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September Again : Seven Years, la chronique (2025)

September Again : Seven Years, la chronique (2025)

september again

September Again : un groupe made in Haute-Savoie

Avec Seven Years, September Again signe un troisième album tout en émotion et en intensité, qui confirme tout le potentiel des Hauts-Savoyards. Personnellement, à l’écoute, j’ai eu l’impression que l’opus était pensé comme un parcours émotionnel, presque cyclique. Seven Years explore les failles, les tensions et les illusions qui accompagnent le temps qui passe.

Pour ce troisième album, September Again a également fait le choix d’une stratégie de sortie singulière et réfléchie : dévoiler Seven Years morceau par morceau, clip par clip, laissant à chaque titre le temps d’exister, de respirer et de trouver son public.

Une démarche à contre-courant des sorties expéditives, qui renforce la dimension narrative du projet. Chaque morceau s’accompagne de clips très professionnels, soignés, cohérents visuellement, pensés comme de véritables extensions de l’univers du groupe, et qui témoignent d’un vrai sens de l’image et d’une exigence artistique globale. Ces sorties ont, je trouve, permis un accompagnement de l’auditeur et ont renforcé le storytelling de Seven Years.

Démonstration musicale pour September Again

Musicalement, Seven Years témoigne de la capacité de September Again à embrasser une grande variété d’influences sans jamais perdre son fil conducteur. Rock puissant, atmosphères plus sombres, touches électroniques et temporalités plus aériennes cohabitent, preuve d’une identité sonore pleinement assumée.

September again

Malgré la diversité des ambiances, l’album ne se disperse jamais : il avance avec une logique interne solide, presque narrative, qui donne envie d’être écoutée dans son intégralité.

La palette vocale de Loïc, particulièrement développée, joue un rôle central dans cette dynamique. Capable de naviguer entre retenue, tension et élans plus « frontaux », la voix apporte profondeur et relief à l’ensemble. Rien n’est forcé, rien n’est démonstratif : tout est au service de l’émotion et du propos.

Seven Years est également un album qui s’apprécie pleinement dans sa dimension physique. À l’heure du tout-numérique, il faut souligner la réussite du vinyle, très soigné, élégant, pensé comme un prolongement naturel de la musique. Un bel objet, qui invite à une écoute attentive et posée, presque experientielle. Un disque que l’on prend plaisir à manipuler, à faire tourner, à habiter.

Mes coups de cœur sur Seven Years

Impossible de parler de Seven Years sans évoquer sa release party au Brin de Zinc (proche de Chambéry). Une salle qui fait sens pour ce genre de projet, et qui a permis de présenter l’album en condition live.

Si je n’y étais malheureusement pas, des vidéos et retours du public (poke Axel si tu passes par là) permettent de se faire une idée de la version live, avec une autre dimension : apparemment plus frontale, plus viscérale, confirmant que Seven Years a clairement été pensé pour vivre autant sur platine que face à un public.

Côté coups de cœur personnels, difficile de passer à côté de “Distorted n Sweet”, clairement plus punchy, direct, et terriblement efficace. Un titre qui accroche immédiatement et qui synthétise bien cette capacité du groupe à marier impact et subtilité.

“Twisted” mérite également une mention particulière, notamment pour son travail vocal. La voix y adopte par moments un léger parfum à la Bring Me The Horizon, une référence que je n’apprécie pas spécialement et qui, bizarrement, n’a pas été sans me déplaire.

Enfin, “In Which I Fade” se distingue par son atmosphère plus lugubre, presque pesante, mais terriblement attachante. On adore cette ambiance sombre, renforcée par l’usage d’une voix claire en contraste, qui apporte une fragilité bienvenue et une vraie profondeur émotionnelle au morceau.

September Again

September Again : une belle découverte locale

Au-delà de l’album lui-même, Seven Years rappelle aussi une chose essentielle : le rôle d’un média est de mettre en avant les groupes de sa scène locale (BlackRain, si vous passez par là : on vous salue !)

https://loudtv.net/news/blackrain-les-premiers-details-du-nouveau-disque-orphan-of-the-light/

Et ici, on parle clairement de la Haute-Savoie. Un territoire trop souvent résumé à la raclette, aux montagnes et aux lacs (qu’on adore) mais qui ne se limite pas à une carte postale touristique.

Et cette scène existe aussi grâce à des lieux, des collectifs et des festivals qui la font vivre. Difficile de ne pas citer le Panic Fest, véritable rendez-vous pour metalheads en Auvergne-Rhône-Alpes (on en reparle très prochainement sur Loud TV).

Si j’en reviens à mes moutons… avec Seven Years, September Again livre un album sincère, authentique et emprunt de travail. Un album (et un groupe) qui méritent d’être écoutés, soutenus et partagés !

Pour suivre et soutenir September Again :  https://www.instagram.com/september_again/?hl=fr

Ma note : 

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