
Il est des musiciens dont le credo est de rester fidèle à ses racines les plus profondes. Actif depuis 2009, Dead Tree Seeds a su faire fi des difficultés inhérentes à la longévité des groupes pour arriver en 2024 avec son nouvel opus « Toxic Thoughts ». Le combo nous livre aujourd’hui, un nouvel album ancré dans la plus pure tradition d’un thrash oldschool, efficace et solide.
Bonjour Dead Tree Seeds, vous avez sorti votre nouvel opus « Toxic Thoughts » le 19 avril, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
François : le groupe a été fondé en 2009. Alex, le batteur est le seul membre originel du groupe, Sidi le bassiste est arrivé en 2014, et moi le guitariste en 2019. Premier album en 2013, deuxième « Push The Button » et un EP « Back To The Seeds » en 2022 et maintenant « Toxic Thoughts »
Ce qui frappe d’emblée, c’est le turn over qui a existé dans le groupe, comment l’avez-vous géré au fil du temps et comment ces changements de line-up ont nourri votre histoire et votre musique ?
François : cela a été difficile au départ. Mais je suis arrivé dans une équipe stable. Même si notre ancien chanteur Frank Vortex, reparti vivre en Italie, a été remplacé par Frank Le Hard. Ce dernier a fait un travail titanesque pour que l’album soit prêt à temps.
Tous ces changements sont inhérents à la vie et à la longévité d’un groupe ?
Sidi : c’est effectivement l’histoire de nombreux groupes. Malgré tous ces aléas, on a toujours continué à travailler que ce soit les compos ou les lives. Alexandre (batteur) Aurélien (guitariste) et moi sommes là depuis un petit moment ce qui donne une structure de base saine et rigoureuse renforcée par l’arrivée de François et de Frank.
Comment se passe le processus de création chez vous, qui écrit, qui compose ?
François : c’est Aurélien qui compose la majorité des morceaux, même si j’ai pu apporter pas mal d’idée cette fois ci. Il enregistre les démos de ses riffs, il nous les envoie les fichiers via Guitar Pro, on corrige et on restructure les morceaux tous les cinq, c’est un travail collectif.
A quoi fait référence le titre de l’album « Toxic Thoughts » ?
Sidi : on aborde toutes les pensées négatives qu’une personne pourrait avoir. On s’inspire de l’actualité, et de ce qu’il y a autour de nous.
François : contrairement à l’album précédent qui pouvait être « politique », cette fois ci, on aborde la nature humaine et ses mauvais côtés. Que ce soit la destruction de l’homme par ses addictions, mais également l’histoire de l’humanité en se posant la question : sommes-nous prêts à nous servir des leçons du passé ?
Vous officiez dans un Thrash Old School. Est-ce important pour vous de garder cette identité ?
Sidi : on a notre façon de faire et de composer. On ne se pose pas du tout la question, et on n’essaye absolument pas d’être old school. Mais il est vrai que nos influences sont assez prononcées. Nos racines vont de Slayer, Kréator, Testament, Exodus …
François : ce n’est pas notre volonté et ce serait présomptueux de dire qu’on crée quelque chose. En plus, je n’aime pas cette définition de thrash old school, pour moi c’est simplement du thrash et c’est ce qui nous fait vibrer ! Mais c’est vrai qu’on le fait tel que le faisaient ces gars-là, il y a 30 ans.
On va parler de Compedium ce morceau instru et assez inattendu, avec cette partie « ballade ».
François : Aurélien qui l’a composé, ne voyait pas du chant sur ce morceau. Il nous a soumis l’idée, qui nous a plu, d’en faire un instrumental. A la place de mettre des paroles, on a décidé de mettre des solos. Aurélien était en contact avec Ol Drake du groupe Evile, qui a fait un solo (il a également une chaine You tube). Il y a également Brad HALL, un guitariste britannique et youtubeur et Guillaume JOCKEY guitariste français du groupe FURIES.
Sidi : on essaye de faire « à la Metallica », c’est-à-dire avoir un morceau instrumental sur nos albums et on en avait déjà un sur « Push The Button ». Comme on ne voyait vraiment pas de paroles sur celui-ci et on s’est dit : autant faire des soli à donf ! (rires)
Je trouve que « The Nameless Soldier » sonne très Metallica.
Sidi : qui fait partie de nos premières influences, ainsi que les groupes dont on a déjà parlé. Cela se ressent peut être dans nos compos.
Parlons de vos clips. ( Toxic Thoughts et Pure Hate)
François : on s’est aperçu qu’il y avait ce côté « cinéma » en tournant Toxic Thought» ; quand le personnage central vient s’approvisionner en substances illicites. On a trouvé cool de faire le deuxième avec ce côté plus narratif et moins de moment où on nous voit en live.
Sidi : on fait plus les acteurs, mais à la hauteur de nos capacité. Stéphane, qui a réalisé le clip et qui est un copain d’enfance, voulait nous faire sortir de notre zone de confort pour faire quelque chose de vraiment différent. On a travaillé le scénario pour aboutir à ce clip.
Une autre chose qui m’a frappée, c’est l’importance du live chez vous et les nombreux concerts que vous avez fait depuis vos débuts. Le live est-il primordial pour vous
Sidi : c’est primordial. J’aime bien faire des albums parce que c’est l’aboutissement d’un travail que l’on fait un peu chacun chez soi. Je fais de la musique pour faire du live, et nos morceaux sont composés pour la scène.
François : c’est là où les morceaux prennent tout leur sens. On est musiciens avant tout. Le travail en studio et en live ne sont pas du tout les mêmes et ce n’est pas le même plaisir.
Vous êtes chez M&O Music, comment s’est faite la rencontre avec ce label ?
Sidi : on était chez Music-Records (qui est un plus petit label) pour nos deux opus précédents. On voulait avoir une progression au niveau du travail et du son sur ce nouvel album. On était déjà en contact avec M&O Music au moment de la sortie de Back To The Seeds, mais il était plus avantageux, à ce moment-là, pour nous de rester chez Music-Records. On a repris contact avec Alexandre Saba qui a beaucoup aimé notre album et notre évolution. Il a voulu nous accompagner et ça correspondait à l’évolution qu’on voulait apporter au groupe et à la marche qu’on voulait franchir. Il nous propose des choses auxquelles on n’avait pas accès auparavant. Cela va nous permettre d’avoir une plus grande marge de progression.
Le groupe sera à retrouver au Off de Clisson, et au BLUE and BLACK Metal Fest , le 05 octobre prochain.

Retrouvez notre article à propos de l’interview précédent du groupe : https://loudtv.net/interview-video-avec-le-groupe-francais-de-thrash-dead-tree-seeds/
Retrouvez le groupe sur sa page facebook : https://www.facebook.com/DeadTreeSeedsThrash





