Le groupe « Blooming Discord » nous parle de son premier album

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Blooming Discord

Blooming Discord

 

Marseille, ville cosmopolite s’il en est,  au carrefour de la Méditerranée est riche d’Histoire (la petite ou la grande), de diversité, de beaucoup de clichés et  de fantasmes. Capable du pire comme du meilleur, c’est une ville qui compte une scène musicale abondante et variée où chacun peut trouver son bonheur. Le mien a été d’interviewer deux musiciens de Blooming Discord, qui ont su partager avec moi leur enthousiasme, leur accent chantant et leur bonheur de faire de la musique.

Bonjour Blooming Discord, vous sortez votre premier album « Memories From The Future » pouvez-vous vous présenter et présenter le groupe ?

Vincent : je suis le guitariste rythmique et Antony est notre bassiste. Le groupe a été créé en 2015. Notre premier batteur, Seb Papillon,  est parti après notre premier EP, il a été remplacé par Seb Lantelme. On joue un metal des années 2000 modernisé, avec un côté catchy, familial et très festif.

Anthony: Le live est très important pour nous. C’est pourquoi, on revisite certains de nos morceaux pour les concerts. Cela nous permet d’avoir des interactions avec notre public qui apprécie beaucoup ce concept.

Vincent : On veut faire participer les gens, faire de vraies fêtes. D’ailleurs on appelle la « Blooming Family » tous ces gens qui nous suivent et interagissent avec nous sur scène.

On peut donc dire que vous composer en fonction de la scène ?

 Vincent : oui, on a composé cet album en pensant à ce que ça donnerait en live, en essayant d’être plus simples et efficaces. On rajoute même certains passages en concerts pour avoir un vrai show.

Vous avez une vision assez collective de la vie du groupe et de la création. Comment ça se passe ?

 Anthony : on travaille à partir d’une structure sur laquelle chacun apporte « sa patte » et ses différentes influences. Cela donne effectivement un résultat très collectif, et nous permet de mieux nous approprier le morceau pour la scène.

Vincent : Karim (le chanteur NDLR) s’occupe des paroles à 99 % ainsi que de la composition. Notre force est de se penser, de travailler tous ensemble et de se mourir mutuellement. Pour nous, un morceau composé par un seul membre serait moins bien que si tout le monde peut y mettre son « grain de sel » !

Puisqu’on en parle, quelles sont vos influences ?

 Vincent : on n’a plus du tout les mêmes influences qu’à nos débuts ! (rires). Je ne suis plus trop fan d’Avenged Sevenfold, Stone Sour par exemple, mais plus de Bring Me The Horizon, While She Sleep…

Anthony : pour moi, Bear Tooth… Mais avant de jouer dans le groupe, j’étais DJ et je n’écoutais pas de metal ! (rires). Je suis passé de la techtonik au metal ! (rires) Mais j’ai appris à apprécier (rires). Quant à Karim, il est plus « grunge », Seb est plus « rock ».

Cet album parle d’amour, d’amitié, de spiritualité et de progrès, mais également du vide étourdissant et de libération. Qu’avez-vous voulu dire ?

Vincent : Karim, qui est quelqu’un de très réfléchi, très philosophe, compose 90 % de nos textes.  Il faut savoir qu’au départ l’album a été composé pour la réalisation d’un documentaire ! Il parlait d’une ancienne imprimerie marseillaise qui allait faire faillite à cause de la mondialisation. Nos textes sont basés sur cette globalisation, qui laisse de côté beaucoup de choses qui peuvent sembler être de moindre « valeur » mais qu’il faut défendre quand même.  Néanmoins,  on parle aussi d’amour, de la vie…

L’imprimerie a été importante dans l’histoire de la diffusion de la culture car elle a permis de démocratiser le savoir et la littérature. De plus c’est un support physique qui a le mérite de perdurer par rapport à beaucoup de moyens de diffusion actuels. 

Anthony : oui et c’est la même chose pour le CD. Peu de personnes continuent à acheter ! Alors que l’objet physique est important et on le voit avec le retour en force du vinyle qui devient un objet collector.

Vincent : il y a de moins en moins de possesseurs de lecteur CD, parce qu’on n’en a plus besoin pour écouter de la musique. Cependant,  certaines personnes continuent d’acheter des albums et  aiment bien les faire dédicacer lors de nos concerts.

 

 

J’aime beaucoup le pitch de votre clip « Larch » : rendre hommage aux acteurs de la scène metal marseillaise ! Il y a du beau monde dans ce clip !

Vincent : absolument, on voulait montrer qu’on n’est pas tout seul et qu’on est un groupe, une équipe, la « Metal Crew Marseille ». Même si on n’a pas pu avoir tout le monde, beaucoup ont répondu présents, et on était super contents d’avoir pu les réunir pour ce super moment et ce super clip.

Vous avez enregistré chez Homeless Studio (le studio de Landmvrks) racontez-nous cette expérience.

Vincent : il monte vraiment en puissance depuis la sortie de leur dernier album, « Lost In A Wave ». En ce qui concerne l’enregistrement proprement dit, on avait quand même beaucoup travaillé les pré-prod, ce qui fait qu’on n’a pas modifié grand chose sur place. Mais, on est très content d’avoir enregistré avec Flo, et ravis du résultat.

Anthony : on voulait surtout moderniser notre son, tout en gardant ce son d’ampli. De plus, il est de Marseille, c’était donc évident d’enregistré avec lui ! D’autant que l’ambiance était super cool !

 

Memories From The Future
Memories From The Future

L’artwork est magnifique, quel en est l’auteur et quel est votre message ?

Anthony : c’est Kévin Cavigioli qui a réalisé notre clip « Inner Evil » extrait de notre deuxième EP. On avait trouvé son travail incroyable et c’était évident pour nous de retravailler avec lui.  On voulait un contraste de couleur entre la luminosité du tableau et le noir qui l’environne. On a l’impression que l’enfant se fait absorber, on ne sait pas s’il a peur, s’il est fasciné….

Vincent : on voulait mettre l’accent sur nos paradoxes à travers cet artwork : le nom du groupe : « La Discorde Florissante », le nom de l’album « Mémoires du Futur » ça donne cet enfant qui regarde un tableau super lumineux, alors que tout est noir autour de lui.

Anthony : il y a aussi un paradoxe entre nos textes et notre musique qui est plutôt joyeuse, comme dans « Latch ».

Vous avez réussi votre crowdfunding est-ce un gage d’indépendance ou une façon d’impliquer votre fan base ?

Vincent : Nous sommes auto produits et les sous partent vite (rires). C’était donc le moyen d’avoir les fonds nécessaires pour pouvoir faire ce qu’on voulait et d’être également aidé par notre communauté, la « Blooming Family ». Sans eux il n’y aurait pas de groupe et il faut aussi les en remercier.  C’est le moyen pour eux de nous soutenir. On a dépassé le plafond et cela nous a permis de sortir du nouveau merch, d’enregistrer notre album chez Landmvrks, de faire des clips…

Comment allez-vous défendre cet album ?

Vincent : on jouera le 23 mars avec Scarlean, Mulifari et Rising All Star pour le MetalCrew Festival à Avignon, le 29 à Marseille au Jas Rod,  on aura deux dates en Italie à Bologne et Milan en mai. Le 31 mai on jouera à La Rochelle pour le Warm Up du Metaldays qui nous permettra peut être d’être sélectionnés pour pouvoir y participer en 2025.

On va croiser les doigts !

Retrouver le groupe sur sa page facebook : https://www.facebook.com/bloomingdiscord

Retrouver notre article à propos de Landmvrks : https://loudtv.net/landmvrks-poursuit-son-ascension-vertigineuse/

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