Parallyx : chronique du 1er album, The Cult

Des débuts prometteurs pour Parallyx
Le mélange des genres a du bon ! Et c’est bien pour ça que j’ai été ravie de pouvoir écouter l’album The Cult et de découvrir le groupe Parallyx. D’ailleurs, pour en savoir plus, je ne peux que vous conseiller d’aller jeter un œil et une oreille à l’interview réalisée il y a peu par Joe pour Loud TV :
https://loudtv.net/metalcore-francais-decouvrez-la-bombe-parallyx-en-interview/
Pour vous la faire courte, Parallyx, c’est un groupe franco-marocain de metalcore mené par la hargne dévorante de sa frontwoman, Lina Benabdesslem. Avec son premier album The Cult, défendu en tournée cet été au Festival 666 ou au FuriosFest, les débuts de Parallyx sont très prometteurs.
Mon avis sur The Cult, 1er album de Parallyx
The Cult s’ouvre sur The Call, une instrumentale très atmosphérique qui met directement l’auditeur dans l’ambiance. Perso, je suis très sensible aux instrumentales et j’arrive toujours bien à me projeter sur l’histoire racontée. Et l’histoire que raconte The Call n’augure rien de très sain et ne donne qu’une envie : écouter le reste de l’album pour découvrir son histoire et l’identité de Parallyx. Spoiler alert : tant l’album que le groupe renvoient une musique intense, empreinte d’une histoire complexe, voire malsaine (et croyez-moi, c’est positif).
Le reste de The Cult oscille justement sur le fameux mélange des genres dont je parlais précédemment. On y retrouve du metalcore bien évidemment, mais aussi de l’atmosphérique, un chouïa de prog’ et un brin d’électro, le tout surmonté d’une voix assez impressionnante, que je ne demande qu’à entendre en live. La chanson Doomsday en est d’ailleurs la parfaite démonstration : Lina révèle dès ce deuxième titre toute l’étendue de son talent vocal. Walk Away est une chanson légèrement plus « pop » qui ne transgresse pas la touche atmosphérique qui ouvre The Cult. Pour les amateurs de metal plus moderne, Matriochka (titre sorti en single) s’inscrit dans la lignée électro que l’on connaît aujourd’hui. Si, en ce qui me concerne, je ne suis clairement pas le public cible et que le flow vocal n’est pas à mon goût, la production est de qualité et je ne doute pas que c’est le genre de titre qui saura aisément trouver son public.
Les chansons Pandemonium, Remedy, Rituals ou même Cage of Fire sont de parfaites illustrations de l’esprit Parallyx : une diversité vocale solide, une musique lourde et pesante avec une ligne de basse comme on les adore, une guitare saturée et une batterie carrée, sans surplus. La touche de prog’ sur Pandemonium n’est pas sans me déplaire. Finalement, le titre Vices of Men vient boucler cet album de 9 titres en mode bitter-sweet. Parallyx a dosé pile comme il le fallait son énergie pour que l’auditeur finisse d’apprécier The Cult comme il l’a commencé : plongé dans l’univers du groupe.
Si l’album a concentré beaucoup de travail, se dote d’une très bonne production et présente une cohérence certaine (on comprend bien que Parallyx raconte une histoire et s’inscrit dans un concept), il est à gager que la musique deviendra davantage technique dans le temps, pour prendre toute sa place, et non pas seulement accompagner la voix comme certains titres le laissent à penser sur The Cult.
En somme, avec ce premier album, Parallyx fait partie de ces groupes à très fort potentiel que je ne serais pas surprise de retrouver rapidement sur l’affiche de gros festivals. L’énergie et l’envie du groupe de se donner à 300 % dans sa musique se ressent tant dans sa musicalité que dans la voix de Lina. Une fois de plus, bien que je ne sois pas la cible du metalcore, encore moins avec une voix féminine, je me languis de suivre l’avenir de Parallyx !
Pour suivre les actualités du groupe : https://www.facebook.com/p/Parallyx-100094581804791/
Tracklist de The Cult par Parallyx
1. The Call
2. Doomsday
3. Walk Away
4. Matriochka
5. Pandemonium
6. The Remedy
7. Rituals
8. Vices Of Men
9. Cage Of Fire
Line-up de Parallyx :
Lina Benabdesslem (chant)
Robin Cabaret (batterie)
Corentin Miara (basse)
Adrien Gottis (guitare)
Mathis Megrier-Tran (guitare)






