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THERAPHOSA : LES CERCLES DE L’ENFER

THERAPHOSA BAND
THERAPHOSA BAND
ORGUEIL, ENVIE ET AVARISES REGNENT, TROIS ETINCELLES QUI EMBRASENT LES COEURS. LA DIVINE COMEDIE, L’ENFER CHANT VI.

Avant d’accéder aux cercles de l’ENFER proprement dits, la THERAPHOSA se trouve égarée dans une forêt située sur une colline, « au milieu du chemin de notre vie » (« nel mezzo del cammin di nostra vita »). Derrière cette colline se trouve la cité de JERUSALEM, sous laquelle est creusé l’immense gouffre de l’Enfer.

On y entre en passant la Porte de l’Enfer, pénétrant tout d’abord dans l’Ante-enfer, le VESTIBULE DE L’ENFER. Franchissant le fleuve ACHERON, sur la barque de CHARON, la THERAPHOSA entre enfin dans l’ENFER lui-même.

Le VESTIBULE DE L’ENFER est le lieu où les indécis et les couards sont châtiés, harcelés par les guêpes et les frelons, et dévorés au niveau des pieds par les vers.

Ainsi tout commence pour INFERNO, et sa descente vertigineuse dans le gouffre de l’enfer à travers ces neuf cercles.

Où l’entité à la fratrie redoutable, nous invite à être témoin de l’essence même de tous les péchés et à nous interroger sur notre for intérieur. Chaque morceau d’INFERNO représentant un cercle, l’arachnide plonge profondément dans le coeur des hommes et explore les plus sombres aspects de l’humanité.

Le premier cercle se dessine sous les pas lourds et velus de la créature. II s’agit des limbes dans lequel se trouvent les personnes qui, n’ayant pas reçu le baptême et se trouvant privées de la foi, ne peuvent jouir de la vision de DIEU mais ne sont néanmoins pas punis pour un quelconque péché.

Puis INFERNO dévale les immondices humaines à travers, Luxure, Gourmandise, Cupidité, Colère, Hérésie, Violence, Fraude, Trahison.

Mais THERAPHOSA ne révèle à ce jour que la lumière de trois messages sonores à l’unicité exceptionnelle qui déblaie et éclaire son chemin sinistre le menant jusqu’à la trahison finale.

Clip vidéo de la chanson « Lust » :

Un phare d’originalité marqué par la création, et qui foule vices et sévices infligés par la mère luxure sur la nature humaine avec des motifs sonores très dansants. Où la rythmique Basse/batterie s’extirpe, se joue de désinvolture, sur des guitares tout d’abord sombres et dissonantes, puis plus légères et aériennes.

THERAPHOSA avance en fanfare, totalement désinhibé, enivré par la complaisance terrienne à l’égard de ce « Lust », sous une discrète toile de fond opératique dark.

Le vice de la luxure
Le vice de la luxure
 “Lust” aborde la puissance et le caractère insidieux du désir sexuel et les formes qu’il peut prendre, les passions les plus violentes et destructrices qu’il peut créer, que ce soit pour nous ou pour les autres. Le désir sexuel est une pulsion naturelle qui peut se transformer en un véritable enfer si il ne connait pas de limites.  Le morceau décrit la puissance du désir et la domination qu’il peut exercer sur nous, l’insatiabilité mais aussi l’excès dans lequel tombe celui qui trop souvent y succombe. Car d’un plaisir qui s’évanouit un peu plus à chaque jouissance, il cherchera par tous les moyens à retrouver l’intensité des premières extases. La luxure est une passion asservissante, aveuglantes, addictive. Pris dans ses fils, on en oublie la raison. C’est un vice qui nous tourne vers nous même, on en oublie les autres, ils ne deviennent plus que l’objet, la fin de nos passions et assouvir ces passions devient notre seul but.  Les sons et motifs utilisés dans la composition et la production de “Lust” soulignent le caractère hypnotique et demandeur de la luxure qui nous ronge inlassablement, cherchant à réveiller les pulsions libidinales irréfléchies qui sommeillent en nous. 

Que l’on retrouve bien plus gloutonne (« Gluttony »), dévoreuse d’âmes, à la dramaturgie omnipotente. Sirène émotionnelle au jeu de guitare bien plus âpre, rond, brûlant, mêlant refrain magnifique à voix claire, à quelques growls de fin, rugissants des bas-fonds brûlants de Belzébut.

Une ardente chaleur au son étouffant, où la THERAPHOSA s’enfonce encore un peu plus dans la géhenne (« Greed »), piécettes sur les yeux, images de nombreuses richesses en tête, accumulées dans l’écorce d’un riff tapageur, tournoyant, au possible hypnotique.

Clip vidéo de la chanson « Greed » :

Jusqu’à sa dernière goutte de sueur et de sang, profusion cupides, jouissant dans les entrailles de chants plus graves. Sans y omettre toujours et encore les lueurs d’une voix claire redoutable d’authenticité, porteuse de messages d’espoirs, aux refrains libérateurs et ensorceleurs.

“Glutony” aborde l’excès. Il devient une prison pour celui qui y succombe, une prison qui détruit le corps et l’esprit. Il nous prive d’une vie saine dont les conséquences peuvent s’étendre jusque dans nos relations. La gourmandise change notre rapport à la vie. Nous ne savourons plus, nous ne sommes plus que désir, besoin. Nous y perdons l’équilibre requis afin d’apprécier les choses de la vie. Nous finissons par devenir nos excès, ils nous contrôlent et nous définissent. Nous vivons pour eux et par eux.

A cet instant, THERAPHOSA nous plonge dans un noir horrifique et diabolique. Sommeil artificiel, en attendant la suite du voyage initié par ce triptyque pêcheur de succulences sonores. Où THERAPHOSA place sa mire intellectuelle dans les excès les plus vils de l’humanité décadente.

INFERNO et sa main infernale
INFERNO et sa main infernale

Le prochain péché est tout près…

…Le voici arrivé aujourd’hui avec violence.

Trop n’est pas assez, semble être l’une des fatales devises de notre temps.

ET TROP NE SEMBLE PAS ASSEZ POUR SE DELECTER DE L‘INFERNO DE THERAPHOSA.

LINE-UP :

Vincent – Guitar / Lead Vocals
Matthieu – Bass / Back Vocals
Martin – Drums

THERAPHOSA BAND 2023 (crédit photo : DENIS GORIA)
THERAPHOSA BAND 2023 (crédit photo : DENIS GORIA)

TRACKLIST :

01. Vestibule (Part 1)
02. Vestibule (Part 2)
03. Limbo
04. Lust
05. Gluttony
06. Greed
07. Wrath
08. Heresy
09. Violence
10. Fraud
11. Treachery

DISCOGRAPHIE :

Theraphosa EP (2018)

Artwork du EP THERAPHOSA
Artwork du EP THERAPHOSA

Transcendence (2020)

Graphisme de TRANSCENDENCE
Graphisme de TRANSCENDENCE

INFERNO (2024)

La représentation graphique du nouvel album INFERNO
La représentation graphique du nouvel album INFERNO

Une œuvre d’art signée par la main de maître de DAVIDE SCHILEO.

LIEN FACEBOOK DE L’ARTISTE :

https://www.facebook.com/tabulaehandmadeprint

CONCEPT :

Alors qu’ils voyagent au travers des neuf cercles de l’enfer, le trio nous invite à être témoin de l’essence de tous les péchés et à nous interroger sur notre for intérieur. Avec chaque morceau représentant un cercle, le groupe plonge profondément dans le coeur des hommes et explore les plus sombres aspects de l’humanité.

Les cercles de l’Enfer sont neuf zones circulaires concentriques et superposées constituant l’enfer imaginé par DANTE ALIGHIERI décrit dans la première part de la Divine Comedie. Dans chaque cercle sont punis ceux dont la vie fut entachée d’un type bien défini de péché. La subdivision en neuf zones se réfère aux pensées aristotélicienne et thomiste.

SORTIE/LABEL :

Le groupe de metal progressif THERAPHOSA sortira son deuxième album, INFERNO, le 2 février 2024 via CIRCULATE WAVE (en CD).

LIEN FACEBOOK DU GROUPE :

https://www.facebook.com/theraphosamusic

CHRONIQUE DE LA PRECEDENTE OEUVRE DE THERAPHOSA TRANSCENDENCE :

https://loudtv.net/chronique-du-1er-album-de-theraphosa-laissez-vous-prendre-dans-leur-toile/

CHRONIQUE DU TOUT DERNIER DISQUE DE VIRGIL ACHERON :

https://loudtv.net/virgil-le-fleuve-des-enfers/

PAPABORDG POUR LOUD TV.

Ma note : 

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