
JINJER Live Report Bikini 4 fevrier 2026
La tournée européenne 2026 de JINJER dans le cadre de la promotion de leur nouvel album DUÉL sorti l’année dernière, était attendu de pied ferme depuis de longs mois par les fans français qui bénéficient de 3 dates évènements, respectivement à Paris, Lyon et Toulouse.
En effet la dernière fois que JINJER s’est produit en tête d’affiche sur le vieux continent remonte à 6 ans, dans des salles beaucoup plus petites et dans un relatif anonymat.
Depuis 2019, la carrière de JINJER a avancé à pas de géants entre albums acclamés par la critique et le public et des tournées intensives à travers le globe, le propulsant d’outsider à sensation incontournable de la scène metal moderne.
Après un concert devant 400 personnes dans la salle du REX le 8 décembre 2019 c’est dans un BIKINI de 1500 places plein à craquer, que la Ville Rose accueille JINJER en ce 4 février 2026, preuve de la montée en puissance fulgurante du combo Ukrainien ces dernières années.
Etant resté sur leur faim 3 ans plutôt après l’excellente, mais bien trop brève, prestation de JINJER en première partie de BULLET MY VALENTINE dans cette même salle, les Toulousains, conquis d’avance, trépignent d’impatience et sont prêt à en découdre.
TEXTURES : le retour des Neerlandais

C’est donc le retour des Hollandais en tournée avec leur metal progressif aerien. Le groupe a livré une performance aérienne et techniquement irréprochable.
Les compositions, d’une grande finesse rythmique, ont parfaitement mis en valeur leur metal progressif sophistiqué.
Le son, précis et équilibré, soulignait un professionnalisme évident sur scène.
Reste pourtant une légère retenue dans l’énergie, comme si l’émotion peinait parfois à pleinement décoller.
Une prestation de qualité, maîtrisée, mais qui aurait gagné à être plus habitée.
UNPROCESSED : belle surprise pour un groupe inconnu en France

À Toulouse, Unprocessed a créé la surprise en s’imposant avec assurance après Textures, malgré une notoriété encore discrète en France.
Portée par de superbes lumières bleutées, la performance dévoilait un metal progressif plus agressif, oscillant entre technicité à la Cynic et fulgurances proches du deathcore.
Le groupe a démontré une vraie maturité scénique, alternant précision chirurgicale et passages plus bruts.
Les titres issus du nouvel album Angel, sorti en octobre 2025, ont particulièrement marqué les esprits par leur richesse et leur impact.
Un set intense et prometteur, prouvant qu’Unprocessed mérite une écoute attentive.
JINJER : les Ukrainiens en mode rouleau compresseur

C’est donc à 21H15 que les 4 membres de JINJER sur fond d’un prologue musical débarquent sur les planches du BIKINI et s’installe calmement derrière leurs instruments, les uns après les autres, sous les acclamations de la foule.
Ce sont trois chansons du nouvel album qui sont assénés d’entrée de jeu, avec le morceau titre DUEL, GREEN SERPENT et FAST DRAW, rouleaux compresseur très efficaces mais qui laissent le public plutôt circonspect en cette entame de set.
Peut être que l’ouverture du show par ces morceaux complexes et moins connus des fans n’était pas la meilleure idée pour capter l’attention et faire monter la mayonnaise.
JINJER enchaine ensuite avec les excellents VORTEX et DISCLOSURE ! issus du plus populaire WALLFLOWERS, avant deux nouveaux extraits du nouvel album, les très bon TANTRUM et KAFKA, entrecoupés du classique TEACHER TEACHER qui fait bien réagir la foule.
Le son est limpide et puissant a faire trembler les murs, chaque instruments est parfaitement à sa place et c’est un plaisir d’entendre l’irrésistible groove metal technique de JINJER, au taquet musicalement, dans de telles conditions sonore.
Mais le concert peine cependant à décoller, JINJER étant vraiment trop statique et assurant tout juste le minimum syndical ce soir, plombé par un une scénographie des plus minimalistes et un écran vidéo souvent hideux et hors de propos, desservant la prestation alors qu’un simple backdrop aurait fait le job.
La superbe chanteuse Tatiana Shmayluk , coqueluche de JINJER, très (trop ?) mise en avant et captivant toute l’attention, tout de blanc vêtu dans sa robe en dentelle et ses talons aiguilles, livre une prestation vocale de haute volée à défaut d’être dynamique.
Capitalisant visiblement désormais plus sur son charisme et sa plastique pour faire chavirer les foules, sa fougue et son énergie Hardcore d’antan semble de lointains souvenirs même si son nouveau jeu de scène, tout en sensibilité féminine, a mille lieux de la vulgarité d’une Courtney Laplante par exemple, est plutôt bien mené et très agréable à regarder.
Entouré de ses acolytes Roman Ibramkhalilov à la guitare, et de la machine Eugene Abdukhanov à la basse, effacés et inexistants , occupant chacun un côté de la scène qu’ils ne quitteront pas de la soirée, la charismatique frontwoman essaye de donner le change.
Entre déambulations, déhanchements lascifs et sourires forcés, la vocaliste, visiblement gênée par des problèmes techniques, communique très peu avec le public et quitte la scène à plusieurs reprise entre les morceaux.
Vladislav Ulasevish, batteur émérite, quand à lui, est égal à lui même et délivre un set impeccable.
Un regain d’énergie et d’enthousiasme se fait sentir des deux côtés de la scène sur un JUDGEMENT( and PUNISHEMENT) enlevé et réjouissant qui est toujours un grand moment en live, avant un sixième (!!) extrait de DUEL avec le déstructuré HEDONIST.
Les wall of death et les pogo s’enchainent sur les populaires I SPEAK ASTRONOMY et PERENNIAL avant deux nouveaux morceaux de DUEL, SOMEONE’S DAUGHTER et ROGUE.
Avec 8 titres sur 11 de l’album DUÉL interprétés ce soir, on ne peut pas reprocher à JINJER de faire dans la facilité, et c’est une excellente chose de mettre ainsi son nouveau répertoire en exergue, surtout quand il est de cette qualité.
L’incontournable PISCES, carte de visite du groupe, clôt cette première partie de set qui n’aura définitivement pas réussi à nous transporter, ressemblant plus à une répétition ou une balance qu’a un véritable concert, tant JINJER semble peu impliqué et à côté de la plaque.
Un maigre rappel d’un titre, le véloce SIT STAY ROLL OVER, vient achever un set d’une petite heure et quart, plutôt plat et décevant sur bien des aspects, même si nous avons passé un bon moment malgré tout.
En effet le son est énorme, l’interprétation des morceaux est carrée et solide mais que tout cela manque d’entrain, de vie, de spontanéité et d’interaction avec les fans. Le public Toulousain plutôt enthousiaste ce soir, aurait mérité un peu mieux.
Peut-être en attendions nous trop ? Nous allons donc rester sur notre bonne impression du show de 2023 qui nous avait bien plus convaincu, en attendant mieux pour la prochaine fois.
Toutes les photos ont été réalisées par David Torres
Site facebook de Jinjer : https://www.facebook.com/JinjerOfficial
Tout sur le nouvel album Duél ici : https://loudtv.net/news/jinjer-annonce-son-nouvel-album-duel/
Enfin, retrouvez notre toute dernière interview avec Jinjer ici :


























































