Omega Ω Sound Fest – Un festival à taille humaine, une ambition démesurée
L’Omega Ω Sound Fest confirme, édition après édition, qu’il est devenu un rendez-vous incontournable de l’automne metal dans l’Ouest. À Angers, le festival réussit un équilibre précieux : une programmation audacieuse, des groupes internationaux, une scène française mise en avant, le tout dans une ambiance conviviale et passionnée.
Quelques stands et un petit market viennent habiller le festival indoor : tatoueurs, artistes dessinateurs, stands de merch, etc.
L’année passée, on avait adoré (et on avait adoré interviewer Crisix : https://loudtv.net/interviews/crisix-linterview-the-frenchiest-non-french-band-tour/) Cette édition l’a prouvé une nouvelle fois entre performances marquantes et moments forts, l’Omega Sound Fest résonne comme le festival du bon vivre automnal.
Kamala – Thrash tribal et énergie brute
Venus du Brésil, Kamala ouvrent le festival avec une assurance qui ne trompe pas. Le groupe n’est clairement plus un novice : sa carrière est déjà bien amorcée, notamment grâce à un live enregistré en France.

Si quelques morceaux servent à finir de roder le son et à prendre la température de la salle, le constat est sans appel : on adore l’énergie déployée sur scène. Kamala propose un thrash metal incisif, enrichi d’éléments tribaux qui donnent toute son identité au projet.

La rythmique est massive, le groove omniprésent, et la communication avec le public naturelle. Une entrée en matière idéale et un groupe dont il faudra impérativement suivre l’actualité tant le potentiel est évident.
Les trois musiciens, dont l’interview est à retrouver ici :
, sont d’une gentillesse et d’une douceur qui tranchent avec la musique primitive !Madam – L’efficacité rock sans détours
Changement d’atmosphère avec Madam, qui apporte une touche plus rock / alternatif, mais non moins percutante. Le trio fait preuve d’une efficacité redoutable, misant sur des riffs accrocheurs et une énergie directe.

Sans fioritures, le groupe capte l’attention et impose son univers, prouvant que la diversité stylistique a toute sa place à l’Omega.

Un set sincère, dynamique, qui permet aussi de respirer avant les assauts plus extrêmes de la soirée.
Arka’n Asrafokor – La révélation, la vraie
S’il ne fallait retenir qu’une seule claque de cette édition, ce serait Arka’n Asrafokor. Véritable pépite de l’affiche, le groupe offre une découverte magnifique, profondément marquante.


Ce qui frappe immédiatement, c’est l’honnêteté musicale. Rien n’est surjoué, rien n’est artificiel. L’ancrage traditionnel est au cœur du projet, porté notamment par des percussions magistrales, aussi puissantes que charismatiques. La prestance scénique, surtout à ce niveau-là, force le respect.


Le mélange des genres fonctionne à merveille : metal moderne et héritage culturel se répondent, se nourrissent, et créent une proposition unique, cohérente, profondément habitée. Le public est conquis, attentif, presque hypnotisé. Un moment fort du festival, sans discussion possible.
L’interview du groupe est à retrouver ici :
Haggard – Le prestige au service de l’Omega
Avec Haggard, on entre dans une autre dimension. Groupe culte, formation atypique, richesse musicale impressionnante : voir Haggard et l’ensemble de ses musiciens sur scène dans un festival de l’envergure de l’Omega est une véritable plus-value.

La présence d’un tel groupe rappelle à quel point il est essentiel de miser sur des programmations ambitieuses dans les petits festivals. Orchestres, instruments classiques, metal extrême : tout cohabite avec élégance et maîtrise.
Haggard ne se contente pas d’un concert, il propose une expérience immersive, dense, qui élève instantanément le niveau artistique de la soirée. Un pari gagnant, expliqué par Asis Nasseri pour Loud TV :
, autant pour le public que pour l’identité du festival.Locomuerte – L’explosion thrash-punk
Locomuerte arrive comme un bulldozer. Le mélange thrash / punk est direct, brutal, sans concession. Les riffs claquent, la rythmique cogne, et l’ambiance devient électrique.



Le groupe joue la carte de l’efficacité maximale, et ça fonctionne : le public est à fond, même pendant… la demande en mariage qui a eu lieu sur scène !
Mass Hysteria – Le sommet
Difficile de faire plus attendu que Mass Hysteria. Pour célébrer ses 30 ans de carrière, le groupe livre un set maitrisé, malgré l’absence de Yann.
Juste avant, on a rencontré Fred Duquesne qui nous a raconté, avec passion, son regard sur Mass Hysteria, son évolution et son futur, mais qui a aussi su évoquer son rôle de producteur :
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Chaque titre est repris en chœur, l’impact est total, et l’émotion palpable. De toute façon, on ne va pas se mentir, 40 minutes avant le début du live, le public était présent en « masse » (eh oui, que serait une de mes chroniques sans un jeu de mot merdique) Mass Hysteria rappelle pourquoi il est l’un des piliers du metal français : une présence scénique énorme, une connexion constante avec le public, et une efficacité redoutable.
Personnellement, c’était ma première fois en live. Et même si le premier titre m’a déroutée (Mass Veritas), je dois dire que le groupe fut à la hauteur de sa réputation !
Alors, l’Omega Ω Sound Fest serait-il THE fest to be automnal ?
Cette édition de l’Omega Ω Sound Fest confirme une chose essentielle : les festivals à taille humaine ont un rôle fondamental à jouer. Découvertes majeures, têtes d’affiche prestigieuses, diversité musicale et ambiance conviviale… sublimée par la douceur de nombreux bonbons Haribo présents en libre service et la gentillesse de l’équipe, du staff et des bénévoles.
L’Omega ne se contente pas d’exister, il affirme une identité forte, audacieuse, et profondément passionnée. Un festival à suivre, à soutenir, et à vivre, année après année.
Un immense merci à Camilo et à toute l’équipe presse pour l’accueil !





