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John FOGERTY live report Zenith de PARIS

John FOGERTY live report Zenith de Paris

 

John Fogerty The Celebration Tour Paris 2025
John Fogerty The Celebration Tour Paris 2025

 

C’est un évènement musical majeur qui a lieu dans la Capitale ce soir, car c’est une véritable légende vivante du Rock que nous allons avoir la chance de voir sur scène !
L’immense chanteur guitariste américain, John FOGERTY vient poser sa guitare au Zenith de Paris ce 26 juin 2025, entouré de son TRAVELIN’S BAND, afin de célébrer l’héritage de son groupe Rock/Blues/Country légendaire CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL.
CREEDENCE c’est une carrière furtive mais capitale, de 1968 à 1972, semblable à une étoile filante, incluant sept albums studios gravés dans le marbre du Rock et des concerts mythiques dont un passage à Woodstock en 1969.

Une carrière de plus de six décennies avec le cumul de ses années en solo, couronnée de succès, portée par une pluie de tubes (Born on the bayou, Fortunate son, Proud Mary Rockin all over the world, c’est lui) inscrits à jamais dans le firmament du patrimoine musical américain et mondial, par un chanteur à la passion chevillée au corps toujours intacte, du haut de ses 80 printemps.
Voir l’artiste Yankee, véritable mythe à l’égal des BEATLES, qui remplit des stadiums outre atlantique, dans un « petit » Zenith à taille humaine est un rêve éveillé qui ne se produit peut-être qu’une fois dans une vie.


C’est donc une audience nombreuse, logiquement grisonnante, arborant ses plus beaux t shirts aux couleurs du CLEARWATER REVIVAL qui envahit le Parc de la Villette et sa célèbre salle rouge en cette belle fin d’après-midi ensoleillée.
L’organisation au sein de la salle est très bonne et le public, enthousiaste et piaffant d’impatience, ou se trouve quand même quelques « jeunes » biberonnés à CREEDENCE dès leur plus tendre enfance, est rapidement installé sur les sièges pour cette soirée prévue assise et à guichets fermés.


L’ambiance est chaleureuse et festive dans ce Zenith parisien aux allures de machine à remonter le temps d’un soir.
Il va cependant falloir patienter encore quelques longues minutes avant d’être propulsé dans ces bonnes vieilles années 70 puisqu’une première partie est évidemment au programme.

C’est la chanteuse française Gaëlle BUSWEL qui à l’immense honneur d’ouvrir les festivités et qui investit la scène, seule, avec sa guitare.
Plutôt émue et reconnaissante d’être la ce soir et d’ouvrir pour une de ses idoles, elle délivre un folk, rock, blues de bonne tenue pour un set acoustique plutôt agréable sans être transcendant.
Le public aurai sans doute préféré se chauffer avec HEARTY HAR le groupe des deux fils FOGERTY, habituellement en première partie de leur papa, mais il ravale sa frustration passagère et fait malgré tout bon accueil à la sympathique chanteuse qui quitte la salle sous des applaudissements vigoureux.

Après une attente qui n’en finit plus, la salle est plongée dans le noir et l’écran géant en fond de scène présente une introduction vidéo de 5 minutes, sous forme d’images d’archives et d’entretien de John FOGERTY qui récapitule sa carrière.
Un apéritif bienvenue, qui met l’eau à la bouche et nous immerge immédiatement dans l’ambiance.
Ambiance qui explose lorsque la Légende tant attendue débarque sur scène, avec ses musiciens, sous une ovation et que retentit le riff de UP AROUND THE BEND dans une version sur vitaminée.

Creedence Clearwater Revival Green River
Creedence Clearwater Revival Green River



John FOGERTY, à l’allure et à la forme physique stupéfiante pour son âge , guitare en bandoulière, bandana rouge autour du cou et éternelle chemise à carreau de bucheron sur le dos, court et saute sans s’économiser, avant de nous prévenir que nous allons voir ce que nous allons voir ce soir.
Le tout avant d’enchainer l’excellent GREEN RIVER, nimbé de lumière verte qui nous transporte tout droit dans le Bayou pour notre plus grand plaisir.

Marais ou nous allons rester encore un petit moment pour un BORN ON THE BAYOU qui nous fait vibrer malgré un John un peu à la peine sur ce titre.
La voix de ce dernier, même si elle n’atteint évidemment pas les sommets de ses 20 ans et malgré tout de très haute tenue, renforcées par une interprétation musicale fidèle à l’héritage, tout en étant actuelle, rock and roll en diable et particulièrement nerveuse.



Le groupe qui entoure John, le TRAVELLIN’S BAND, encadré par ses deux fistons Shane et Tyler à la guitare, font un travail remarquable servi par un son aux petits oignons. Il est important de souligner que c’est John qui assure encore, de main de maitre, les solos de guitare de la plupart des compositions.
La scène est superbe avec de splendides lights chaleureux et deux écrans supplémentaires sur les côtés retransmettant les images du show pour un FOGERTY en format HD.

Le frontman emblématique nous raconte ensuite les anecdotes rocambolesques sur la célèbre guitare qu’il a utilisé pour composer SUSY Q ( qui sera malheureusement absent de la set list de ce soir) et avec laquelle il est monté sur scène à WOODSTOCK en 1969, avant d’entamer un superbe WHO’LL STOP THE RAIN qui continue à faire souffler le vent de liberté du célèbre festival, soutenue par les images d’archives diffusés en arrière plan pour une immersion totale.

Le public n’en fini pas de chanter et de battre la mesure sur le bondissant LOOKIN OUT MY BACK DOOR et ses accents country qui sentent bon l’Amérique profonde, suivi de la complainte EFFIGY toute en émotions et en nostalgie.
RUN THROUGH THE JUNGLE suit et démontre que FOGERTY ce sert encore merveilleusement de son fidèle harmonica pour ce classique de CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL.

Décidemment très volubile, le plus sudiste des Californiens, à l’accent redneck très prononcé, présente sa famille aux spectateurs, avant de jouer le premier extrait issu de sa carrière solo, le poignant JOY OF MY LIFE  tendrement dédicacée à son épouse, installée sur le côté de la scène.
Un extraordinaire solo de saxophone vient sublimer la composition, qui en en fait un des moments les plus marquants de la soirée.

De même que le récent, mais tout aussi bon, MYSTIC HIGWAY , un dépaysement garanti sur les interminables routes de l’ouest américain, gorgées de soleil, pour un deuxième extrait de la carrière solo du gaillard.

John Fogerty en solo
John Fogerty en solo


Retour à CREEDENCE et même avant CREEDENCE, avec FIGHT FIRE ou Tyler FOGERTY lâche sa guitare pour venir pousser la chansonnette et secouer frénétiquement les maracas, sous l’œil amusé et complice de son père, avant le tonitruant IT CAME OUT OF THE SKY, ou le saxophone fait encore des merveilles.
L’ambiance est plus que joyeuse, et les sourires s’affichent autant sur scène que dans le public, ravi d’assister a ce moment que l’on sait déjà d’anthologie.

Un KEEP ON CHOOGLIN endiablé poursuit le concert ou s’enchainent solo de batterie, de guitares et d’harmonica pour un bœuf mémorable.
John profite d’un moment de répit pour présenter les musiciens de son TRAVELLIN BAND qui n’avaient pas encore eu cet honneur, avant le très attendu HAVE YOU EVER SEEN THE RAIN.
Frissons inévitables, pour ce superbe classique indémodable, repris en cœurs par tous le public parisien, suivi de la divine surprise COTTON FIELDS que l’on espérait, sans trop d’espoir, sur la set lit de ce soir. Voeu exaucé, merci M.FOGERTY!

Le rêve se poursuit avec DOWN ON THE CORNER ou John se trouve à nouveau en difficulté vocalement. On lui pardonnera tant ce morceau est, il est vrai, exigeant, mais malgré tout inévitable et imparable.

Un album particulièrement représenté ce soir
Un album particulièrement représenté ce soir


L’audience est plus survoltée que jamais en cette fin de concert et une partie de cette dernière, dont votre serviteur, n’y tenant plus, se lève, quitte les gradins, et se rue devant la scène pendant THE OLD MAN DOWN THE ROAD, ou les solos de guitares s’enchainent frénétiquement, entre père et fils, pendant plusieurs minutes.

Désormais installés devant les barrières, à cinq mètres des musiciens, nous assistons à l’interprétation énergique du mythique FORTUNATE SON en nous frottant les yeux pour voir si nous ne rêvons pas tant le moment semble irréel et hors du temps.

Denier speech de FOGERTY, que l’on n’aurai jamais espéré voir de si près, même dans nos fantasmes les plus fous, remerciant le public et partageant son bonheur d’être présent ce soir, avant un rappel constitué des standards intemporels BAD MOON RISING et PROUD MARY qui font vibrer et chanter le public jusqu’à la dernière note.

On espérait un très bon moment ! John FOGERTY a dépassé nos attentes les plus folles et nous à offert un concert monumental à la hauteur de sa légende qui a littéralement retourné le Zenith de Paris en une grosse heure trente de show.
Porté par des musiciens extraordinaires, une passion et un souffle de vie communicatif, le Californien, loin d’user de la fibre nostalgique, a offert un show d’une rare intensité tout en restant moderne et d’actualité, respectant et sublimant la carrière de CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL.

Le concert d’une vie ? Peut-être bien.

Le concert de l’année ? Assurément !

N’est ce pas M. MANOEUVRE?

Philippe Manoeuvre et votre serviteur, conquis par la prestation de John Fogerty
Philippe Manoeuvre et votre serviteur, conquis par la prestation de John Fogerty

 

SET LIST John Forgerty Paris Zenith :

  1. Video Intro – John Fogerty Interview

  2. Up Around the Bend

  3. Green River

  4. Born on the Bayou

  5. Who’ll Stop the Rain

  6. Lookin’ Out My Back Door

  7. Effigy

  8. Run Through the Jungle

  9. Joy of My Life

  10. Mystic Highway

  11. Fight Fire

  12. It Came Out of the Sky

  13. Keep On Chooglin’

  14. Have You Ever Seen the Rain?

  15. Cotton Fields

  16. Down on the Corner

  17. The Old Man Down the Road

  18. Fortunate Son

    RAPPEL

  1. Bad Moon Rising

  2. Proud Mary

 

 Plongez dans les 70’s avec le documentaire Becoming Led Zeppelin sur Loud TV :

Chronique du documentaire : Becoming Led Zeppelin

Decouvrez la legende de Creedence Clearwater Revival sur le site officiel du groupe :

www.creedence-online.net

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