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Mennecy Metal Fest 2026 : Interview de JP Dugoin Clément

Jean Philippe Dugoin Clément _officielle2026
Jean Philippe Dugoin Clément _officielle2026

« Mennecy Metal Fest : c’est bien plus qu’une histoire de décibels »

Depuis sa création, le Mennecy Metal Fest s’est imposé comme un rendez-vous singulier : un festival porté par une commune, qui fait cohabiter têtes d’affiche, groupes émergents et diversité des genres.

À l’occasion de cette nouvelle édition, Jean-Philippe Dugoin-Clément revient sur les choix qui ont façonné le festival, ses ambitions, ses contraintes et une question essentielle : comment grandir tout en restant à taille humaine ?

Il évoque également le rôle de la culture dans l’attractivité d’un territoire et les questions que peut poser la programmation d’artistes controversés.

Un échange qui permet finalement de regarder le Mennecy Metal Fest autrement : non seulement comme un rendez-vous metal, mais comme un projet culturel et territorial dont l’ambition est peut-être résumée par un seul mot, choisi par son principal défenseur pour définir ce qu’il ressent aujourd’hui : le bonheur.

« Je voulais créer un événement qui qualifie la commune dans le cadre d’une politique culturelle volontariste. »

Merci infiniment de répondre à mes questions. Avant de parler de cette nouvelle édition, peux-tu revenir sur la naissance du Mennecy Metal Fest et expliquer comment un maire et fan de metal s’est retrouvé à porter ce festival ?

JP Dugoin-Clément : Je ne l’ai pas créé pour me faire plaisir ou parce que j’étais fan de metal. Quand j’ai été élu maire, j’ai souhaité faire de la culture un marqueur pour la commune. On l’a fait à travers beaucoup de choses : le conservatoire, les interventions culturelles dans les écoles, les Folies du Parc à l’époque, la reconstruction et l’agrandissement du théâtre, le développement des saisons culturelles. Là, c’est un auditorium qui est en train d’être livré.

Au sein de cette politique culturelle, je voulais avoir un événement qui puisse être une image, un marqueur, quelque chose qui donne à voir. Souvent, les villes sont qualifiées positivement ou négativement à travers un événement, un fait ou un lieu. Quand on dit Angoulême, on pense à la BD ; dans le domaine sportif, on peut parler du Castellet ou de Magny-Cours. Ce sont des choses qui qualifient un territoire. Je souhaitais donc porter un événement de type festival qui qualifie la commune.

Pourquoi le metal ? D’abord par élimination : tout ce qui est variété, ce sont des tarifs absolument injouables pour une petite commune comme la nôtre. Le jazz manouche était déjà pris par Samois. Et puis j’ai une appétence pour cette musique, et il n’y avait aucun équivalent sur le territoire. Il y avait des festivals, mais beaucoup ont disparu : Montereau Confluence, le Musik’Elles de Meaux… Le seul qui ait survécu, c’est Samois, désormais à Fontainebleau, qui a élargi sa programmation en faisant venir Sting, par exemple.

Donc l’idée est partie de là : créer un événement qui qualifie la commune dans le cadre d’une politique culturelle volontariste.

Le metal n’est pas forcément bien vu par ceux qui ne connaissent pas. Il y avait aussi cette volonté de faire découvrir ce genre de musique ?

JPDC : Oui, c’est la part de risque que j’ai prise. Comme le metal, le rap, le reggae ou d’autres styles, il peut y avoir un imaginaire attribué qui ne correspond pas forcément à la réalité. En tant que maire, j’essaie de travailler sur toutes les cultures : on fait venir l’ONDIF (Orchestre National d’Ile de France – NDLR), on organise le Mennecy Metal Fest, on accompagne des troupes théâtrales, on a deux salons de peinture et de sculpture par an. L’idée est de faire vivre toutes les cultures.

Sur la question du festival, c’est aussi un moyen de faire découvrirce genre de musique. Après chaque festival, je me fais engueuler : je reçois dans les deux jours qui suivent une dizaine de mails d’injures parce que les gens n’ont pas pu dormir à cause du bruit jusqu’à 3 heures du matin, alors qu’en général ça dure une ou deux heures après la fin. On se fait engueuler aussi sur le stationnement. Mais la peur des premières années a disparu : c’est passé dans les mœurs, c’est devenu quelque chose de courant et, en fait, ça démystifie les choses.

Il y a aussi un petit effet économique : tous les Airbnb du secteur sont pleins. Je pense que les commerces tournent aussi un peu plus et que c’est amené à se développer.

L’autre chose, c’est casser des stéréotypes et accompagner des parcours culturels, des parcours de création et de développement. On a des groupes internationaux, des groupes avec des musiciens qui vivent très bien de ce qu’ils font, d’autres qui sont professionnels dans leur production mais qui rament parce qu’ils ont un boulot à côté, et puis des groupes qui démarrent.

Deux groupes viennent désormais des tremplins qu’on organise avec Le Stock. Le festival permet à des groupes émergents d’avoir une vraie scène, un accueil professionnel, les mêmes conditions que les pros. Les lieux de production de musique ont tendance à se réduire. On vit de plus en plus dans le virtuel et de moins en moins dans le réel. Donc permettre cela à des groupes qui démarrent, c’est important.

Mennecy Metal Fest 2026 - Conception graphique Vincent Fouquet - Above Chaos

Mennecy Metal Fest 2026 – Conception graphique Vincent Fouquet – Above Chaos

« Le festival permet à des groupes émergents d’avoir une vraie scène, un accueil professionnel, les mêmes conditions que les pros. »

C’était une volonté de permettre à ces groupes émergents de côtoyer les grands groupes et d’être sur la même scène ?

JPDC : Oui. Ils sont sur la même scène, avec les mêmes techniciens, les mêmes accueils. On ne fait aucune distinction.

Pour certains, ce sera une expérience unique ; pour d’autres, une première expérience, puis ils vivront leur vie et grandiront. C’est aussi essayer d’accompagner l’émergence de groupes sur la scène francilienne principalement, mais nationale aussi, parce qu’on accueille des groupes qui viennent d’un peu partout.

Pourquoi avoir fait de la culture un axe si fort, alors qu’elle peut être une variable d’ajustement pour certaines mairies ?

JPDC : Il y a deux choses : un volet qualification et un volet cohésion.

Le volet qualification, c’est ce que je disais tout à l’heure : une commune, un territoire, un département ou une région est qualifié par ce qu’il porte. Quand on parle d’un lieu, est-ce qu’on a envie d’y aller ? Est-ce qu’il y a un phénomène d’attractivité ? Est-ce qu’il s’en dégage quelque chose de positif ou de négatif ?

Pendant des années, quand tu disais Carpentras, c’était la question du cimetière. Pour un maire, arriver à revenir sur une image comme celle-là, c’est terrible, parce que ce sont des décennies pour essayer de rattraper ce qui a été fait en une nuit.

Pour moi, il est donc important, si on veut qu’un territoire ou une commune puisse avoir une attractivité, d’aller vers une qualification. Jouer sur la culture, appuyer sur la culture, c’est un moyen de travailler cette qualification.

Ensuite, quand on parle de cohésion, pour moi, il y a deux grands leviers dans les compétences communales : le sport et la culture.

Le sport, parce que c’est une école de vie : apprendre une discipline, le respect, un cadre, l’effort. Il faut parfois se faire un peu mal et, quand on est moins jeune, cela permet aussi de garder une hygiène de vie.

La culture aussi, parce que c’est une forme de discipline et une école d’effort et d’apprentissage. Quel que soit le domaine — métal, rap, slam — si tu ne bosses pas, tu ne sortiras rien. Mais au-delà de ça, la culture amène à fédérer et à accepter une forme de différence. Je trouve ce volet-là très fort.

Pour moi, les deux facteurs de cohésion dans les compétences communales, ce sont donc le sport et la culture.

Cette édition semble marquer un changement d’échelle. Y aura-t-il beaucoup de changements sur le site ?

JPDC : À la marge. On ne change fondamentalement pas la configuration. On repousse un peu la deuxième scène, on gagne quelques mètres devant la principale, on recule un peu les stands de merch. Le site ne permettra jamais d’accueillir des dizaines de milliers de personnes, mais c’est aussi ce qui fait son charme : c’est un cocon.

On va essayer de créer un espace détente, assis, cosy, pour avoir envie de prendre un verre ou de manger quelque chose. On garde la convention de tatouage à côté, qui vit en parallèle et qui marche bien. Donc pas de grosse révolution !

Ta récente réélection permet-elle d’avoir une vision à plus long terme pour le festival ?

JPDC: Tant qu’on n’a pas de catastrophe budgétaire, on continue. On n’est pas à l’équilibre : le déficit varie entre 30 000 et 80 000 euros selon les années, en moyenne 40 000 à 45 000 euros. Idéalement, on aimerait arriver à l’équilibre, mais il ne faut pas dépasser cette capacité de déficit.

C’est ce que va nous coûter le feu d’artifice du 14 juillet. Pour un festival sans équivalent dans notre région, avec plus de trente groupes et quelques milliers de personnes, ce n’est pas quelque chose de choquant. C’est quelque chose que j’assume et que je porte.

Si demain les finances s’effondrent ou si des réformes de l’État coupent les budgets, la question se posera. Aujourd’hui, les financements sont simples : billetterie, buvettes, petite subvention de la Sacem, la Région — et je me bagarre beaucoup pour que ça continue — et probablement, cette année, un accompagnement financier de la communauté de communes pour la première fois.

L’économie des festivals est compliquée. Les cachets des groupes ont fortement augmenté, pour les plus connus d’entre eux, et les coûts techniques et scéniques n’ont pas diminué. L’objectif, c’est de pérenniser le festival, de continuer à le faire grandir gentiment, mais aussi de rester à taille humaine. Je ne te dirai jamais qu’on fera un festival avec 10 000 personnes par jour, parce qu’on ne pourrait plus le faire là. Et donc ça devient autre chose.

« L’objectif, c’est de pérenniser le festival, de continuer à le faire grandir gentiment, mais aussi de rester à taille humaine. »

L’augmentation des cachets des grands groupes n’est-elle pas aussi l’occasion de faire découvrir des groupes moins connus et donc moins chers ?

JPDC : C’est toujours la question de l’équilibre ! Sans deux ou trois têtes d’affiche un peu plus marquantes, combien de billets vendus ? À quel tarif ?

Si le tarif des billets est divisé par deux ou s’il y a deux fois moins de billets vendus au même tarif, on est dans la catastrophe budgétaire et, l’année suivante, il n’y a plus de festival.

Nous, on ne fait aucun bénéfice dessus. Politiquement, la majorité que je conduis considère qu’avoir un déficit peu ou prou équivalent aux festivités du 14 juillet, à son feu d’artifice et à sa soirée musicale, ce n’est pas choquant. Si on devait le multiplier par deux, trois ou quatre, ça poserait problème, parce qu’on est une petite ville.

Le financement du festival a fait un petit peu débat pendant la campagne des municipales.

JPDC : Oui, avec beaucoup de bêtises racontées. On nous a expliqué que ça coûtait 400 ou 500 000 euros, ce qui est le volume de dépenses, pas le déficit.

La culture a un coût. Les deux services de la ville les plus déficitaires sont les crèches et le conservatoire. Fermer le conservatoire ferait économiser 700 000 euros. Les interventions dans les écoles coûtent des dizaines de milliers d’euros. Effectivement, la culture a un coût.

Quand on fait venir un humoriste, on est à l’équilibre. Quand on fait venir l’ONDIF, on sait qu’on perd de l’argent, mais on l’assume parce que c’est aussi amener de la culture.

Tant qu’on peut le faire, faisons-le. Si un jour on ne peut plus, on arrêtera. Je n’ai pas envie de faire « Gribouille », qui jette à l’eau par peur de se noyer, en disant : « On arrête tout parce que peut-être qu’un jour on ne pourra plus. »

Aujourd’hui, le Mennecy Metal Festival attire un public qui dépasse largement les frontières de l’Essonne. Des Texans viennent cette année et des Québécois reviennent ! Et est-ce que ce rayonnement change la place du Mennecy Metal Fest dans l’image et l’attractivité de la ville ?

JPDC : Quand on parlait d’image et de qualification de la ville, ce sont des choses positives et qui marquent. Je pense qu’il y a beaucoup de gens à Mennecy, y compris ceux qui ne sont pas fans de musique metal, qui sont plutôt contents d’avoir un événement qui fait parler de la ville en positif, qui crée de la vie, du dynamisme et de l’attractivité.

Ils sont potentiellement contents d’aller y passer une ou deux demi-journées ou une journée eux-mêmes, parce que c’est un événement comme il n’y en a pas tant que ça dans le secteur.

Moi, je trouve ça génial que des Texans viennent en France et passent par Mennecy parce qu’il y a le festival. Honnêtement, ils ne sauraient même pas où est la ville autrement.

On reste un petit festival à taille humaine, donc on ne fera pas des centaines de Texans, mais je trouve ça extraordinaire. Ça fait parler d’un territoire, c’est une forme de publicité positive, et de rayonnement.

« Je voulais des débutants et des pros sur la même scène, avec les mêmes conditions. Ça fait partie de l’ADN du festival. »

Revenons à la programmation. On parlait de groupes nationaux, internationaux et émergents. Est-ce que tu considères qu’il y a un devoir, ou plutôt un choix, de faire découvrir de nouveaux groupes ?

JPDC : Le choix est double. Dès le départ, je voulais des débutants et des pros sur la même scène, avec les mêmes conditions. Ça fait partie de l’ADN du festival.

Autant on a besoin d’avoir deux ou trois locomotives qui tirent vers le haut parce qu’on a une économie et une billetterie à tenir, autant le faire sans avoir cet ancrage dans des parcours culturels, dans des parcours de vie, ça n’aurait pas de sens.

Et puis, pour moi, la culture, c’est un truc d’ouverture. Ce qui est marrant quand on parle de musique, et c’est vrai dans le metal comme dans d’autres styles, c’est qu’il y a une capacité de toute une partie des gens à se sous-catégoriser et parfois à ne pas s’aimer entre sous-catégories.

Moi, j’ai toujours refusé que le festival se sous-catégorise. On peut avoir des années où on va tirer un peu plus sur tel ou tel genre, mais j’ai toujours refusé qu’on passe à côté de la diversité musicale au sein du métal.

Moi ça me va très bien d’avoir du stoner, du death, du thrash, du métal pur et dur… Je m’en fous. Au contraire, je trouve que c’est bien. Cette musique est déjà suffisamment stigmatisée comme ça.

Je veux vraiment être sur quelque chose qui soit hyper vrai, y compris avec des gens qui ne sont pas forcément fans de metal. On peut avoir Electric Mary et Dark Funeral sur la même scène : ça montre que la diversité existe.

« Moi, j’ai toujours refusé que le festival se sous-catégorise. »

Il y a aussi des partenaires comme MusikÖ Eye, Metal Kombat et Le Stock, qui portent ces groupes émergents et participent à cette découverte. C’est important d’avoir ces partenaires et de s’ouvrir sur l’extérieur, avec des gens qui apportent aussi un autre regard ?

JPDC : Oui. Pour nous, c’est aussi un moyen de créer un parcours de sélection de groupes émergents qui ne se fasse pas sans recherche, à la « gueule du client » ou uniquement par connaissance, parce que c’est untel qui connaît untel qui connaît untel. Ça nous permet d’avoir une sorte de filtre de tri.

Avec Le Stock, on monte une dizaine de tremplins par an dans différents styles musicaux. Pour le métal, le Graal, c’est le passage sur le Mennecy Metal Fest. Mais c’est aussi un moyen de challenger un peu, d’accompagner la création, d’objectiver, puis d’élargir le spectre.

Et très objectivement, nous, services municipaux, avec un service culturel, on compte les agents sur les doigts d’une main.

Les festivals sont parfois confrontés à des artistes faisant l’objet de controverses. Quelle est la ligne de conduite du Mennecy Metal Fest concernant ces situations ?

JPDC : Dans le cadre de No One, à ma connaissance, il n’y a pas eu de condamnation dans la procédure dont on parle.

Je ne suis pas juge, je ne suis pas procureur, je ne suis pas magistrat, je ne suis pas censeur. Je ne suis pas là pour tordre le cou à des gens. Je ne sais absolument pas ce qu’il en est ou ce qu’il n’en est pas concernant ce groupe.

La seule chose que je sais, c’est qu’il n’y a pas eu de condamnation et que, d’après ce qu’on m’en a dit, les procédures enclenchées n’ont pas donné lieu à une condamnation.

S’il y avait une procédure en cours ou une condamnation, ce serait différent, comme pour un agent municipal ou une entreprise avec laquelle on travaille.

Je pense aussi que le festival est engagé depuis des années sur la tolérance, le respect, le refus de la violence, l’inclusion et le refus de toute forme de discrimination.

 C’est quand même une question que vous vous posez lorsque vous programmez un artiste faisant l’objet d’accusations ?

JPDC : Mais bien sûr. Moi, je ne suis pas flic, je ne suis pas magistrat, je ne suis pas juge. Et j’essaie profondément dans ma vie, que ce soit sur ça ou sur n’importe quoi d’autre, de ne pas juger les gens.

Après, je peux comprendre les choses sur des sujets de ce type. Mais ce qui est vrai dans le cadre de No One, et on pourrait avoir la question sur d’autres groupes ou d’autres artistes, c’est que, quand on a des artistes où la question est celle de violences répétées ou d’une procédure en cours, on peut poser la même question. Moi, je demande quand même à un moment : est-ce que la personne a été condamnée ou est-ce qu’elle ne l’a pas été ? Est-ce qu’il y a une procédure en cours ou est-ce qu’il n’y en a pas ?

On pourrait néanmoins répondre que l’absence de condamnation ne fait pas nécessairement disparaître une controverse. Comment prenez-vous en compte cette dimension ?

JPDC: Moi, j’entends bien absolument tout. Et encore une fois, je n’ai pas eu accès au dossier. Je ne sais pas ce qu’il y a dedans.

La justice est là pour examiner ces situations. Moi, je ne vais pas me substituer à elle. Si une procédure est en cours ou s’il y a une condamnation, ce sont évidemment des éléments différents à prendre en compte. Mais je ne vais pas prétendre connaître un dossier auquel je n’ai pas eu accès.

« C’est plein de choses : du stress, une fierté, le sentiment de faire quelque chose d’utile quand tu es élu. Mais si tu dois dire une chose, oui, c’est du bonheur.»

Revenons quand même au Mennecy Metal Fest. Si tu devais le résumer en une phrase aujourd’hui, qu’est-ce qu’il représente pour toi ?

JPDC : [long silence] Du bonheur.

Ça fait partie de ces moments un peu en dehors de tout. Après, c’est plein de choses : du stress, une fierté, le sentiment de faire quelque chose d’utile quand tu es élu. Mais si tu dois dire une chose, oui, c’est du bonheur. Parce que, y compris avec le stress et les emmerdements, c’est quand même quelque chose à part.

 

Retrouvez notre interview de Heart Attack au Furios Cirkus : https://loudtv.net/interviews/heart-attack-linterview-au-furious-cirkus/

Retrouvez toutes les infos sur le site internet du Mennecy Metal Fest : https://mennecy-metal-fest.fr/

 

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