
Testament – Titans of Creation
Un titan du thrash moderne
Sorti le 3 avril 2020 via Nuclear Blast, Titans of Creation est le treizième album studio du groupe américain Testament, figure emblématique de la scène thrash metal de la Bay Area aux côtés de Metallica, Exodus ou encore Slayer. Près de quatre décennies après ses débuts, Testament prouve avec cet album qu’il est loin d’avoir dit son dernier mot.
Un lineup solide comme le metal
L’une des grandes forces de Titans of Creation, c’est son line-up quasi légendaire :
Chuck Billy – chant
Eric Peterson – guitare rythmique
Alex Skolnick – guitare solo
Steve DiGiorgio – basse
Gene Hoglan – batterie (avant son départ en 2022)
Ce combo réunit virtuosité, agressivité et précision chirurgicale. Le retour de Steve DiGiorgio à la basse et la performance toujours impressionnante de Gene Hoglan à la batterie apportent une puissance technique indéniable.
Un thrash sans compromis, mais pas sans nuances
L’album propose 12 titres pour environ 59 minutes de musique, mêlant thrash old-school, éléments death, et influences heavy/progressives. Dès l’ouverture avec « Children of the Next Level », on est plongé dans une ambiance apocalyptique, servie par des riffs tranchants et la voix puissante de Chuck Billy.

Titres marquants :
« Children of the Next Level » : riff implacable, thème de manipulation de masse et de secte.
« Night of the Witch » : morceau plus sombre, avec des passages growlés par Chuck Billy.
« Dream Deceiver » : plus mélodique, atmosphérique, presque heavy metal dans l’approche.
« City of Angels » : mid-tempo plus narratif, inspiré par le tueur en série Richard Ramirez.
« Code of Hammurabi » : une immersion dans la loi du talion avec une section instrumentale très technique.
Le groupe n’hésite pas à ralentir le tempo sur certains morceaux pour apporter plus de poids et de profondeur, tout en gardant une énergie constante. Les solos d’Alex Skolnick sont toujours aussi élégants et complexes, apportant un contraste raffiné au tranchant des riffs.
Production et son
La production est signée Juan Urteaga (Machine Head, Exodus), avec un mix et un mastering assurés par Andy Sneap (Judas Priest, Accept, Megadeth), deux noms bien connus dans le metal. Le son est massif, clair, mais rugueux juste ce qu’il faut pour conserver l’agressivité du style.
Réception et héritage
À sa sortie, Titans of Creation a été largement salué par la critique et les fans. L’album est perçu comme l’un des plus solides de Testament depuis The Gathering (1999) ou Dark Roots of Earth (2012). Bien que le groupe reste fidèle à ses racines thrash, il continue d’évoluer sans tomber dans la redite.
Conclusion : un titan, vraiment
Titans of Creation est une démonstration de force d’un groupe qui refuse de ralentir, même après plus de 30 ans de carrière. Testament réussit à allier brutalité, technique et sens de la composition, livrant un album qui s’impose comme un incontournable du thrash moderne.
Note : 8.5 / 10
Un album puissant, mature, et toujours aussi pertinent. Testament ne crée pas seulement des titans, ils en sont un.
Testament : l’interview video
Voici la chronique de l’album qui sort demain, qui est à coup sur l’une des meilleures sorties de 2020 à ce jour !
A mon sens, on n’a jamais assez parlé de TESTAMENT, qui pourtant fait partie des très grands du THRASH américain (la fameuse BAY AREA) et mondial depuis maintenant plus de trois décennies avec …
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