
Après un quatrième album, Birth(s), en 2016, qui les ramenait à l’alchimie fondamentale et radicale de leur duo, Steve Perreux (guitare, chant) et Dimitri Chaillou (batterie, chant) continuent d’interroger leurs propres frontières géographiques et musicales, entre post-rock frontal, shoegaze frénétique, chants polyphoniques et diversions instrumentales. Avec ce cinquième album, V, et ses six chansons au titre évoquant chacun une ville visitée pendant leurs récentes tournées, le ROBOT ORCHESTRA s’invente de nouvelles villégiatures voyageuses et résolument européennes.
De la Tchéquie à l’Espagne, de la Slovénie à la Lettonie, en passant par la Pologne, l’album s’écoute comme on compulse un récit de voyage, assumant tranquillement sa maturité comme sa longue maturation. Entre rythmiques furieuses, frénésies électriques, longues plages instrumentales, digressions atmosphériques et lignes vocales naviguant entre mélodie pop et cri cathartique, chaque chanson semble définir son propre territoire de recherches, d’inventions sonores et de richesses mélodiques. Cinétique dans son utilisation des cordes (violon, violoncelle) comme des insertions électroniques, ce rêve éveillé en millefeuilles concasse en cohérence Radiohead et Fugazi, le prog, le kraut et le matrock, la fureur et l’apaisement, l’agitation et la paix, la complexité et la simplicité.
Steve Perreux : Guitar / Vocals
Dimitri Chaillou : Drums / Prog & Arrangements / Keyboard / Vocals
Johan Gardre : Tenor violin / Violin
Francois Pierre Fol : Cello
Enregistrement & mix : Dimitri Chaillou / Electrik Bear Studio @ La Sirene.
Strings enregistrés par Etienne Jouanneau @ la Nef
Master : Thibault Chaumont @ Deviant Lab
Crédit Artwork : Jessie Desolee
Crédit Photos : Fanny Witty Fool





