Karnivool – In Verses (2026)
On vous en parlait il y a peu : Karnivool sort enfin un nouvel album, In Verses !
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Ma prose pour In Verses
La révolution n’est jamais droite ni stable,
Elle vacille, déborde, devient imprévisible.
Karnivool vit là-dedans, dans ce point de tension,
Où l’art se déséquilibre pour trouver sa raison.
De Themata à Sound Awake, fondations posées,
Le progressif moderne apprit à respirer.
Asymmetry brisait les lignes, miroir sans teint des abimes individuelles,
Numéro un certes, mais surtout qui interpelle.
Puis le silence. Long. Nécessaire.
Treize ans à ciseler l’invisible et le sincère.
Et voici In Verses, enfin délivré,
Pas un retour, mais un récit, lentement conté.
Ghost ouvre l’album comme un seuil à franchir,
Ambiance suspendue, profonde, sans frémir.
Tout est à sa place, carré sans être froid,
La musique respire, l’émotion guide le pas.
Un solo s’élève, technique mais jamais sec,
Il parle plus qu’il ne brille, il touche, il respecte.
Ici, ni la voix ni la mélodie ne dominent,
Tout s’équilibre, s’écoute, s’aligne.
Aozora glisse ensuite, ciel bleu introspectif,
D’une ambiance contemplative, presque méditative.
On flotte, on observe, on laisse venir le temps,
Comme regarder la pluie tomber lentement.
Animation pose une voix douce, calme, posée,
Qui invite à se perdre sans jamais s’imposer.
Un disque à écouter pour évacuer le trop-plein,
Ou pour se poser, seul, un verre de cognac à la main.
On traverse tout — sans jamais se perdre,
Du plus fragile au plus intense, sans heurt ni cendre.
All It Takes frappe plus fort, mais reste lié,
Jamais l’album ne rompt sa cohérence sacrée.
Comme un bon livre, chaque chapitre a son rôle,
Chaque tension nourrit l’ensemble, jamais ne l’isole.
Un léger parfum pop sur Remote Self Control,
Une respiration claire dans un monde plus dense et plus sombre.
La crainte arrive à la fin : comment l’œuvre, si bien débutée, va t-elle se clore ?
Mais Salva s’élève, et tout devient évident, beau, tel un splendor.
Pas une explosion, non… un générique de fin,
Qui laisse l’histoire résonner longtemps après le dernier refrain.
De la première note à la dernière phrase,
L’album raconte quelque chose, sans jamais se répéter, sans phrase creuse.
Une œuvre complète, immersive, presque cinématographique,
Où l’on sent planer une inspiration toolienne et organique.
In Verses n’est pas là pour impressionner,
Il est là pour accompagner, traverser, apaiser.
Un disque qui ne crie pas, mais qui reste,
Et qui, longtemps encore, continuera, nul doute, à raconter son histoire.

Line-Up de Karnivool
Ian Kenny — chant principal
Drew Goddard — guitare, chœurs
Mark Hosking — guitare, chœurs
Jon Stockman — basse, chœurs
Steve Judd — batterie
Pour suivre l’actualité du groupe : https://www.instagram.com/karnivool_official/?hl=fr





