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Aguelenna nous parle de son album éponyme

Aguelenna Credit : ( Sofil / A.Lemmonier)
Aguelenna Credit : ( Sofil / A.Lemmonier)

Vous connaissez l’histoire de la petite araignée qui monte, qui monte… Mais savez vous comment  elle aurait donné son nom à un groupe issu  de Seine et Marne ? Si leur musique se décline en rock façon US des années 2000, leurs textes quant à eux nous racontent des thèmes actuels et intemporels. Sans oublier ces mélodies et ces lignes de chant qui resteront dans un coin de votre tête.  Et petit à petit, Aguelenna tisse sa toile et vous prend dans ses filets.

Bonjour Aguelena, vous sortez votre premier album éponyme aujourd’hui, Pouvez-vous vous présenter et me raconter l’histoire du groupe en quelques mots ?

Marie : le groupe s’est formé en 2007. Après plusieurs changements de line-up et plusieurs EP, on sort cet album.

Marc : je suis arrivé en 2015. Le groupe a pris à ce moment-là un tournant plus rock. On a sorti un EP « Jour de Foire » en 2017 tout en ayant déjà bien écrit et travaillé sur l’album. On avait pré- maquetté beaucoup de titres entre 2018 et 2019 et on a commencé à enregistrer début 2020. Puis le Covid a fortement ralenti notre processus.

Comment avez-vous mis à profit cette pose forcée ?

Marc : On était prêts à rentrer en studio début 2020 avec une vision assez précise de ce qu’on allait faire. Une fois le confinement terminé on a enregistré les guitares et les basses, et continué le processus d’arrangements. Le mixage s’est fait quant à lui en 2023.

Pourquoi dites-vous dans votre dossier de presse, que « tous ces costumes » sont trop grands ? Pourquoi ne pas revendiquer et assumer toutes vos influences ?

Marc : parce que nous sommes des gens modestes ! On ne cherche pas à briller mais à être simplement à notre place.

En ce qui concerne mes influences, ça va aller des Beatles, les Rolling Stones, Dire Straits, The Cure, Barbara, Maxime le Forestier, le jazz, les musiques du monde

Marie : pour ma part, je vais citer : Astonvilla, Paramore, Foo Fighters, Nirvana, Alain Bashung …

Pouvez-vous me raconter pourquoi vous avez choisi ce nom de scène ?

Marc :  L’agelena est une araignée d’Afrique qui a la particularité de vivre en collectivité, ce qui nous correspond tout à fait. Le plus drôle de l’histoire, c’est que je suis complètement arachnophobe !

Comment se passe la composition et l’écriture au sein du groupe ?

Marie : on travaille beaucoup en équipe, Riko apporte des riffs. J’essaye d’abord, de trouver une mélodie, parce qu’on n’écrit pas les paroles avant la musique. Une fois que cela est fait, on travaille sur les arrangements.

Marc : Marie et Riko travaillent beaucoup en parallèle. Elle se charge de la mélodie, et lui de l’élaboration des textes. Tout cela s’imbrique et se construit au fur et à mesure.

Comme une toile d’araignée !

Marie : c’est tout à fait ça ! Et le message passe plus facilement !

Est-ce un choix de chanter en français qui est une langue riche, mais exigeante ?

Marc : c’est un choix assumé, parce que c’est notre langue maternelle. Comme tu le soulignes, c’est une langue très riche et elle permet une écriture plus poétique. Riko, excelle dans cet art d’écrire des textes à tiroirs, ce qui ne serait pas possible en anglais. De plus, de façon plus pragmatique, ça nous permet d’être plus facilement diffusé en radio !

Quels sont les thèmes de cet album ?

Marc : ils sont « politiques » sociétaux… Mais on évoque des thèmes qui nous entourent comme la maladie d’Alzheimer…

Marie : on parle des violences conjugales, de la dyslexie, de l’enfance…

A ce moment de l’interview, Riko nous rejoint : et toi Riko qu’as-tu voulu exprimer ?

Riko : Marie étant l’interprète des chansons, il faut qu’elle puisse se les approprier. Elle « impose » un thème sur lequel je travaille. Elle compose ensuite une mélodie en « yaourt » (sic). Elle est très exigeante, il y a donc beaucoup d’échanges entre nous.

Cet album nous offre 10 morceaux d’un rock efficace, énergique, varié et dont les morceaux restent en tête. Le chant et la ligne mélodique sont la force de cet album. Qu’en pensez-vous ?

Marie : le but est de faire des tubes, et que les morceaux restent en tête ! (rires).

Marc :  ta remarque ne m’étonne pas, parce qu’on construit les titres autour du chant. Arriver à ce résultat est très exigeant. On a travaillé sur la durée parce que cela nous a demandé beaucoup de temps, de travail, de réflexions, d’échanges et sans cesse des remises en question. On a élaboré chaque segment avec précision, le placement de la voix, la façon de chanter qui est différente d’avant…

 

 

Pourquoi avoir choisi de clipper le morceau « Pink Punk » ?

Riton : on a trouvé que c’était le single « évident » de cet opus. C’est un morceau fédérateur de par son thème et son texte. Je trouve que c’est une bonne amorce de ce qui se passe dans l’album.        

J’aurais trois mots pour définir votre artwork : ésotérique, mystérieux et espoir parce qu’il s’ouvre sur un superbe paysage.

Riton, Marc et Marie : c’est tout à fait ça !  

Marc : il a l’air très simple, mais c’est comme notre musique, tout est extrêmement travaillé.

Riko :  On voulait quelque chose d’oppressant, du « close-up », mais qui s’ouvrait sur une perspective plus lumineuse. On a tout de suite adhéré à la proposition de Tonio notre graphiste. On a ajouté 3 symboles qui nous sont tout à fait personnels pour amplifier ce côté mystérieux. D’ailleurs, on n’a pas mis ni le titre ni le nom du groupe parce qu’on voulait garder ce côté très esthétique, mais en intégrant tout de même notre logo.

 

AGUELENNA - AGUELENNA
AGUELENNA – AGUELENNA
Comment s’est fait la rencontre avec le label M & O Music ?

Marc : nous sommes un groupe de Seine et Marne et on travaille avec Stéphane Labas de l’Empreinte (de Savigny le Temple NDLR)

Riko : Steph a contacté Alex de M&O, qui a validé le projet très, très rapidement !

Marc : tout ça s’est fait très rapidement, très simplement et depuis on ne se quitte plus !

Vous avez travaillé avec la Smac de Savigny le Temple, pouvez-vous m’expliquer en quoi ça a consisté et quel est l’importance de ce soutien ?

Marc : On est « soutien Empreinte » on a donc un soutien logistique, humain, et des conseils aussi. Le clip y a été tourné, on y fait des résidences. De fil en aiguille, on débouche sur un réseau et sur un mode de fonctionnement qui fait qu’on se professionnalise et qu’on acquiert une crédibilité. Il faut savoir que l’Empreinte est labelisée SMAC (Scènes de Musiques Actuelles – NDLR)

Vous vous impliquez dans les Cmr, pouvez-vous me dire ce que c’est et pourquoi la transmission et le partage sont importants pour vous ?

Marc : c’est Stéphane Labas qui nous a proposé ce projet. On a dit banco tout de suite parce que ça débouchait sur la création d’un spectacle avec les enfants. Cette idée de partage nous a tout de suite séduite et les enfants nous apportent énormément ! Je milite pour que l’art et la pratique artistique intègrent beaucoup plus l’école ! C’est une ouverture sur le monde.

Riko : les enfants aiment le son, tout leur plait !  Ils ne sont pas encore formaté rap, metal…

Marie : l’échange est très humain et c’est énorme de transmettre notre passion.

Comment allez-vous défendre cet album ?

Marc : on est en plein booking pour mettre des dates en place, peut être à l’automne.

Affaire à suivre donc.

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