grain plus brut et organique, un peu moins « numérique » que sur leurs productions récentes. De plus, le processus de composition a changé. Au lieu d’écrire en bloc avant d’entrer en studio, les morceaux ont été fignolés un par un au fil des tournées et enregistrés en deux sessions distinctes.

 

AMON AMARTH-COVER ALBUM 2026

Entre cavalcades héroïques et surprise acoustique

Alors, je disais plus haut que l’album cochait toutes les cases, sans grande surprise. Ce n’est pas tout à fait vrai.

L’ouverture sur « Gjallarhorn » met tout de suite les pieds dans le plat. C’est dynamique, le tempo est élevé et l’accroche mélodique fonctionne immédiatement. La surprise de milieu de parcours s’appelle « Upphaf ». Pour la première fois de sa carrière, le quintette s’aventure sur le terrain de l’acoustique pure. En reprenant les premières strophes du poème nordique Völuspá, Amon Amarth propose une parenthèse apaisée, portée par de jolies mélodies et des chœurs captivants. Une vraie réussite qui prouve qu’on peut poser la hache deux minutes.

Parmi les dix pistes du disque, « Eight Legs of Thunder » s’impose aussi comme un moment fort. Inspiré par le galop de Sleipnir, le cheval à huit pattes d’Odin, le morceau offre une rythmique martelante qui fonctionne à merveille. Pour le coup, le clip sorti cet été apporte une petite touche d’originalité puisqu’il est question de faire le parallèle entre le folklore nordique et… un western américain.

Le réalisateur Dariusz Szermanowicz explique :

« Cette vidéo est le fruit d’une collaboration étroite avec le groupe. Nous voulions une nouvelle fois briser les codes traditionnels du clip de metal. Nous avons fusionné l’ambiance rustre et poussiéreuse d’un western moderne avec la mythologie épique et sombre de la fameuse monture d’Odin. C’est une aventure cinématographique explosive, pleine de tension typiquement cowboy, d’action brute et d’une touche d’humour noir. Nous ne voulions pas simplement réaliser un clip : nous voulions offrir un véritable coup de grâce visuel. »

Un peu plus loin, « Ascending Like an Eagle » vient conclure l’album en prolongeant l’histoire du titre « Serpent’s Trail » présent sur leur précédent disque, avec un thème axé sur la persévérance.

 

 

De la mythologie nordique aux thèmes universels

Côté textes, The Allfather Awakens s’articule autour de grands récits mythologiques et de métaphores guerrières. Le disque explore la quête de connaissance d’Odin (le sacrifice d’un œil pour accéder à la sagesse, la surveillance des neuf mondes par ses corbeaux), des mythes fondateurs comme la création de l’hydromel poétique dans le sang de Kvasir, jusqu’à l’inévitable déclin vers l’obscurité du Ragnarök.

Au-delà du folklore nordique, le groupe aborde des thèmes universels : la résilience face à la peur, la fraternité, la quête d’indépendance et la capacité à surmonter ses démons intérieurs pour s’élever face à l’adversité.

Faut-il céder à l’appel de l’Allfather ?

Alors, qu’en penser au final ? Amon Amarth ne cherchera jamais à surprendre les sceptiques. Le groupe fait ce qu’il sait faire de mieux : fabriquer une musique puissante, accessible et taillée pour embarquer l’auditeur. Si vous cherchiez une révolution musicale, vous pouvez passer votre chemin. En revanche, si vous cherchez un album efficace, solide et inspiré, cet Allfather saura vous réveiller sans problème.

Si cet album vous a plu, écoutez-le encore, s’il ne vous a pas plu, écoutez-le plus fort!

 

Amon-Amarth - -The-Allfather-Awakens-Tour-2026

 

Tracklist  The Allfather Awakens :

  1. Gjallarhorn (05:13)
  2. Eight Legs of Thunder (04:21)
  3. Kvasir’s Blood (04:26)
  4. We Rule the Waves (03:51)
  5. Upphaf (04:32)
  6. Die With a War Cry (03:29)
  7. Raven God (04:30)
  8. The Allfather Awakes (04:35)
  9. Oden’s Hunt (04:24)
  10. Ascending Like an Eagle (06:44)

Durée totale : 46:05

Lineup :

  • Johan Hegg — Chant
  • Olavi Mikkonen — Guitare
  • Johan Söderberg — Guitare
  • Ted Lundström — Basse
  • Jocke Wallgren — Batterie

Discographie :

  • Once Sent from the Golden Hall (1998)
  • The Avenger (1999)
  • The Crusher (2001)
  • Versus the World (2002)
  • Fate of Norns (2004)
  • With Oden on Our Side (2006)
  • Twilight of the Thunder God (2008)
  • Surtur Rising (2011)
  • Deceiver of the Gods (2013)
  • Jomsviking (2016)
  • Berserker (2019)
  • The Great Heathen Army (2022)
  • The Allfather Awakens (2026)

 

Retrouver Amon Amarth sur la toile:

https://www.facebook.com/amonamarth

https://x.com/amonamarthband

https://www.instagram.com/amonamarth/

 

Joe réagissais au clip de Gjallarhorn ici: https://loudtv.net/news/amon-amarth-nouvel-album-the-allfather-awakens/

 

 

 

Ma note : 

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