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Not Your Mother… Fuckers (2025) – Not Your Mother

Not Your Mother… Fuckers (2025) – Not Your Mother : la chronique

Chez Loud TV, on aime bien vous faire découvrir des nouveautés et, parfois, des groupes ou artistes  émergents ! (Charles, si tu passes par là https://loudtv.net/news/rocket-rocking-chair-chronique-cvillanueva-hypno5e/) C’est aussi ça le rôle des médias, n’est ce pas ?

Alors aujourd’hui, on part en direction de Toulouse pour une découverte musicale prometteuse : Not Your Mother, qui sort son EP Not Your Mother… Fuckers.

not your mother ... fuckers
Dès les premières secondes, Not Your Mother… Fuckers donne le ton. Et, au milieu des nombreuses sorties, vous constaterez par vous-même que ce n’est pas juste un EP de plus noyé dans la masse. Si vous voyez ce que je veux dire, ce n’est pas un Doduo de plus au milieu du Parc Safari. Non non non, c’est un peu le Leveinard qu’on est content de chopper ! Donc voilà : Not Your Mother… Fuckers se démarque dans cette jungle de nouveautés. En un mot : l’EP des Toulousains est explosif.

Et si, comme moi, vous aimez faire des mélanges : le cocktail de heavy puissant et de punk décomplexé vous donnera envie de vous resservir. Not Your Mother nous rappelle que le rock, c’est avant tout une histoire de passion, de rage et de sincérité.

A la découverte de Not Your Mother… Fuckers

Avec cet EP incisif, le groupe toulousain signe un ouvrage qui impose sa personnalité. Cet EP de 5 titres capture parfaitement l’essence d’un groupe à la fois inspiré par les légendes (Motörhead, AC/DC) et par la vivacité du punk californien (on vous voit jouer au remake de Tony Hawk. Voilà pour votre accord jeu / musique, si vous en avez un peu marre de Millencolin ou de Bad Religion, de rien.)

Le son du groupe oscille entre garage crasseux qu’on adore (et qui donne envie de réécouter S&M Airlines pour du vraiment sale) et rock’n’roll frontal, un choix assumé qui peut séduire autant qu’il peut diviser. Ce côté brut, presque lo-fi par moments, donne une authenticité immédiate à l’ensemble, mais pourra désarçonner les oreilles plus habituées aux prods lisses. Pour les gens comme moi qui en ont marre du metalcore surproduit : voici votre havre auditif. Une chose est sûre : Not Your Mother ne triche pas.

Le groupe sait aussi jouer sur les dynamiques, notamment grâce à une double voix qui fonctionne à merveille. Les deux voix se répondent, s’entrelacent, parfois se confrontent, mais sans non plus que cela soit le seul marqueur vocal. Et ça fonctionne : cette complémentarité vocale apporte de la richesse aux morceaux et permet d’éviter la monotonie.

 

Deux hits sur Not Your Mother… Fuckers

Oui : à l’heure où tout le monde dit banger, moi, en bonne boomeuse que je suis, je dis encore hit. De mon écoute, deux titres ressortent particulièrement et méritent une attention particulière :

Love You My Baby est un hymne rock avec un groove irrésistible. Sa mélodie catchy, soutenue par un riff accrocheur, porte un côté plus chaleureux et accessible tout en gardant la puissance caractéristique du groupe. Le morceau dégage une énergie vibrante qui balance parfaitement entre la tendresse ironique du titre et la fougue du jeu instrumental.

Low Pressure se distingue par son atmosphère plus sombre et tendue. Le rythme y est moins rapide mais tout aussi percutant, avec une basse lourde (qu’on félicite d’ailleurs pour ses lignes parfois groovy, où la basse n’est pas juste là juste pour « faire beau », un peu à la Rancid quoi, parce qu’on adore Matt Freeman) et des guitares saturées qui créent une ambiance presque suffocante. Le chant y est plus incisif, presque menaçant, renforçant la sensation d’oppression évoquée par le titre. Ce morceau démontre la capacité du groupe à varier les intensités et à construire des ambiances nuancées malgré leur style brutal.

Pari réussi pour le premier EP de Not Your Mother 

Vous l’aurez pigé, en ce qui me concerne, c’est un pari réussi : la production est claire, elle met en valeur chaque instrument, laissant respirer la puissance et la dynamique du groupe.

Et si cet EP sonne déjà comme une décharge d’adrénaline en studio, on imagine sans mal la claque que ça doit être en live : entre la double voix, l’attitude garage et la rythmique nerveuse, la scène semble être leur terrain naturel.

Not Your Mother… Fuckers est donc une réussite pour ce jeune groupe toulousain (j’ai pas écrit groupe de jeunes toulousains hein) qui s’affirme avec conviction sur la scène rock. Il promet un avenir intéressant, que l’on suivra avec attention.

Bien sur, tout n’est pas parfait. Comme indiqué, le son un peu garage pourra dérouter quelques auditeurs habitués des sons lisses qui glissent sur les oreilles. Et promis : on est loin du son cracra de Beer Bong de NOFX. Certains attendront peut-être aussi THE track qui marque l’identité de Not Your Mother. Enfin, sur certains titres comme Down The Road, un petit break ou deux de batterie auraient peut-être donné plus de punch à l’intro. M’enfin, à ce stade, c’est vraiment chipoter, vous l’aurez compris.

En somme : Not Your Mother… Fuckers laisse présager un futur très prometteur au groupe. Il y a déjà une identité forte, une envie d’en découdre et suffisamment de relief dans les compos pour donner envie d’en entendre plus très vite.

Tracklist de l’EP Not Your Mother… Fuckers :

01. Down the Road
02. You got it
03. Love u my Baby
04. Low Pressure
05. Just as fucked

Line-up de Not Your Mother

not your mother

Loup : guitare / chant lead
Elodie : batterie
Pierre : basse / chant
Marc : guitare

Bandcamp du groupe : https://notyourmother1.bandcamp.com/album/not-your-mother-fuckers-ep

Ma note : 

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