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Live Report – Plane’R Fest 2025 – jour 2

plane'r fest 2025 affiche
plane’r fest 2025 affiche

Plane’R Fest 2025 – jour 2 – Samedi 5 juillet

Le deuxième jour du Plane’R Fest s’annonçait plus dense, plus extrême, plus déjantée. La chaleur est toujours bien présente, mais qu’importe : les festivaliers sont déjà au rendez-vous dès 15h00, prêts à en découdre avec une programmation toujours aussi éclectique.

Perséide (Terminal 2)

C’est le groupe local Perséide qui ouvre la journée. Encore peu mis en avant dans les médias (mais on vous promet une interview WTF), le groupe est déjà très bien implanté dans la scène émergente metal/hardcore de la région. Perséide propose un set sincère, rageur, brut qui énergise le public dès l’ouverture : un réveil efficace pour les premiers arrivants, encore en digestion de la veille.

Perséide
Perséide
Perséide
Perséide
Perséide
Perséide

Amon Sethis (Terminal 1)

Place ensuite à Amon Sethis, formation grenobloise de power/ mélodique. Leur musique, inspirée par l’Égypte antique, combine riffs tranchants et orchestrations épiques. Très appréciés des puristes, le groupe, venu défendre son dernier album « Part III – Dawn of an Apocalyptic World » livre une performance solide et maîtrisée, idéale pour faire monter la pression en ce début d’après-midi. En ce qui me concerne, si je suis très sensible au genre (vive les claviers), j’ai parfois regretté une voix un petit peu en deçà. Bon, à la décharge du chanteur, Julien Tournoud, chanter sous un masque en pleine chaleur n’est certainement pas chose aisée.

Amon Sethis
Amon Sethis

Eight Sins (Terminal 2)

Avec Eight Sins, le hardcore/metalcore entre violemment en scène. Enfin, violemment… quand on voit le sourire de Loïc Pouillon, difficile de trouver ça violent. Le groupe balance une énergie brute, digne de sa prestation à la Warzone du Hellfest en 2024, à coups de breakdowns massifs et de rythmique écrasante. Les premiers vrais wall of death du jour secouent le public mais… avec des ballons de plage et des frites de piscine.

On se serait cru dans l’épisode de South Park où Cartman essaye de tuer Kyle avec une batte en mousse. C’était rugueux, frontal et totalement décalé, dans l’esprit extrême du Plane’R. +1 pour avoir fait monter les enfants sur scène en fin de concert. +2 pour la vanne sur les noix de Grenoble, dont Eight Sins est originaire.

Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins
Eight Sins

Future Palace (Terminal 1)

À 17h30, changement d’atmosphère avec Future Palace, trio berlinois de post-hardcore en pleine ascension, notamment vu au Hellfest cette année. Bien sur, je pourrais vous dire en toute objectivité que Maria Lessing captive avec sa voix puissante, oscillant entre cris déchirants et passages mélodiques. Le public se laisse happer par l’intensité émotionnelle de morceaux comme Distortion ou Decarabia, cette dernière décrite comme « l’histoire d’un couple de dépressifs qui essaient de survivre ensemble » – une performance poignante, saluée par la sincérité et la puissance du set. Maintenant, de manière plus personnelle, même si je comprends que le groupe cartonne à son niveau, c’est pas tout à fait ma came. Mais je respecte et je comprends l’engouement.

Future Palace
Future Palace
Future Palace
Future Palace
Future Palace
Future Palace
Future Palace
Future Palace

Planet of Zeus (Terminal 2)

En Grèce, il n’y a pas que Septicflesh et Rotting Christ. Il y a aussi Planet of Zeus, qui injecte une bonne dose de stoner/hard rock. Grosse basse, riffs accrocheurs et refrains anthemiques font lever les poings dans la fosse (dans la fosse oui oui, je vous voir bande de petits filous). Leur groove massif et leur son chaud contrastent avec l’agressivité des groupes précédents, mais leur charisme scénique et leur efficacité fonctionnent. Un set qui ne déçoit pas.

Feuerschwanz (Terminal 1)

Remplaçant de dernière minute d’Ultra Vomit, Feuerschwanz transforme la scène en taverne médiévale survoltée. Entre hymnes guerriers, dragons, bière et costumes absurdes, le folk metal allemand séduit par son autodérision assumée. La foule rit, chante, danse — et pogote dans une ambiance joyeusement absurde. Feuerschwanz relance les festivités intentées par Eight Sins plus tôt dans la journée.

Locomuerte (Terminal 2)

Le combo hardcore/death Locomuerte arrive avec une intensité quasi bestiale au Plane’r fest. Brutal, efficace, sans détour et avec le sourire. Leur set s’abat comme un marteau sur le public, bien réchauffé par les groupes précédents. C’est sauvage, parfois chaotique, et résolument cathartique. La nuit commence à tomber, mais la tension monte encore. Je ne vous cache pas que c’est la première fois que je les vois en live. J’étais partie pour vous dire que j’écouterais pas ça en boucle mais par contre, qu’en live, ça marchait extrêmement bien (et c’est super photogénique), mais en vrai… même à écouter à la maison pour s’ambiancer, ça passe nickel (bon, pour une soirée style mood langoureux, on mettra peut-être autre chose) !

Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte
Locomuerte

Gloryhammer (Terminal 1)

C’est ensuite au tour des chevaliers cosmiques de Gloryhammer de faire leur entrée. Power metal théâtral, tenues fantasy, keytar intergalactique et narration épique sont au programme. Le public adhère à fond : les refrains sont repris en chœur, les épées (en plastique) levées haut, et les pogos aussi épiques que leur musique. Un vrai moment de grand spectacle, à la frontière du concert et du sketch grandiose. Le groupe, créé par Chris Bowen d’Alestorm, ici aux claviers, est enflammé et enflammant (au sens propre du terme aussi). Michael Sozos se fait un portevoix digne de ce nom pour un spectacle des plus fous. A retrouver également sous peu en interview pour Loud TV !

Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer
Gloryhammer

Angelus Apatrida (Terminal 2)

Direction l’Espagne avec Angelus Apatrida et retour au thrash metal pur et dur. Le groupe balance des riffs acérés et des textes engagés avec une précision chirurgicale. La foule est compacte, dense, et réagit au quart de tour. Gros mosh-pits, tempo effréné : un set qui ravit les fans de metal old-school musclé.

Perturbator (Terminal 1)

C’est enfin Perturbator qui a l’honneur de clore cette journée sur une note radicalement différente. Maître du dark synthwave, le Français transforme le Plane’R Fest en club dystopique. Ambiance cyberpunk, visuels sombres, basses lourdes et nappes synthétiques enveloppent la foule pour une fin de soirée hypnotique, presque cinématographique. Une conclusion inattendue mais brillamment exécutée. Si c’est un peu trop électro pour moi, là encore ça fonctionne en live. Petite pensée pour les copains de chez ASBA Drums, qui ont créé pour Perturbator un pur bijou acrylique.

Plane’R Fest 2025 : conclusion

Comme on s’y attendait, ce samedi au Plane’R Fest a offert une diversité musicale qui m’a conquise. Des groupes émergents aux têtes d’affiche confirmées, la programmation a permis à tous les profils de festivaliers d’y trouver son compte. L’organisation du festival est absolument parfaite, en tous points. Si vous êtes à la recherche d’un festival convivial, voire familial, abordable et éclectique, vous saurez où atterrir l’année prochaine.

Un immense merci au festival pour son accueil, ainsi qu’à Elodie et Paco pour la gestion des médias et on vous dit à l’année prochaine !

Lisez le live report du 1er jour ici :

https://loudtv.net/live-reports/live-report-planer-fest-2025-jour-1/

Site officiel du fest :

https://planerfest.com/

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