
BEHEMOTH BAND
CHRONIQUE DE BEHEMOTH – NOUVELLE OEUVRE THE SHIT OV GOD
« QUELQUE FOIS ENCORE, ON DIT LA MESSE AU SABBATH. […] CELUI QUI OFFICIE EST REVETU D’UNE CHASUBLE NOIRE SANS CROIX ; APRES AVOIR MIS DE L’EAU DANS LE CALICE, IL TOURNE LE DOS A L’AUTEL, PUIS ELEVE UN ROND DE RAVE NOIRE EN GUISE D’HOSTIE. » HENRY BOGUET, DISCOURS EXECRABLE DES SORCIERS.
L’ELITE DE L’OMBRE
La messe noire et ses incantations divinatoires enflamment les vents furieux acérés des paroles blasphématoires invoquées, ainsi tourne la mort, le chaos et ses cendres dorées abrasives dans un vol apocalyptique dont la musique prit incessamment le retour des fils du diable (BEHEMOTH). Dès lors, Belzébuth voit sa voie servie par le retour de la voix de son élite de l’ombre (« The Shadow Elite »), afin d’assoir toujours plus son autorité de Malin, sur un monde de pantins décérébrés, asservis à sa rébellion de marionnettiste d’infâme vicieux dominateur. Le croquant d’une chair humaine en bouche, le sang maculant des lèvres épaisses et brutales (« Eat my flesh, drink my blood, I am the shit of god » déclamé par un NERGAL empli de tristesse et rancoeur sur un éponyme incroyable), l’appétit démesuré et son baiser déchirant de THE SHIT OV GOD, provoque, jubile, et se délecte d’un brasier temporel crasseux et poisseux et de ses « faiblesses » apparentes liées au divin créateur. Le fils n’est pas épargné, abominablement souillé, le père est lui piétiné par BEHEMOTH et son blasphémateur de chanteur engagé, que dis-je enragé, ivre de férocité et brutalité, vils desseins embrassant l’échafaud de huit monstruosités (morceaux) sans compromis, dont la bestialité scandée déroule l’acidité d’un venin lyrique tout aussi impérial et fastueux. Vociférations haineuses, ciel colérique, grandiloquence théâtrale (« Nomen Barbarvm »), l’ode au satanisme la plus vivace, croix inversée, imposée comme un sceau permanent sur le front corrompu religieux, sociétal, dogmatique et de ses alliances funèbres complotantes. Ainsi, la déclaration d’offrande est un mur assourdissant de lamentations, où le temple auditif, visuel et olfactif font jaillir une grêle de sang jetant son dévolu dans la noirceur absolue des premières notes libératrices, cathartiques de son « The Shadow Elite » aux dévastations martiales. L’énergie brute et l’instrumentation aux courbures massives et dramatiques ne se font cueillir (le cœur), que par le scream rauque et glaçant du maître NERGAL. Son BEHEMOTH blottit sa carcasse démembrée dans un oppressant conte horrifique (« O Venvs, Come! ») qui fait preuve de brèves respirations audacieuses, implorantes et constantes (Choeurs (« To Drown The Svn In Wine ») , soli homériques comme sur le monumental « Lvciferaeon »). Morbidités lancinantes aux violences omnipotentes où l’ombre de ses trois guerriers lucifériens, combattent, chassent, sur des rythmes cadencés (« Avgvr (The Dread Vvltvre »), infligeant de multiples meurtrissures (refrains addictifs et émotions permanentes à l’image d’un « The Shit Ov God » explosif) indélébiles. « Avgvr (The Dread Vvltvre) » incarne la fin des supplices, maux jouant ses derniers relents d’accords mortuaires avec la grisaille fantomatique de l’épouvante, conférée par la perfidie diabolique de ses voix féminines et un étonnant clap de fin acoustique. L’infernal (INFERNO) est précis, implacable, et sonne la charge d’une véritable expérience traumatisante (bien que courte), où le temps s’échine à se répéter inlassablement, dans les tourments de l’excitation à la flagellation (douleurs infligées jouissives). La nouvelle agression de la légion BEHEMOTH ne peut-être contenue, sa course frénétique est d’une telle déflagration sonore, puissance où même les initiés aux rites diaboliques des anges déchus (polonais), périront brûlés dans les flammes des enfers, tant l’affliction semble soudaine et inattendue (très différent de son aîné, plus concis et violent, pourtant tout aussi passionnant, grandiose et à l’esthétisme fouillé). Le Diable est ici, sa passion est dévorante, son ambition ravageuse, et son tableau fabuleux, et l’art de son mal ne fait aucune concession, il est là pour vous clouer sur la Croix. La possession de son œuvre est monumentale, et l’âme humaine n’y résistera pas…
ON LA CELEBRA D’ABORD SUR LES REINS, PUIS SUR LE VENTRE D’UNE FEMME NUE SERVANT D’AUTEL. CULTE RENDU DEPUIS LE MOYEN-AGE AUX DIVINITES INFERNALES, AU COURS DU SABBAT OU TOUT A FAIT EN DEHORS, LA MESSE NOIRE S’ACCOMPLIT FACE A UN CHRIST OBSCENE OU À UN BOUC INFERNAL…
Clip vidéo de la chanson « Sowing Salt » :
Clip vidéo de la chanson « Lvciferaeon » :
Clip vidéo de la chanson « The Shadow Elite » :
Clip vidéo de la chanson « The Shit Ov God » :
LINE-UP :
ADAM NERGAL DARSKI – CHANT, GUITARE (depuis 1991)

TOMASZ « ORION » WROBLEWSKI – BASSE, CHANT SECONDAIRE (depuis 2003)

ZIBIGNIEW « INFERNO » PROMINSKI – BATTERIE (depuis 1997)

PATRYK « SETH » SZTYBER – GUITARE, CHANT SECONDAIRE (depuis 2004)

TRACKLIST : (37m 54s)
01. The Shadow Elite
02. Sowing Salt
03. The Shit Ov God
04. Lvciferaeon
05. To Drown The Svn In Wine
06. Nomen Barbarvm
07. O Venvs, Come!
08. Avgvr (The Dread Vvltvre)
DISCOGRAPHIE :
Sventevith (Storming Near The Baltic) (1995)

Grom (1996)

Pandemonic Incantations (1998)

Satanica (1999)

Thelma.6 (2000)

Zos Kia Cultus (Here And Beyond) (2002)

Demigod (2004)

The Apostasy (2007)

Evangelion (2009)

The Satanist (2014)

I Loved you At Your Darkest (2018)

Opvs Contra Natvram (2022)

THE SHIT OV GOD (2025)

PRODUCTION :
THE SHIT OV GOD a été produit, mixé et masterisé par JENS BOGREN aux FASCINATION STREET STUDIOS.(Emperor, Enslaved, Kreator, Rotting Christ, entre autres). Travaillant en étroite collaboration avec le groupe, JENS BOGREN a su mettre en valeur sa sonorité naturelle sans sacrifier la férocité et le chaos qui définissent BEHEMOTH.
ARTWORK :
La pochette, représente une version inversée du christogramme « IHS ». Comme toujours, l’esthétique visuelle a été aussi méticuleusement élaborée que la musique. BEHEMOTH a collaboré avec son fidèle partenaire BARTEK ROGALEWICZ (BLACK.LODGE.IS.NOW) ainsi qu’avec DARK SIGIL WORKSHOP pour créer l’artwork sombre et unique de cet opus.

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SORTIE/LABEL :
Le groupe de metal extrême polonais BEHEMOTH a sorti son treizième album, intitulé THE SHIT OV GOD, le 9 mai 2025 via NUCLEAR BLAST.




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CHRONIQUE DE LA PRECEDENTE OEUVRE DU GROUPE POLONAIS OPVS CONTRA NATVRAM :
https://loudtv.net/behemoth-la-flamme-de-la-rebellion/





