JUDAS PRIEST LIVE REPORT CARCASSONNE

C’est dans un bastion à la hauteur de sa légende, la titanesque et sublime Cité Médiévale de Carcassonne, que JUDAS PRIEST vient brandir bien haut l’étendard du Heavy Métal dans sa forme la plus pure en ce 15 Juillet 2025.
C’est en effet en plein cœur des remparts, dans le cadre du Festival de Carcassonne, que JUDAS PRIEST défendra sa couronne pourtant incontestée de Roi du genre métallique pour le SHIELD OF PAIN TOUR.

La tournée de JUDAS PRIEST, annoncée comme exceptionnelle et relativement courte, célèbre les 35 ans du monstrueux PAINKILLER, tout en continuant la promotion du dernier opus des Britanniques sorti l’année dernière, INVICIBLE SHIELD.
C’est donc une foule plus chevelue et singulière qu’a l’accoutumée qui déambule et se mêle au habituels touristes et badauds de la célèbre cité, et que l’on retrouve, en fin d’après-midi, devant les grilles du théâtre à ciel ouvert JEAN-DESCHAMPS complet pour ce soir.
L’organisation du festival, impeccable, permet au 3000 MetalHeads de tous âges, de pénetrer et de s’asseoir rapidement au sein du splendide théâtre antique dans la bonne humeur générale, en attendant le début des réjouissances.

Le show de ce soir ne prévoyant pas de première partie, c’est à 21h30 précise, après la traditionnelle introduction de WAR PIGS de BLACK SABBATH, que JUDAS PRIEST investit la scène sous les ovations nourries d’un public acquis à leur cause.
C’est le ravageur ALL GUNS BLAZING qui ouvre les hostilités de la plus brutale des manières suivis de l’excellent HELL PATROL, pour deux premiers extraits de l’album PAINKILLER, qui font trembler les fondations de la Cité.

Un plongeon dans les années 80 nous attend ensuite, avec le tubesque YOU’VE GOT ANOTHER THING COMING qui ne prend décidément pas une ride, suivie de l’efficace FREEWHEEL BURNING respectivement tirés de SCREAMING FOR VEANGEANCE et de DEFENDERS OF THE FAITH.
L’album emblématique de JUDAS PRIEST BRITISH STEEL n’est pas oublié avec l’irrésistible et irrévérencieux BREAKING THE LAW, classique parmi les classiques et toujours un excellent moment en live.
La balade démoniaque A TOUCH OF EVIL, d’une rare intensité, vient apporter une respiration bienvenue pour un des moments les plus marquants de la soirée avant un très bon NIGHT CRAWLER dont la mélodie est reprise en cœur par un public enchanté de ce retour à l’époque PAINKILLER.
Les morceaux s’enchainent à cent à l’heure et ne laissent aucun temps mort aux fans désormais debout et extatiques, qui n’en perdent pas une note et profite d’une proximité rare, au plus prés du groupe, dans ce Théâtre intimiste qui offre des conditions optimales pour un concert de cet acabit.

JUDAS PRIEST , tout de cuir vêtu comme à l’accoutumée, ne ménage pas leurs efforts et semblent ravi d’être la, Rob HALFORD en tête.
Arpentant la scène de long en large en enchainant les pauses iconiques, l’autoproclamé METAL GOD, du haut de ses 73 printemps, offre une prestation solide et démontre une forme physique et vocale au-dessus de tout soupçon. S’en sortant aussi bien dans les mediums que dans les aigus, tout en faisant ce qu’il veut de son public, le frontman, véritable légende vivante est décidément toujours aussi éblouissant.

Les deux guitaristes qui l’entourent ne sont pas en reste, en particulier Richie FAULKNER qui, même s’il est loin d’avoir le touché incisif et l’agressivité de son illustre prédécesseur K.K DOWNING, est d’un haut niveau technique et s’avère être un showman flamboyant et haut en couleur.
Son collègue, ANDY SNEAP producteur du groupe et remplaçant depuis 2018 de Glenn TIPTON malheureusement atteint de PARKINSON, plus discret, donne la réplique à son collègue avec rigueur et précision.
L’indéboulonnable Ian HILL, 73 ans au compteur et seul membre originel restant du combo avec HALFORD, continue d’agiter sa basse de haut en bas en fond de scène avec la passion de ses jeunes années.
Fêtant ses 35 ans au sein de JUDAS PRIEST, Scott TRAVIS martèle ses fûts avec grâce et fait raisonner sa double pédale qui a révolutionné le son du groupe sur PAINKILLER, célébré ce soir en grande pompe.
La scénographie, minimaliste mais efficace, avec ses superbes jeux de lumières, ses rampes illustrées de dessins apocalyptiques, ses trois écrans, dont un géant, avec animations, et l’immense logo du groupe en forme de trident qui trône au milieu de la scène, se marie a merveille avec le majestueux décor Moyen Ageux qui l’accueille ce soir.

Retour dans les 80’s avec SOLAR ANGELS de l’album POINT OF ENTRY un des albums les plus sous-estimés de JUDAS PRIEST
C’est au tour du dernier opus de INVISIBLE SHIELD d’être mis à l’honneur, avec l’excellent mid tempo GATES OF HELL ,suivi d’un nouveau détour en 1990 avec le fédérateur ONE SHOT AT GLORY qui prend toute son ampleur en live avec cette version heavy à souhait, aux solos de guitares à rallonge, soutenu par un HALFORD impérial qui module sa voix à merveille.
Le véloce THE SERPENT AND THE KING issus du dernier opus, n’a pas à rougir de la comparaison avec les morceaux plus anciens tant il est efficace et tient toutes ses promesses en concert.
BETWEEN THE HAMMER AND THE ANVIL, nouveau brûlot de PAINKILLER exhumé ce soir, nous démontre encore une fois la force de frappe de ce fantastique album, avant un dernier extrait de INVISIBLE SHIELD, l’émouvant GIANTS IN THE SKY, en forme d’hommage aux différentes icones du ROCK et du METAL parties trop tôt.
Ces dernières, représentées sur les différents écrans de la scène sont saluées et honorées par le METAL GOD et son public, ne faisant plus qu’un pour un moment unique et fédérateur au-delà des Etoiles.

Un roulement de batterie iconique, attendu de tous, fait rugir la foule et annonce l’arrivée du ravageur morceau titre PAINKILLER, qui referme la première partie de ce concert sous un déluge de décibels, pour le septième et dernier extrait de cette pierre angulaire de la discographie des Britanniques et de l’histoire du métal en général.
Le riff emblématique de ELECTRIC EYE issu de SCREAMING FOR VENGEANCE, saisi le public du Théâtre de la cité par la gorge, introduisant un rappel sous le signe du PRIEST à l’ancienne.
Et qui dit à l’ancienne dit moteur qui vrombit, et panache de fumée qui s’élève en coulisses, annonçant un HELL BENT FOR LEATHER qui fait toujours un effet monumental sur les planches.
En effet, HALFORD, grandiloquent, casquette en cuir vissée sur le crâne et fouet dans la bouche, enfourchant sa Harley Davidson, est un moment de scène classique du Heavy Metal qui ne se démode pas au vu de la réaction de l’audience, en transe, à l’écoute de ce morceau de 1978 de l’album KILLING MACHINE.
Bonne humeur et excitation qui ne tariront pas sur le tube LIVING AFTER MIDNIGHT, morceau catchy et intemporel de BRITISH STEEL qui clôt la soirée sur une note festive et enjouée, les Britanniques quittant la scène sous un tonnerre d’applaudissements, sans oublier d’annoncer, par écrans interposés, qu’ils seront bientôt de retour.
Ce sont deux monuments historiques qui se sont rencontrés ce soir, représentant respectivement la civilisation européenne et le Heavy Metal traditionnel.
Un mariage parfait, qui coule de source, et qui a permis à JUDAS PRIEST de présenter à ses fidèles de plusieurs générations, un show épique, moderne et dantesque dans un cadre exceptionnel, sublimant son héritage.
Loin d’être ringard les Britanniques ont encore beaucoup à offrir et on les imagine mal raccrocher les guitares de sitôt malgré leurs 55 ans de carrière.
HAIL TO THE PRIEST!

SET LIST JUDAS PRIEST FESTIVAL DE CARCASSONNE
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War Pigs(Black Sabbath song)
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All Guns Blazing
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Hell Patrol
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You’ve Got Another Thing Comin’
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Freewheel Burning
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Breaking the Law
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A Touch of Evil
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Night Crawler
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Solar Angels
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Gates of Hell
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Battle Hymn
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One Shot at Glory
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The Serpent and the King
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Between the Hammer and the Anvil
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Giants in the Sky
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Painkiller
- Encore:
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The Hellion
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Electric Eye
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Hell Bent for Leather
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Living After Midnight
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We Are the Champions(Queen song)
Retrouvez la chronique du nouvel album de JUDAS PRIEST : INVISIBLE SHIELD sur LOUD TV :
https://loudtv.net/clips/judas-priest-linvincible/
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