
FALLING IN REVERSE LIVE AU ZENITH DE TOULOUSE
Le public Toulousain est gâté cette année, car après la venue de GHOST en avril dernier c’est au tour de FALLING IN REVERSE, autre poids lourd du Metal moderne de venir atomiser le Zenith en ce 25 juin 2025.
Une date bookée à la va vite et une chance unique, en effet, de voir le sulfureux Ronnie RADKE et son groupe en live, juste après ses passages remarqués au ROCK AM RING ou au HELLFEST.
Cette tournée s’effectue dans le cadre de la promotion du dernier album POPULAR MONSTER, couronné de succès, sorti l’année dernière.

C’est malgré tout un Zenith qui se rempli timidement en ce début de soirée caniculaire et moite, pour un évènement qui débute a 19h30 devant un public clairsemé.
C’est le groupe belge ICED SEALED EYES qui fait office de première partie, en lieu et place des excellents CROSSFAITH initialement prévu.
On apprendra deux jours plus tard que le groupe japonais a tout simplement été viré de la tournée par Ronnie himself suite à des allégations graves à l’encontre du guitariste, confirmées officiellement par la suite.
Une bien triste nouvelle donc, qui nous oblige à subir le set de ICED SEALED EYES, énième groupe metalcore à la sauce moderne, qui, bien que plutôt sympathique et bien en place scéniquement, produit une musique beaucoup trop convenue et lisse pour convaincre et captiver au-delà de 10 minutes.
C’est donc après 40 mn laborieuses et un discours moralisateur, sans doute adressé directement au chanteur star de la soirée, ce qui est fort de café, que le groupe belge aux allures de Nicolas SIRKIS et sa bande, quitte la scène à notre grand soulagement.
La tension monte à mesure que le changement de plateau s’effectue et que la salle se remplie, à présent franchement, d’une audience logiquement plutôt jeune et impatiente d’en découdre.
Les lumières s’éteignent enfin et le spectacle commence, une fois n’est pas coutume, par écran géant interposé ou l’on voit Ronnie RADKE et son groupe parcourir les coulisses en chemin vers la scène effectuant diverses pitreries, en interaction avec un public ravi de se prêter au jeu, qui réagit avec enthousiasme, le tout sur HIGWAY TO HELL d’AC DC en fond sonore.
Les musiciens arrivent finalement sur scène sous les acclamations déchainées des fans toulousains qui font une véritable ovation au charismatique chanteur controversé.
Ce dernier, en guise d’introduction, juché sur sa plateforme, au centre de la scène, entame le rap sombre de PREQUEL , sorte de calme avant la tempête, remarquablement interprétée.
Le riff de ZOMBIFIED retenti dans un Zenith Toulousain en effervescence qui n’attendait que cette étincelle pour laisser exploser sa joie et sa ferveur.
L’entrée en matière est spectaculaire et nous sommes immédiatement happé par la présence scénique, d’une rare intensité du vocaliste Ronnie RADKE.
La scénographie, impressionnante, avec ses incessants jets de flammes tout le long du set qui nous font transpirer à grosses gouttes, est dédiée toute entière à la gloire du gaillard bodybuildé, qui, tel un Dieu Grec, tiens le public dans le creux de la main.

En effet, le natif de LAS VEGAS, sur sa plateforme surélevée, même si son jeu de scène est réduit à son strict minimum, est définitivement le centre de l’attention tant son aura est électrisante et magnétique et l’interprétation de ses morceaux, habitée.
Le reste du groupe bien que simple faire valoir du chef, n’en est pas moins efficace, notamment, Daniel “DL” Laskiewicz, chanteur de BAD WOLFES et bassiste de prestige sur cette tournée.
Ce dernier, forte personnalité oblige, se révèle être le parfait bras droit de RADKE le secondant efficacement sur les parties rappées notamment.
Après ces deux extraits de l’album POPULAR MONSTER suivent les plus funs et légers I’M NOT A VAMPIRE et FUCK YOU AND ALL YOUR FRIENDS tirés respectivement du premier album THE DRUG IN ME IS YOU (2011) et de COMING HOME ( 2017).
Court retour à l’univers récent du groupe avec l’excellent BAD GUY dans cette partie du concert qui met l’accent sur les titres plus anciens du répertoire de FIR.
Suivent donc, dans cet esprit, le tube LOSING MY MIND et THE DRUG IN ME IS YOU qui malgré un contraste évident avec les nouveaux titres, ont le mérite de bien chauffer le public en live et de ratisser large dans la discographie du groupe.
JUST LIKE YOU referme la première partie du set sur un énorme éclat de rire, Ronnie interagissant beaucoup avec ses fans sur ce titre graveleux, à travers le cameraman embarqué attitré qui le suis sur scène et en backstages.
Coulisses ou nous retrouvons RADKE et son bassiste, au micro, pour une interprétation endiablée de FEAR avant un retour sur scène du groupe pour une interprétation magistrale du nouveau single GOD IS A WEAPON.
Comme pour tous les titres de ce soir, le magnifique clip du morceau est diffusé en simultané sur l’écran géant en fond de scène, ce qui permet de vivre un duo fictif du plus bel effet entre Ronnie et Marylin MANSON, invité sur le single.
Bien que virtuelle, la présence du Révérend sur scène s’avère plus fascinante que jamais et donne envie de le revoir en action en chair et en os le plus rapidement possible.
Moment plus léger sur ALL MY LIFE ou le frontman enfile son chapeau de cow boy et demande au Zenith de faire son plus beau « yeeeeehaaaaa », immédiatement suivi d’effet par un public Toulousain en délire.
Le fédérateur morceau titre POPULAR MONSTER offre un des plus beaux et puissants moments de la soirée avant le plus posé et torturé VOICES IN MY HEAD.

Le tant attendu RONALD suivi de WATCH THE WORLD libère l’apocalypse dans le public de la Ville Rose et l’impression d’être lâché directement dans la Gehenne n’est pas loin tant les jeux de flammes et l’énergie sur scène sont à leurs paroxysmes sur ces deux derniers morceaux de la soirée.
Clap de fin donc, après 80 petites minutes de show, avec le groupe qui fait un selfie et salue la foule pour un dernier tour de piste sur fond de « We are the Champions » de Queen.
Malgré les diverses polémiques et un chanteur clivant, le public Toulousain s’est déplacé en masse pour assister à un concert qui marquera durablement les esprits.
Certes, le tout n’est pas exempts de défauts, notamment le manque de fluidité d’une set list beaucoup trop entrecoupée de temps mort et un manque d’homogénéité entre nouveaux et anciens titres qui peux faire retomber la tension par exemple.
Il n’empêche que le potentiel est la et que FALLING IN REVERSE propose une expérience unique, décalée et innovante, notamment avec ce système de cameraman embarqué, une bonne dose d’humour et un spectacle à couper le souffle.
Le tout, repose bien sûr sur son frontman, Ronnie RADKE, dernière véritable ROCK STAR moderne, qui apporte enfin un peu de personnalité, d’authenticité et de danger à une scène Métal qui en manque cruellement.
SET LIST
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Highway to Hell (AC/DC intro tape)
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Prequel
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Zombified
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I’m Not a Vampire
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Fuck You and All Your Friends
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Bad Guy
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Losing My Mind
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The Drug in Me Is You
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Just Like You
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NO FEAR (played backstage)
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God Is a Weapon
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All My Life
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Popular Monster
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Voices in My Head
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Ronald
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Watch the World Burn
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We Are the Champions (Queen outro tape)





