
SLEEP la compilation hommage sortie
Cathedral of Smoke : Witching Buzz rend hommage à Sleep avec une compilation stoner doom internationale
Witching Buzz Records replonge dans les profondeurs du stoner doom avec Cathedral of Smoke: A Tribute to SLEEP, une compilation réunissant dix artistes internationaux autour de l’héritage du mythique groupe américain Sleep.
Sortie le 7 août 2026, cette compilation exclusivement numérique propose une relecture de plusieurs morceaux issus des différentes périodes de la carrière de Sleep. L’objectif n’est pas de reproduire fidèlement les originaux, mais de laisser chaque formation s’approprier ces compositions tout en conservant leur puissance hypnotique, leurs riffs massifs et cette atmosphère lourde caractéristique du groupe. (Witching Buzz)
Dix groupes pour célébrer l’héritage de Sleep
Cathedral of Smoke rassemble des formations venues des États-Unis, du Royaume-Uni et de plusieurs pays européens. La sélection traverse plus de trois décennies de musique, des premiers morceaux de Sleep jusqu’à leur période la plus récente.
Au programme :
- Abel Blood (USA) – Giza Butler
- Buzzards of Babylon (UK) – Dragonaut
- Dee Calhoun (USA) – From Beyond
- Fuzzing Nation (Grèce) – Marijuanaut’s Theme
- Lizzy (USA) – The Botanist
- Owls Over Oaks (Italie) – The Suffering
- Poste 942 (France) – Hot Lava Man
- Serpent Kiln (Pays-Bas) – Catatonic
- Shadow Witch (USA) – Aquarian
- When the Deadbolt Breaks (USA) – Holy Mountain
Parmi les titres les plus attendus, on retrouve évidemment Dragonaut, Aquarian et Holy Mountain, mais aussi Hot Lava Man, morceau plus récent repris ici par les Français de Poste 942.
Une approche qui privilégie la réinterprétation
L’intérêt de ce type de compilation réside justement dans les différences d’approche entre les participants. Plutôt que de chercher à reproduire le son de Sleep à l’identique, les groupes conservent les fondamentaux — riffs lourds, tempos lents, basses profondes et ambiance psychédélique — tout en injectant leur propre personnalité.
La compilation propose ainsi un voyage à travers différentes facettes de l’univers de Sleep. Certaines reprises accentuent le groove et la puissance du matériau original, tandis que d’autres développent davantage son côté psychédélique et atmosphérique. (The Obelisk)
Une nouvelle étape pour Witching Buzz
Avec Cathedral of Smoke, Witching Buzz poursuit sa série de compilations consacrées aux grandes figures du stoner et du doom. Le label avait précédemment proposé Spaceship Landing: A Tribute to KYUSS puis Iron Man’s Anthem: A Tribute to Ozzy Osbourne. (Witching Buzz – Occult Vibe Haven)
Le concept fonctionne particulièrement bien avec Sleep : leur influence sur le stoner doom et le metal underground est considérable, et leurs riffs continuent d’être une source d’inspiration pour plusieurs générations de musiciens.
Cathedral of Smoke: A Tribute to SLEEP est disponible exclusivement au format numérique.
Écouter l’album
👉 Cathedral of Smoke: A Tribute to SLEEP – Bandcamp
Une compilation à découvrir pour tous les amateurs de Sleep, stoner metal, doom, sludge et heavy psych, mais aussi pour ceux qui aiment entendre des classiques revisités par la scène underground actuelle.
Réecoutez le tribute à Ozzy Osbourne ici :
https://loudtv.net/news/ozzy-osbourne-22-groupes-lui-rendent-hommage/
Sleep : la bio
Formé en 1990 à San José, en Californie, Sleep est l’un des groupes les plus importants et les plus influents de l’histoire du doom metal et du stoner metal. Le groupe est fondé par Al Cisneros (basse, chant), Matt Pike (guitare) et Chris Hakius (batterie), trois musiciens qui vont rapidement développer un son lourd, lent et hypnotique.
Après plusieurs premiers albums, dont Volume One (1991) et Sleep’s Holy Mountain (1993), le groupe s’impose comme une référence de la scène underground. Sleep’s Holy Mountain devient notamment un album culte, mêlant riffs massifs, rythmiques lentes et atmosphères psychédéliques. Le disque influencera durablement toute une génération de groupes de stoner, doom et sludge.
En 1998, le groupe americain publie Dopesmoker, une œuvre monumentale construite autour d’un unique morceau de près d’une heure. Véritable voyage sonore dominé par des riffs répétitifs et hypnotiques, l’album deviendra au fil des années l’une des œuvres les plus emblématiques du doom et du stoner metal.
Malgré son statut culte, les Californiens se séparent à la fin des années 1990. Al Cisneros et Chris Hakius poursuivent leur collaboration au sein d’Om, tandis que Matt Pike fonde High on Fire.
Les Américains se reforment finalement en 2009, avec Jason Roeder à la batterie à partir de 2010. Le groupe reprend progressivement les concerts et publie en 2018 The Sciences, son premier véritable album studio depuis près de vingt ans. Le disque confirme que la formule du groupe n’a rien perdu de sa puissance : riffs monumentaux, tempos pesants et ambiance psychédélique.
Au fil de sa carrière, Sleep est devenu bien plus qu’un groupe de metal : une véritable référence culturelle du riff lourd. Son influence se retrouve dans le doom, le stoner, le sludge et dans une grande partie du metal contemporain.
Avec ses compositions hypnotiques, son approche minimaliste et ses riffs légendaires, Sleep reste aujourd’hui considéré comme l’un des groupes ayant le plus contribué à définir le son du stoner doom metal.
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