ZORNHEYM –DESCENDING INTO MADNESS– Bienvenue chez les fous

Quand le coup de cœur fait sauter la deadline
On m’a dit :
« Hey Amália, ça te dit de faire la chronique du prochain album de Zornheym qui sort le vendredi 2 octobre 2026 ? »
« Zornheym ? Connais pas, c’est quoi ? »
« C’est du metal symphonique, teinté de heavy et de death mélodique ! »
« Wouah ! Tout ça ? Allez, je suis chaude ! »
Je clique sur play… La vache, c’est symphonique, on ne m’avait pas menti ! Peut-être un peu trop pour moi au premier abord ? Allez, ce n’est pas grave, j’écoute.
Je me bouffe l’album une fois, deux fois… À la troisième écoute, je connais déjà les morceaux par cœur et je commence à chanter. Quatrième écoute : c’est bon, je suis fan, j’adore ! Tout !
Du coup, je passe mon temps à écouter l’album en boucle et j’en oublie de rédiger ma chronique. L’album sort aujourd’hui, il faut vraiment que je m’y mette !
Bienvenue à l’asile de Zornheim
Si le nom du groupe ne vous dit rien, rattrapons le temps perdu. Zornheym est le projet du Suédois Zorn (ex-Dark Funeral). Son ambition n’était pas seulement de monter un groupe de metal de plus, mais d’imprimer une vraie vision conceptuelle en fusionnant musique, narration et visuels sombres. Pour ce faire, il s’accompagne de Scucca (ex-Encrowned) à la guitare et aux chœurs, Qual arrivé récemment derrière les fûts (ex-Morifade) et Bendler, chanteur connu pour sa polyvalence vocale.
Ici, chaque album se déroule entre les murs du même endroit : l’asile psychiatrique Zornheim. L’établissement devient le personnage central et chaque sortie explore une période sinistre de son histoire.
Après Where Hatred Dwells and Darkness Reigns en 2017 et The Zornheim Sleep Experiment en 2021, la formation rempile avec un troisième opus intitulé Descending Into Madness. Côté scénario, cet album fonctionne comme une préquelle. Il nous ramène aux origines de l’asile, à cette époque trouble où la frontière entre la démence des patients et celle des médecins est particulièrement floue.
D’ailleurs, au sujet de cette intrigue centrale, le groupe précise à propos du titre The Funeral March
« La chorale incarne les personnes en deuil et les porteurs du cercueil qui déplorent le destin tragique de l’épouse bien-aimée du Dr Bettelheim tout au long de son dernier voyage. Sur le plan textuel, le morceau marque le moment décisif de la descente dans la folie du Dr Bettelheim, lorsque le chagrin, la culpabilité et le désespoir finissent par le submerger totalement. »

Une pochette qui pose le décor
Dominée par un bleu nuit très sombre, l’illustration s’apparente à une couverture de roman gothique ou de bande dessinée d’épouvante.
On pourrait se dire que c’est un peu chargé, mais cette abondance de détails colle parfaitement à l’univers du groupe, qui décline son histoire à travers des romans graphiques et des clips conçus comme de véritables courts-métrages.
Une formule ambitieuse mais redoutablement efficace
Sur le papier, mêler des orchestrations cinématographiques, des riffs heavy et l’agressivité du death mélodique comporte toujours le risque de surcharger le morceau. Pourtant, l’album conserve une grande clarté et un impact immédiat.
Réussir à caser autant d’idées, de variations de rythme et de riffs dans un seul album sans tomber dans la caricature relève du savoir-faire artisanal. L’album enchaîne les refrains mémorables et installe une vraie ambiance sans jamais perdre son auditeur en route.
Je ne vais pas faire une analyse titre par titre tant l’album est cohérent du début à la fin. L’enchaînement des pistes est fluide et je suis personnellement rentrée très vite dans ce qu’ils avaient à me raconter.
Descending Into Madness s’avère être une excellente surprise et j’ai passé beaucoup plus de temps dessus que ce que j’avais prévu.
Du côté des fans : un enthousiasme généralisé
Il suffit de jeter un œil aux commentaires sous la vidéo de Somewhere Far Beyond pour constater l’accueil réservé au titre.
L’ambiance du clip et la performance de Bendler font l’unanimité. Beaucoup d’auditeurs soulignent d’ailleurs à quel point le groupe mérite une plus grande reconnaissance au vu de la qualité de sa production et de son travail visuel. Entre les compliments sur la dynamique du morceau et ceux qui saluent la mémoire de leur passage en France, le constat reste le même : ce mélange d’accroche mélodique et d’atmosphère horrifique fonctionne à merveille.
Comme d’habitude; Si cet album vous a plu, écoutez-le encore, s’il ne vous a pas plu, écoutez-le plus fort!
Membres du groupe :
- Zorn : Lead guitar
- Bendler : Vocals
- Scucca : Guitar & backing vocals
- Qual : Drums
Tracklist Descending Into Madness
- Prologue: From the Depths of Sêlasee
- Deus Rex
- Somewhere Far Beyond
- Deep Below
- Anneliese
- Alone in the Dark
- Gallow’s Oak
- The Funeral March
- Descending
- Come Sweet Death
- The Foreboding (CD Bonus Track)
- None For All (CD Bonus Track)
Zornheym sur la toile c’est par ici:
https://www.instagram.com/zornheym_official/
https://www.facebook.com/zornheym
https://zornheym.bandcamp.com/
Pour plus de metal symphonique, retrouvez la chronique de Lucas sur Xandria:
https://loudtv.net/chroniques/xandria-eclipse/





