
DON BROCO la chro de Nightmare tripping
Avec Nightmare Tripping, Don Broco ne fait pas que sortir un album : le groupe balance
une véritable claque sonore, un trip sous tension qui sent autant la sueur des pits que la
saturation des nuits sans sommeil. Paru le 27 mars 2026, ce cinquième opus s’impose
comme leur disque le plus abrasif, le plus instable et sans doute le plus clivant.

D’entrée, “Cellophane” met les choses au clair : guitares tranchantes, groove déstructuré,
et cette capacité unique à passer d’un riff écrasant à un hook presque dansant en une
fraction de seconde. Chez Don Broco, le chaos n’est jamais gratuit. Il est calculé,
millimétré, presque chirurgical. Mais sur Nightmare Tripping, cette précision flirte
volontairement avec la perte de contrôle.
Le morceau-titre, “Nightmare Tripping”, en est le parfait exemple. Avec un featuring
improbable de Nickelback, le groupe joue la carte du grand écart : refrains massifs dignes
des radios US, couplets sous tension, et une construction qui semble prête à imploser à
chaque instant. C’est bordélique, oui mais c’est aussi ce qui rend le titre aussi addictif.
Parce que c’est là toute la force du disque : refuser la facilité. Là où beaucoup de groupes
du circuit alternatif se contentent de recycler les mêmes recettes, Don Broco préfère
empiler les influences jusqu’à saturation. Nu metal, funk, électro, pop déviante… tout
s’entrechoque. Et pourtant, une identité claire émerge : celle d’un groupe qui n’a plus rien
à prouver et qui se permet tout.
Mais réduire Nightmare Tripping à un simple exercice de style serait une erreur. Sous la
couche de distorsion et les rythmiques saccadées, l’album cache une noirceur bien réelle.
“Disappear” frappe fort avec ses thématiques autour de la fatigue émotionnelle et du poids
des relations toxiques. “Hype Man”, lui, démonte l’image du performer invincible, exposant
les failles derrière le masque.
Le pic de rage arrive avec “True Believers”, porté par la voix de Sam Carter. Ici, Don Broco
lâche les freins : riffs martelés, tension constante, et un propos frontal qui s’attaque sans
détour aux dérives idéologiques modernes. C’est violent, engagé, et probablement l’un
des morceaux les plus percutants de leur carrière.
Côté production, le groupe joue dans la cour des grands. Tout est énorme : basses
écrasantes, guitares ultra-compressées, nappes électroniques qui viennent densifier
l’ensemble. Par moments, ça frôle l’overdose mais c’est clairement assumé. Nightmare
Tripping n’est pas un album que l’on consomme distraitement. Il s’écoute fort, et de
préférence en entier.

Tout n’est pas parfait pour autant. Des titres comme “Ghost in the Night” ou “Euphoria”
tentent d’apporter des respirations plus aériennes, mais peinent parfois à laisser une
empreinte durable face à la déferlante qui les entoure. Et cette tendance à empiler les
idées dans un même morceau pourra en perdre plus d’un. Certains titres donnent
l’impression d’être trois chansons compressées en une seule.
Mais au fond, c’est aussi pour ça qu’on écoute Don Broco. Pour cette imprévisibilité
constante, ce refus de rentrer dans une case. Là où d’autres groupes cherchent à affiner
leur formule, eux préfèrent la dynamiter.
Verdict pour ce nouveau Don Broco ?
Nightmare Tripping est un album exigeant, parfois chaotique, mais terriblement
vivant. Il ne plaira pas à tout le monde et il s’en fout royalement. Dans un paysage
metal/rock souvent trop formaté, Don Broco rappelle qu’il est encore possible de prendre
des risques.
Et rien que pour ça, ce cauchemar mérite d’être vécu.
Don Broco en concert à Paris !
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Don Broco : l’interview sur loud tv à regarder ici !
https://loudtv.net/news/don-broco-nickelback-single-nightmare-tripping/
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