Aller au contenu

PARADISE LOST au sommet de son art avec Ascension

Paradise_Lost_credit_Ville_Jurrikkala
Paradise_Lost_credit_Ville_Jurrikkala

PARADISE LOST au sommet de son art avec Ascension

Que de chemin parcouru par le groupe de Halifax depuis 1988. Le groupe de doom metal est passé à travers ses quasi 40 ans de carrière par 50 nuances de gris, dessinant son portrait par du metal gothique au début avec notamment Gothic en 1991, du soft fin des années 90, debut des années 2000 (Believe in Nothing en 2001),  jusqu’à du death metal avec Medusa en 2017. Mais ce que l’on préfère chez ce groupe devenu culte, c’est l’entre deux avec des albums extraordinaires tels que Draconian Times en 1995 et les exceptionnels Faith divide us, death unites us (2009) et Tragic Idol (2012).

Quand les Anglais mélangent en effet les genres entre doom et death metal, on tutoie le bonheur, s’il est possible en écoutant une musique aussi sombre … Paradise Lost revient donc en 2025 avec Ascension, leur 17eme offrande. Dès les premiers singles sortis il y a quelques semaines, les fans ne manquaient pas de noter un excellent cru dès les premières notes. Quid donc de ce nouvel opus ?

Rentrons dans le vif du sujet !

Une intro solennelle, puis un rythme soutenu, une voix de Nick Holmes death metal, et toujours ce son de guitare de dingues de la part de Greg Mackintosh sur Serpent on the cross, des arpèges au superbe solo en milieu de morceau. Paradise Lost met la barre haute avec ce premier titre avec ce rythme qui redescend rapidement pour une atmosphere « miserable » comme Nick Holmes aime décrire sa musique.

« Miserable » possède plusieurs significations en anglais : miserable, mais aussi triste, malheureux. Rythme toujours aussi lourd sur Tyrants Serenade mais cette fois avec de superbes voix claires sur les couplets et des voix death sur le refrain. Une formidable symbiose dans le groupe, et un parfait résumé de ce que les Anglais sont capables de réaliser en terme d’esthétique.

Les voix sur cet album sont aussi bien claires que death metal et prouvent l’incroyable evolution de Nick Holmes au chant depuis le début de sa carrière. L’album contient aussi de superbes voix féminines (Heather, femme de Greg Mackintosh) notamment sur Lay a wreath upon the world, prouvant la volonté du groupe de diversifier chaque chanson. Et c’est bien dans cette dualité de chants que Paradise Lost se hisse au sommet de son art.

Une beauté mêlée à un sentiment de désespoir. Une chape de plomb au dessus de nos têtes en permanenceLoud tv

Une beauté mêlée à un sentiment de désespoir. Une chape de plomb au dessus de nos têtes en permanence avec le titre Salvation (Edgard Alan Poe mood avec ses ambiances de clocher et de croassements) pour repartir sur un rythme un peu plus soutenu sur Silence like the grave.

Car il y a bien un endroit où nous sommes tous égaux, quel que soit notre rang dans la société : 6 pieds sous terre ! D’où l’utilisation sur la pochette de la peinture « Court of death » de l’Anglais George Frederic Watts (1817-1904). Riche où pauvre, jeune où vieux, nous sommes enfin tous égaux face à notre trépas, notre ascension. A ce titre, Nick Holmes nous explique le titre et les paroles de l’album :

« Le titre de l’album s’inspire de la croyance en l’ascension vers un monde meilleur, dans la fiction, de la Terre au Ciel, et de toutes les exigences qui vont avec », explique-t-il. « Dans la vraie vie, les gens aspirent souvent à un monde meilleur dès la naissance, à devenir une meilleure personne, même si la seule récompense est la mort. »

« Les paroles évoquent tout ce que la vie nous réserve », poursuit-il. « Ce n’est jamais prévisible, et malgré cela, cela peut aussi être terrifiant. La façon dont les gens font face à la mort, les piliers auquels ils s’accrochent et la façon dont leur état mental est affecté par les changements de vie sont toujours fascinants. »

Une production de qualité signée Gregor Mackintosh

On n’est jamais mieux servi que par soi même. C’est ce qu’a dû se dire le guitariste de Paradise Lost qui a enregistré les guitares et basses au Black Planet studios dans l’Est du Yorkshire. Dès les premières notes on reconnait la pate de Greg Mackintosh. Et c’est que l’on retiendra dans plusieurs décennies, c’est ce son de guitares si atypique des Anglais, ses arpèges même si l’on peut se surprendre à écouter de superbes guitares acoustiques sur Lay a wreath upon the world où sur Savage Days. Le chant et la batterie ont été quant à eux enregistrés au NBS et Wasteland studios en Suède !

Du Doom à l’infini …

On ne peut pas être plus doom que le titre Diluvium, super lent dans sa première partie de morceau pour accélérer le pas et entendre une double pédale en fond.Une production chaude pour un art froid … L’art du contraste chez Paradise Lost comme sur le dernier morceau The Precipice avec ses nappes de piano, et ce superbe solo de Greg pour finir cet album en beauté.

Paradise Lost a une fois de plus écrit un excellent album donnant ses lettres de noblesse au doom metal et permettant au groupe de gravir un nouvel échelon. On retiendra donc des titres de toute beauté que l’on aura envie de contempler sur scène pour un tournée que l’on attend avec impatience …

Paradise lost ascension album artwork
Paradise lost ascension album artwork

Paradise Lost – Ascension

Sortie : 

Liste des pistes :

  1. Serpent On The Cross
  2. Tyrants Serenade
  3. Salvation
  4. Silence Like The Grave
  5. Lay A Wreath Upon The World
  6. Diluvium
  7. Savage Days
  8. Sirens
  9. Deceivers
  10. The Precipice
  11. This Stark Town (Bonus Track)
  12. A Life Unknown (Bonus Track)

Paradise Lost line up

  • Nick Holmes – chant (depuis 1988)
  • Greg Mackintosh – guitares (depuis 1988)
  • Aaron Aedy – guitares (depuis 1988)
  • Steve Edmonson – basse (depuis 1988)
  • Jeff Singer (2004-2008 et depuis 2025)

Tous les détails sur le nouvel album sont ici :

https://loudtv.net/news/paradise-lost-nouveau-single/

Facebook du groupe :

https://www.facebook.com/paradiselostofficial

Ma note : 

Partager cet article

Nos dernier articles

Cachemire à l'Olympia

CACHEMIRE annonce son Olympia.

Cachemire à l’Olympia ! Après avoir enflammé la Mainstage du Hellfest et affiché complet au Stereolux, à La Maroquinerie puis à La Cigale, le groupe continue son ascension et s’attaque désormais

Lire la suite »

Abonnez-vous à notre Newsletter

Recevez nos informations directement dans votre boîte mail. Leur nombre est limité. Vous, comme nous, n’aimons pas les mails intrusifs.