TAGADA JONES : « TOUS LES GENS SONT À FLEUR DE PEAU » — INTERVIEW EXCLUSIVE POUR LOUD TV
À l’occasion de la sortie de À fleur de peau, Loud TV a rencontré Nico, chanteur de Tagada Jones, pour évoquer ce nouvel album, les 32 ans de carrière du groupe, ses engagements, la jeunesse et les défis qui attendent le groupe sur scène.
Après avoir célébré ses 30 ans avec l’album TRNT et une tournée anniversaire, Tagada Jones ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Plus moderne, plus contrasté et parfois plus lourd que jamais, À fleur de peau témoigne de la volonté du groupe de continuer à se renouveler sans renier ses convictions.
Entre écologie, handicap, regard sur les nouvelles générations et importance du collectif, Nico nous explique la démarche qui a guidé la création de ce nouvel opus. Nous avons également évoqué les prochaines dates du groupe, la blessure de son batteur et les perspectives internationales.
Interview réalisée par Loud TV.

Un nouvel album pour ouvrir une nouvelle ère
Loud TV : Avec À fleur de peau, Tagada Jones ouvre une nouvelle ère. Après plus de 30 ans de carrière, le besoin de se renouveler et de se remettre en question reste-t-il essentiel ?
Nico (Tagada Jones) : C’est vrai que ce n’est pas toujours évident, mais nous avons toujours eu la volonté de ne pas refaire la même chose. Nous arrivions aussi à la fin d’un cycle après avoir fêté nos 30 ans. Avec TRNT, nous avons réenregistré et revisité nos anciens titres les plus marquants, puis nous avons consacré deux ans de tournée à ce concept.
Après cet anniversaire, nous nous sommes demandé ce que nous allions faire. Nous ne voulions pas simplement enchaîner les anniversaires : 31 ans, 32 ans, 33 ans… Nous avons préféré tourner la page et ouvrir un nouveau chapitre.
Nous sommes donc repartis sur un nouveau projet, un nouveau concept, une nouvelle tournée et un nouvel album. Nous n’avions pas de cahier des charges très précis. Nous avons commencé à composer et l’univers s’est construit naturellement, morceau après morceau.
Nous voulions quelque chose de moderne et de frais. Nous avons plus de 30 ans de carrière et nous n’avions pas envie de donner l’image d’un vieux groupe qui se contente de reproduire ce qu’il sait déjà faire.
Artistiquement, nous sommes allés au bout de nos idées. Lorsque nous voulions un son plus lourd, nous avons travaillé pour obtenir des riffs et une production réellement massifs. C’est probablement l’un des albums les plus lourds que nous ayons réalisés. À l’inverse, lorsque nous souhaitions quelque chose de plus léger et de plus frais, nous nous sommes laissé cette liberté.
C’est justement ce contraste qui nous a plu : cet album est beaucoup plus contrasté.

Des riffs massifs et des influences toujours assumées
Loud TV : Certains riffs sont particulièrement lourds, avec parfois des sonorités qui peuvent rappeler Sepultura. À l’inverse, le premier single, avec ses sifflements, apporte une fraîcheur assez inattendue. Ce contraste était-il volontaire ?
Nico : Oui, ce morceau est probablement celui qui s’éloigne le plus de notre univers habituel. Il aborde notamment le handicap et la différence, un sujet que je voulais traiter depuis longtemps.
Nous avons grandi dans une société où l’on avait tendance à cacher le handicap, comme si l’on devait détourner le regard. Je voulais parler de ce sujet, mais sans écrire une complainte sur le handicap.
Nous avons donc choisi de prendre le contrepied avec un morceau plus frais et plus amusant. Cette approche correspondait bien au texte que je voulais écrire sur la différence.
Finalement, cela illustre aussi ce qu’a toujours été Tagada Jones. On nous a rapidement rangés dans la catégorie punk en raison de notre engagement social et politique. Mais nous venons aussi du rock alternatif français, et nous avons toujours pioché dans le metal, le hardcore, le punk ou encore l’électro.
Nous avons toujours aimé explorer des choses différentes. Sur cet album, certains titres sont plus légers, tandis que d’autres sont beaucoup plus durs que ce que nous avons pu faire auparavant.

Un travail de production plus poussé
Loud TV : Vous avez également travaillé avec de nouveaux interlocuteurs en studio. Comment s’est déroulé ce travail sur le son ?
Nico : Mazarin est venu nous enregistrer au studio, puis Fred Duquesne s’est chargé du mixage. Fred joue également dans Mass Hysteria, ce qui correspond bien à certains des aspects les plus lourds de l’album.
Sur le précédent disque, le travail avait été réalisé aux États-Unis par Bill Stevenson, le batteur de The Descendents. Son univers est davantage associé au punk rock.
Loud TV : On a l’impression que les morceaux ont été travaillés en plusieurs étapes, avec différentes couches et beaucoup de précision. Avez-vous davantage travaillé les préproductions que d’habitude ?
Nico : Oui, je pense que nous avons fait davantage de préproduction que d’habitude.
Lorsqu’un musicien compose, il a une idée du résultat qu’il imagine dans sa tête. Mais après 30 ans de carrière, nous savons que le résultat final ne correspond pas toujours à ce que nous avions imaginé.
Nous avons parfois composé des riffs assez lourds sans parvenir à obtenir un son réellement massif. Un riff lourd joué avec un son très punk ne produit pas forcément l’effet recherché.
Cette fois, nous avions des objectifs assez précis. Nous avons donc ajouté des étapes de travail pendant les préproductions, pour affiner les compositions et le son, et ainsi obtenir le résultat que nous souhaitions.
Ultra Vomit, les influences et la liberté artistique
Loud TV : Sur le premier morceau, je trouve que ton chant et ton flow peuvent rappeler Ultra Vomit, même si les styles restent différents. Vous avez beaucoup tourné ensemble et vous vous connaissez bien. Penses-tu que cette proximité a pu influencer ta façon de chanter ?
Nico : Je n’ai pas forcément cette sensation, mais les auditeurs peuvent avoir un ressenti différent du nôtre. Il arrive que plusieurs personnes fassent le même rapprochement sans que nous l’ayons anticipé.
De toute façon, les gens que tu côtoies et la musique que tu écoutes influencent forcément ta manière de composer et le résultat final. Nous sommes tous influencés par ce qui nous entoure. Même ceux qui le refusent doivent accepter cette réalité : c’est tout à fait normal.

Un batteur blessé, mais un groupe qui continue d’avancer
Loud TV : Comment va votre batteur après sa blessure ? Et comment fait-on pour continuer à jouer lorsque l’on doit s’adapter à une situation pareille ?
Nico : Il va de mieux en mieux. Au moment où nous en parlons, cela fait environ trois semaines et il lui reste encore plusieurs mois avant de récupérer complètement l’usage de son pied droit.
Il a subi une rupture totale du tendon d’Achille. Il a pu être opéré dès le lendemain. Les médecins nous ont expliqué que son tendon était fragilisé par des calcifications et que la rupture aurait probablement fini par se produire.
Nous nous sommes alors demandé ce que nous allions faire, puisque la sortie de l’album approchait. Fallait-il contacter un autre batteur pour assurer quelques concerts ou pouvait-il envisager de jouer avec le pied gauche ?
Je lui ai posé la question. Au début, il m’a demandé un peu de temps pour réfléchir. Une heure plus tard, il est revenu me voir en me disant qu’il allait le faire.
Nous avons joué à Mennecy alors qu’il avait été opéré seulement quatre jours auparavant. C’était un véritable défi de jouer avec une jambe immobilisée et d’assurer la grosse caisse avec le pied gauche. Franchement, il a relevé le défi de manière incroyable.
Depuis, il a enchaîné plusieurs concerts et il s’améliore constamment. Au départ, nous avons dû simplifier certains passages, retirer quelques morceaux trop compliqués et raccourcir la setlist. Jouer du pied gauche demande davantage d’efforts lorsqu’on n’en a pas l’habitude.
Mais nous réintégrons progressivement des morceaux et nous rallongeons les concerts. Il s’entraîne et les choses se passent très bien.
Loud TV : L’Olympia, ce n’est pas pour tout de suite, donc cela vous laisse un peu de temps !
Nico : Exactement. Il jouera probablement encore du pied gauche à l’Olympia, car ce sera sans doute trop tôt pour retrouver toutes ses capacités avec le pied droit. Mais il aura eu deux mois ou deux mois et demi supplémentaires pour s’entraîner.
« À fleur de peau » : le reflet de notre époque
Loud TV : Revenons au titre de l’album. Pourquoi avoir choisi À fleur de peau ?
Nico : Lorsque je compose les textes, je travaille souvent en parallèle de la musique. Je cherche des phrases, des mots, puis parfois un refrain apparaît et je sens que j’ai trouvé quelque chose.
Lorsque j’ai trouvé ce refrain, je me suis dit que À fleur de peau était exactement le titre qu’il nous fallait.
Il représente l’état d’esprit général de notre époque, mais aussi notre propre sensibilité. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que tout le monde est à fleur de peau. Ce titre résume bien ce que nous voulions exprimer à travers cet album.

L’écologie : un combat toujours d’actualité
Loud TV : Le monde semble de plus en plus à fleur de peau. L’actualité, notamment sur le plan écologique, donne aussi une résonance particulière à certains de vos textes. Nous avons parfois l’impression de prendre réellement conscience de la situation, alors que nous tenions déjà les mêmes discours il y a deux ans.
Nico : C’est vrai. Nous avons aujourd’hui l’impression de prendre le changement climatique en pleine face. Avant, on parlait de prévisions ; maintenant, nous sommes confrontés à la réalité.
Pour un groupe comme le nôtre, il n’est pas toujours facile de revenir sur un sujet que nous avons déjà abordé plusieurs fois. Mais je rappelle souvent que nous avions sorti Ecowar il y a presque 25 ans.
À l’époque, nous étions presque la risée du monde punk, car parler d’écologie ne correspondait pas vraiment à l’image du sexe, de la drogue et du rock’n’roll.
Le contexte a complètement changé. Aujourd’hui, tout le monde est confronté aux conséquences du changement climatique. Ce n’est plus de la fiction, c’est un constat.
Je me suis donc dit qu’il était important de refaire un morceau sur ce sujet, même si nous l’avions déjà traité. L’objectif était de trouver un angle différent. C’est ce que nous avons fait avec Wake Up.
Lorsque je reviens sur un thème déjà abordé, j’essaie toujours de l’observer sous un autre angle pour éviter de répéter ce que j’ai déjà écrit.
Loud TV : Changer de perspective est important. Notre société manque parfois de cette capacité à regarder les choses sous plusieurs angles. Au cinéma, par exemple, une même histoire peut être racontée de différentes façons.
Nico : C’est tout à fait vrai. Nous avons vécu une expérience intéressante lorsque nous sommes partis en tournée en Russie. Nous avons joué avec un groupe russe de notre génération et passé plus d’une semaine ensemble.
Nous avons beaucoup discuté et nous nous sommes rendu compte que, sur de nombreux sujets de société et sur des événements mondiaux, nous avions parfois vécu la même chose, mais avec des perspectives totalement différentes.
Nous avions appris les événements avec un regard occidental, tandis que nos interlocuteurs les avaient abordés avec un regard russe. Nous avons confronté ce que nous avions appris à l’école et ce que nos sociétés nous avaient transmis.
Les faits pouvaient être les mêmes, mais les approches étaient très différentes. Cela montre à quel point notre environnement façonne notre perception du monde.

La jeunesse au cœur du nouvel album
Loud TV : Vous avez souvent abordé la jeunesse dans vos chansons. Pourtant, après plus de 30 ans de carrière, certains pourraient considérer que vous êtes désormais éloignés des préoccupations des jeunes générations. Comment voyez-vous les choses ?
Nico : Nous sommes justement à l’âge d’être les parents de jeunes adolescents. Certains nous disent que nous avons beaucoup chanté sur la jeunesse, mais que nous ne sommes plus vraiment jeunes.
Je leur réponds que nous n’avons jamais été aussi proches des jeunes, puisque ce sont nos enfants et leurs copains.
Je pense que la jeunesse a besoin d’un coup de pouce aujourd’hui. Elle a parfois du mal à se projeter dans l’avenir. Et nous aussi, nous avons du mal à imaginer ce que sera le monde dans dix ans.
Lorsque nous étions jeunes, nous avions davantage de repères. Nous pouvions imaginer ce que nous serions dix, vingt ou trente ans plus tard, même si la réalité ne correspondait pas toujours à nos projections.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes ont du mal à se représenter leur avenir. Cet album est aussi une manière de leur donner de l’élan, de l’enthousiasme et quelques repères pour les aider à prendre les choses en main.
Loud TV : Tu dis dans l’une de tes chansons qu’il faut écouter la jeunesse.
Nico : Je le pense réellement. La jeunesse représente la vie de demain. Il ne faut pas considérer que seules les personnes expérimentées ont le droit de s’exprimer.
On entend parfois qu’il faut écouter les sages. Mais les sages ont aussi fait beaucoup d’erreurs. Je comprends donc que les jeunes aient envie de remettre les choses en question et de réécrire l’histoire. C’est tout à fait normal.
Le message est simple : lorsque nous avançons tous dans la même direction, nous sommes capables de changer les choses.
Les jeunes ont parfois l’impression qu’ils ne peuvent pas agir sur le monde. Pourtant, ils ont déjà obtenu des changements importants. Nous le voyons notamment dans les habitudes de consommation.
Dans le domaine vestimentaire, par exemple, certains jeunes achètent moins de vêtements neufs et se tournent davantage vers le recyclage et la seconde main. Cela peut remettre en question tout un modèle économique.
Évidemment, tout n’est pas parfait. Certains achètent aussi des vêtements à bas prix importés de l’autre bout du monde. Mais lorsque des personnes changent leurs habitudes ensemble, les conséquences peuvent être immédiates.

Réseaux sociaux, jeux vidéo et identité virtuelle
Loud TV : Tu évoques aussi l’éducation des jeunes générations. Penses-tu que les réseaux sociaux et les jeux vidéo peuvent parfois les enfermer dans un monde parallèle ?
Nico : C’est indéniable. Lorsque nous étions jeunes, nous avions essentiellement notre vie réelle. Nous n’avions pas ce monde virtuel dans lequel nous pouvons aujourd’hui nous immerger pendant des heures.
Avec Internet, les réseaux sociaux et les jeux vidéo, les jeunes peuvent avoir une vie quotidienne et une vie virtuelle. Ils peuvent créer un personnage, vivre à travers lui et passer beaucoup de temps dans cet univers.
Cela ne facilite pas toujours leur construction personnelle. Certains peuvent se sentir perdus entre leur identité réelle et leur identité virtuelle, ou finir par préférer leur vie en ligne à leur vie quotidienne.
Nous avons également découvert Internet en grandissant, mais nous avions déjà construit une partie de notre identité avant son arrivée. Les jeunes générations, elles, baignent dedans depuis beaucoup plus tôt.
Je pense donc que certains peuvent avoir du mal à faire la différence entre ces deux univers.

Regarder le verre à moitié plein
Loud TV : Malgré les difficultés actuelles, essayons-nous de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ?
Nico : Je pense que nous avons changé notre façon de voir les choses au fil de notre carrière. Au début de Tagada Jones, il y a 30 ans, nous aurions probablement davantage chanté le verre à moitié vide. Aujourd’hui, nous sommes plutôt dans une démarche qui consiste à voir le verre à moitié plein.
Loud TV : Il ne faut donc pas tomber dans le discours du « c’était mieux avant ».
Nico : Exactement. Beaucoup de gens disent que c’était mieux avant, mais il y a toujours eu des choses à changer.
Le contexte actuel est évidemment très compliqué et de nombreux sujets restent préoccupants. Mais certaines réalités étaient aussi cachées auparavant, et nous n’en parlions pas.
Je ne suis donc pas convaincu que c’était forcément mieux avant. Il reste de belles choses à vivre, notamment grâce aux concerts et aux festivals.
Ce sont des moments positifs durant lesquels les gens se rencontrent, partagent des expériences et retrouvent une forme d’humanité. La musique apporte une énergie collective qui fait du bien.
Il faut essayer de développer ces moments et d’en construire davantage plutôt que de les faire disparaître.
Être un groupe établi ou débuter aujourd’hui ?
Loud TV : Après toutes ces années, est-ce plus facile ou plus difficile pour Tagada Jones de continuer à avancer dans le paysage musical actuel ?
Nico : Pour nous, c’est plus facile aujourd’hui. Nous sommes un groupe indépendant, autoproduit, qui vient complètement de l’underground.
Nous n’avons jamais eu autant de monde à nos concerts qu’aujourd’hui. Lorsque nous jouons dans une salle, la billetterie permet désormais généralement d’équilibrer les frais, ce qui n’était pas toujours le cas auparavant.
Pour un groupe qui débute, c’est beaucoup plus compliqué. Il faut construire son public et atteindre un équilibre financier.
Certains groupes peuvent donner l’impression d’être populaires parce qu’on parle beaucoup d’eux sur les réseaux sociaux ou dans la presse. Pourtant, ils ne vendent pas suffisamment de billets pour équilibrer leurs concerts. Certaines dates peuvent même être annulées.
C’est une réalité très difficile pour les groupes émergents.

Une tournée ambitieuse et de nouveaux horizons
Loud TV : Vous avez encore de belles dates à venir, notamment à l’Olympia. Comment abordez-vous cette nouvelle tournée ?
Nico : Nous avons effectivement beaucoup de concerts prévus, avec notamment une deuxième date à l’Olympia. Nous avons reçu énormément de demandes.
Nous avons annoncé une partie de la tournée 2026 et d’autres beaux rendez-vous sont en préparation. Nous sommes très contents de ce qui nous attend.
Lorsque nous composons un morceau ou que nous entrons en studio, nous imaginons toujours le moment où nous le jouerons devant le public. Nous ne composons jamais sans penser au partage avec les spectateurs.
Recevoir le disque est évidemment une étape importante, mais la véritable finalité de l’enregistrement, c’est de jouer ces titres sur scène.
Loud TV : Vous serez également présents au AutFest, dont nous sommes partenaires. C’est un festival qui grandit rapidement.
Nico : C’est une très belle réussite. C’est un petit festival qui s’est construit tout seul et qui se développe rapidement grâce à l’engagement des personnes qui le font vivre.
J’aime beaucoup voir ce genre d’histoire. Il faut aussi rappeler que de nombreux festivals ont rencontré des difficultés ces derniers temps, que ce soit à cause de la baisse des aides financières, d’une fréquentation moins importante ou des intempéries.
Certains événements vont malheureusement s’arrêter. C’est triste, mais il faut aussi garder à l’esprit que, lorsqu’un festival disparaît, d’autres plus petits peuvent naître et connaître de belles aventures.
Loud TV : Et à l’étranger ? Peut-on vous retrouver prochainement pour chanter en anglais ou en espagnol ?
Nico : Nous avons quelques projets à l’étranger pour l’année prochaine. Nous continuons notamment à prévoir des tournées au Québec, qui reste un territoire important pour nous. Ce sera probablement notre vingt-quatrième tournée là-bas.
Nous discutons également depuis plusieurs années d’un retour au Japon. Normalement, nous devrions aussi y retourner l’année prochaine.
Il y aura quelques autres dates à l’étranger, même si la grande majorité de nos concerts reste en France. Nous tournons un peu moins à l’international qu’il y a quelques années.
Loud TV : Vous êtes bien installés, mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers !
Nico : C’est vrai. Nous aimons toujours découvrir de nouvelles choses, de nouveaux pays et de nouvelles cultures. C’est passionnant.
Et il n’est pas nécessaire de partir très loin pour faire des découvertes. Même en France, beaucoup de gens ne connaissent pas l’ensemble du territoire.
Après toutes ces années de tournée, j’ai eu l’occasion de beaucoup voyager. J’aime encore prendre un ou deux jours pour m’arrêter dans des endroits où je ne serais probablement jamais allé en vacances. On découvre alors des lieux extraordinaires.
Et trente ans de plus ?
Loud TV : En tout cas, que du bon pour Tagada Jones !
Nico : Merci !
Loud TV : Alors, on signe pour trente ans supplémentaires ?
Nico : Oui, bon, je signe !
À retrouver sur Loud TV
Retrouvez notre interview vidéo de Nico, chanteur de Tagada Jones, pour découvrir les coulisses de À fleur de peau, les réflexions qui ont nourri sa création et les projets du groupe ici en video :
Tous les détails sur l’album et le 1er single Hors Normes à lire ici :
https://loudtv.net/news/tagada-jones-hors-normes-celebre-les-differences/

Toutes les dates de TAGADA JONES : https://www.tagadajones.com/new/
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