LES SECRETS DE FAMILLE SONT DE NOIRES ARAIGNEES QUI TISSENT AUTOUR DE NOUS UNE TOILE COLLANTE. PLUS LE TEMPS PASSE, PLUS ON EST LIGOTE, BAILLONNE, SERRE DANS UNE GANGUE. INCAPABLE DE BOUGER, DE PARLER. D’EXISTER. MARIE-SABINE ROGER.
La mort est arrivée et prend son dû, les secrets enfouis dans la mémoire du défunt se révèlent polichinelles, couchés sur papier et désormais révélés au grand jour, à l’ouverture du testament original d’un vieux patriarche insoumis aux lois établies par la vie. Et qui tout juste drapé dans son état de marbre froid va faire éclater et briller son tout dernier et plus beau chapitre de vie.
Chanson « §1 » :
Ainsi les convocations attribuées, les derniers talons aiguilles frappent le sol et ouvrent la porte avec mollesse et anxiété (« §1 »). Dès lors tous les protagonistes étant présents, une voix s’élève, celle de la vérité (OPETH) qui s’invite, et se détache sur un rideau noir bouffant, qui laisse le suspens mélodramatique inerte quelques instants. Un silence de deuil, qui s’ouvre sur la projection d’un film musical interprétant le corps et l’âme de THE LAST WILL & TESTAMENT, à la dramaturgie conceptuelle, dont la pellicule artistique plongée au cœur des années 1920, dissèque les dernières volontés de ce disparu aussi cynique que facétieux. Chaque paragraphe pensé avec soin, s’articule sur une chanson, à l’exception d’un dernier acte effarant d’humanité. De choquants secrets de famille vont ainsi voir le jour sous fond de magie ténébreuse (les growls de retours, pourtant absent depuis 2011).
La voix
Ce qui glace l’assemblée, ravira le public de l’ombre (les auditeurs), premiers éléments musicaux emprunt d’une nostalgie de souvenirs d’enfance, de ses divers apprentissages faits de cris, de joies, de peines, amitiés fortes aux premiers conflits, embrassades chaleureuses, aux premières bagarres ténébreuses. Images fortes, accompagnées par les éléments classiques de la vérité (OPETH), quelques peu redondants à son début, puis s’affirmant complètement (sur toute l’œuvre) par diverses empruntes orchestrales et visages vocaux, dont celui solennel et opératique (« §1 », « §2 »)
Une confession aux multiples coups de théâtre, profanation idéale pour voir la voix (MIKAEL ÅKERFELDT) revêtir différents apparats, incarnant à son meilleur les sombres desseins du décédé, se jouant des modulations les plus expressives, qu’elles soient claires ou saturées, épaulées de quelques figures de proue valeureuses et terrifiantes. (Ian Anderson, Joey Tempest et sa propre fille).
Chanson « §3 » :
Une pièce noire, où défile la théâtralité d’un amas de cendre, d’épiques moments de vie (« §6 »), aux meilleurs et pires sentiments (résultant du concept), dans d’étouffantes photos du passé, aux effets anxiogènes (DEATH METAL) (« §1 » et ses voix fantomatiques). Où la folie possède les entrailles de la vérité (OPETH), dans un testament furieusement prog (« §7 »), alambiqué, orchestral (la partie orientale de « §5 »), traçant une bobine sonore à la panoplie vintage et symbolique, contant ses nombreuses rythmiques et cassures de vie (WALTTERI VÄYRYNEN est infernal derrière sa batterie (« §6 » )).
WALTTERI VÄYRYNEN
Ainsi chaque mot, note, son participent farouchement à l’immersion et à la violence du récit, à l’instar des percussions sur le final menaçant et envoûtant de « §7 », avant le relâchement salvateur du doux et élégant épilogue « A Story Never Told ».
Lyric vidéo de la chanson « §4 » :
La vérité d’un testament au chef-d’œuvre de perfections physiques et morales, ne souffrant, ni œuvrant, d’aucun subterfuge, témoignant d’une poignante force de percussion. Un lourd et grandiose héritage, qui libère la mort de sa mauvaise confiance et lie certains états d’esprit aux ressentiments et émotions différentes chez les vivants. Maintenant la sentence est unanime, The Last Will And Testament, ne compte le moindre défaut, écueil, temps mort, ensorcelant d’un bout à l’autre, tout d’un futur classique, voire d’un moment clef dans la carrière si extraordinaire du groupe.
La pellicule de fin claque, non sans avoir vu une photo d’un gracieux sourire malicieux de son géniteur défunt…
01. §1
02. §2
03. §3
04. §4
05. §5
06. §6
07. §7
08. A Story Never Told
L’album voit la participation de IAN ANDERSON (JETHRO TULL) à la flûte sur « §4 » et « §7 », mais aussi en tant que conteur sur « §1 », « §2 », « §4 » et « §7 ». Parmi les invités, nous retrouvons également sur ce disque JOEY TEMPEST (EUROPE) qui chante sur « §2 », ainsi que la fille de Mikael, MIRJAM ÅKERFELDT, pour la voix désincarnée de « §1 ».
Les paroles ont été écrites par MIKAEL ÅKERFELDT et sa compagne et parolière KLARA RÖNNQVIST FORS.
Les deux guitares
DISCOGRAPHIE :
Orchid (1995)
ORCHID
Morningrise (1996)
MORNINGRISE
My Arms, Yours Hearse (1998)
MY ARMS, YOUR HEARSE
Still Life (1999)
STILL LIFE
Blackwater Park (2001)
BLACKWATER PARK
Deliverance (2002)
DELIVERANCE
Damnation (2003)
DAMNATION
Ghost Reveries (2005)
GHOST REVERIES
Watershed (2008)
WATERSHED
Heritage (2011)
HERITAGE
Pale Communion (2014)
PALE COMMUNION
Sorceress (2016)
SORCERESS
In Cauda Venenum (2019)
IN CAUDA VENENUM
THE LAST WILL & TESTAMENT (2024)
Graphisme de cette nouvelle oeuvre THE LAST WIL & TESTAMENT
*En caractère gras et écriture minuscule, mes oeuvres préférées du géant OPETH, même si elles sont toutes exceptionnelles. Pour cette dernière sortie du groupe, le temps sera jouer en sa faveur pour l’inscrire en majuscule dans la prolifique et majestueuse discographie des dieux suédois.
PRODUCTION :
Le nouvel opus a été écrit par MIKAEL ÅKERFELDT avec des textes de KLARA RÖNNQVIST FORS (THE HEARD, ex-CRUCIFIED BARBARA). Le disque est coproduit par ÅKERFELDT et STEFAN BOMAN, enregistré par Boman, JOE JONES et le groupe. Il est mixé par BOMAN, ÅKERFELDT et le reste du groupe aux studios Atlantis et Hammerthorpe à Stockholm. Les cordes ont été arrangées par ÅKERFELDT et DAVE STEWART (EGG, KHAN), et dirigées par STEWART aux Angel Studios de Londres.
ARTWORK :
L’artwork est l’œuvre de TRAVIS SMITH.
Graphisme de cette nouvelle oeuvre THE LAST WIL & TESTAMENT
La formation a également annoncé une tournée européenne qui se déroulera en février 2025 et qui passera par l’Olympia de Paris le 21 février 2025.
TOURNEE EUROPEENE : EN FRANCE OLYMPIA
SORTIE/LABEL :
Le groupe de metal progressif suédois OPETH a sorti son quatorzième album, intitulé THE LAST WILL & TESTAMENT, le 22 novembre 2024 via REIGNING PHOENIX MUSIC/MODERBOLAGET.
LES DIFFERENTES COULEURS VINYLES DE THE LAST WILL & TESTAMENT
Ayron Jones en Performance à la Mi-Temps du Match des Seahawks de Seattle le Week-End Prochain Le week-end prochain, tous les fans de football américain
🔥 Black Label Society annonce son nouvel album : Engines of Demolition Le rouleau compresseur Black Label Society, mené par l’incontournable Zakk Wylde, démarre l’année