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LORNA SHORE – chronique de I Feel The Everblack Festering Within Me

Lorna Shore-Hellfest 2025

Lorna Shore – Chronique — I Feel The Everblack Festering Within Me

Lorna Shore — sortie : 12 septembre 2025 – Century Media

Dès l’intro inquiétante de Prison of Flesh, les cordes sinueuses et les nappes de claviers vous happent dans une cellule de chair — 3, 2, 1… c’est parti pour une déferlante de riffs acérés, de growls, de blast beats. Will Ramos, dans une démonstration de tous ses talents dès le premier morceau, hurle, gronde, crache un enfer vocal qui semble sortir des tréfonds. Batterie d’Austin Archey, riffs glaçants des guitaristes Adam De Micco et Andrew O’Connor, et claviers omniprésents qui noircissent l’air : ce premier titre pose les bases d’un voyage sombre, froid, déjà plus intense que Pain Remains.

Oblivion arrive ensuite, longue pièce massive (plus de 8 minutes) qui mêle orchestration grandiose, atmosphères cinématographiques, breaks cataclysmiques, et un solo flamboyant — le tout noyé dans une noirceur abyssale. On ressent la tradition du groupe (pain remains comme tremplin) mais poussée à ses confins les plus extrêmes.

Sur In Darkness, la grandiloquence est au rendez-vous : intro gothique, chœurs féminins, claviers pénétrants — c’est presque digne d’un film hollywoodien sombre. Puis l’assaut : guitares techniques, rythmique écrasante, growls et screams hurlés comme des orages. Le contraste entre l’apaisement orchestral initial et le chaos qui suit est saisissant.

Unbreakable est à la fois rapide et lourd, un duel permanent entre vitesse et densité — les blast beats s’enchaînent, les riffs cognent, mais la mélodie perce à travers le brouillard sonore. On sent que Lorna Shore ne se contente pas de brutalité, mais cherche la tension, l’émotion crue.

Puis vient Glenwood : une pause relative, mais pas de relâchement. Quelques instants pour souffler, un peu de respiration au milieu de la tempête. On aime ces moment-là, comme celui de Death Can Take Me sur Pain Remains, où le contraste rend la suite encore plus dévastatrice. Glenwood permet de respirer avant de replonger.

Oblivion ou In Darkness : gros passage malsain sur Oblivion — l’ambiance est presque vicieuse, la tension oppressante. On ressent une noirceur plus profonde que sur les précédents albums. Tout semble repousser les limites de l’humain — vitesse, violence, intensité.

Sur Lionheart, la fureur continue de grimper, les guitares tranchantes épaulent la voix, et la tension dramatique s’amplifie. Ensuite Death Can Take Me : l’un des sommets, apocalyptique, avec un combo growl / chœurs / orchestrations qui donne l’impression d’assister à une libération — douleur et grandeur mêlées.

War Machine et A Nameless Hymn prolongent la montée : riffs massifs, breaks destructeurs, moments de calme tactique pour mieux repartir. On sent que le groupe utilise chaque seconde pour pousser le champ d’action du deathcore plus loin — atmosphères, claviers, contrastes encore plus marqués.

Enfin, la dernière chanson Forevermore sert de dernier souffle — plus lente que le reste, plus contemplative, presque introspective. On reprend son souffle, on laisse retomber la tempête. Mais elle n’en finit pas moins sur une grandeur dramatique, des soli impressionnants, des riffs qui grondent même dans la retenue. C’est une outro majestueuse avant de repartir pour une nouvelle écoute.

Verdict

Cet album sombre, froid, est plus grandiose que Pain Remains en beaucoup de points. Bien sûr, les similarités sont là — orchestration, coeurs, vitesse, breaks — mais I Feel The Everblack Festering Within Me repousse les limites du genre : intensité accrue, production encore plus ambitieuse, un Will Ramos toujours plus monstrueux dans ses multiples facettes vocales. Si Pain Remains avait marqué un tournant, celui-ci le confirme — Lorna Shore ne se contente plus de repousser les frontières, ils creusent dans les ténèbres au point de redéfinir ce qu’on peut attendre du deathcore moderne.

Chaque morceau sert l’album global : de l’intro cinématique à l’assaut final, on est dans un voyage qui n’épargne rien. On sort lessivé, mais électrisé. On adore particulièrement les intros cinématiques comme sur Death Can Take Me – ces moments où le ciel se fend avant que la fureur ne déferle. Les riffs et solos de guitares sont impressionnants tout du long.

Lorna shore I-Feel-The-Everblack-Festering-Within-Me

Lorna Shore Tracklisting I Feel The Everblack Festering Within Me

Prison Of Flesh
Oblivion
In Darkness
Unbreakable
Glenwood
Lionheart
Death Can Take Me
War Machine
Lorna Shore
A Nameless Hymn
Forevermore

Lorna Shore en live

Halle Tony Garnier – Lyon – 4 février 2026

Zénith Paris – La Villette – 5 février 2026

https://le-zenith.com/shows/Lorna%20Shore-20037

Titre unbreakable à voir ici :

https://loudtv.net/clips/lorna-shore-nouveau-titre-unbreakable/

Les photos de Lorna Shore au Hellfest 2025 sont à voir ici :

https://loudtv.net/live-reports/hellfest-2025-dernier-jour-2025/

Ma note : 

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