
- THERAPHOSA BAND
Avant d’accéder aux cercles de l’ENFER proprement dits, la THERAPHOSA se trouve égarée dans une forêt située sur une colline, « au milieu du chemin de notre vie » (« nel mezzo del cammin di nostra vita »). Derrière cette colline se trouve la cité de JERUSALEM, sous laquelle est creusé l’immense gouffre de l’Enfer.
On y entre en passant la Porte de l’Enfer, pénétrant tout d’abord dans l’Ante-enfer, le VESTIBULE DE L’ENFER. Franchissant le fleuve ACHERON, sur la barque de CHARON, la THERAPHOSA entre enfin dans l’ENFER lui-même.
Le VESTIBULE DE L’ENFER est le lieu où les indécis et les couards sont châtiés, harcelés par les guêpes et les frelons, et dévorés au niveau des pieds par les vers.
Ainsi tout commence pour INFERNO, et sa descente vertigineuse dans le gouffre de l’enfer à travers ces neuf cercles.
Où l’entité à la fratrie redoutable, nous invite à être témoin de l’essence même de tous les péchés et à nous interroger sur notre for intérieur. Chaque morceau d’INFERNO représentant un cercle, l’arachnide y plonge profondément dans le coeur des hommes et explore les plus sombres aspects de l’humanité.

Non sans avoir, en préambule, fait jouir sa détermination sans faille à fouler la demeure des damnés, en éclaboussant déjà de son phare artistique, la vermine s’agitant au pieds des lâches indécis.
L’instant choisi, où un nuage noir se forme et laisse éclore la voix maîtresse des tourments humains. De son ventre s’extirpent (VESTIBULE DE L’ENFER) toutes les personnifications du mal (peur, faim, misère, mort, douleur, sommeil, guerre) dans un bourdonnement de chuchotements de vie incessants, acquiescé par de discrets choeurs liturgiques, accompagnant les indolents jusqu’aux bruissements (hurlements) stridents du châtiment final (« Vestibule (Part 1) »).
Un contrapasso, éclateur d’âmes, condamnées à courir après le néant dans un orage lourd et lent où retentissent guitares et saturations (aux portes de l’indus à son commencement), pour ensuite délivrer l’INFERNO qui gronde son pouls rythmique en serpentant autour de magnifiques mélodies instrumentales et lyriques.
Un groove funeste qui prend le temps d’apaiser quelque peu sa frustration dans la bougie de sentiments plus atmosphériques pour ensuite dévaler ses fûts et virevolter dans la finesse d’un acte soliste délibérément enjoué, ravagé par l’extrême onction (« Vestibule part 2 »).
Ainsi le vestibule laisse la voie décharnée des limbes (« Limbo ») se dessiner par un piano lointain, accouplé de son comparse religieux (orgue). Mélancolie folle qui implore les cieux, et s’envole dans une somptueuse rivière d’émotions foudroyée par la langue de Molière, et de ses longues chevauchées farouches. Puis intimistes, insufflées par de poignantes notes solistes (guitare), porteuses de sentiments mitigés, entre regain de vie, et conclusion inévitable, au jet d’un néant absolu.

Beautés à l’intensité rouge vif, figées dans le désespoirs de glace, d’un lieu sans flamme, ni lumière, (l’athée et/ou l’agnostique), où le non baptisé, ne peut prétendre au droit de jouir de la vision de DIEU, sans pourtant être porteur d’un quelconque péché.
Le cœur atrophié à l’extrême, aux réponses fondamentales de l’existence, INFERNO dévale les immondices humaines à travers un gouffre d’interdits, frétillant, copulant, dans un lit de Luxure, Gourmandise, Cupidité, Colère, Hérésie, Violence, Fraude, et Trahison.
Theraphosa – Lust (Official Music Video) :
Un phare d’originalité marqué par la création, et qui foule vices et sévices infligés par la mère luxure sur la nature humaine avec des motifs sonores très dansants. Où la rythmique Basse/Batterie s’extirpe, se joue de désinvolture, sur des guitares tout d’abord sombres et dissonantes, puis plus légères et vaporeuses.
THERAPHOSA avance en fanfare, totalement désinhibé, enivré par la complaisance terrienne à l’égard de ce « Lust », sous une discrète toile de fond opératique dark.
Que l’on retrouve bien plus gloutonne (« Gluttony »), dévoreuse d’âmes, à la dramaturgie omnipotente. Sirène émotionnelle au jeu de guitares bien plus âpre, rond, fervant, mêlant refrain magnifique à voix claire, à quelques growls de fin, rugissants des bas-fonds brûlants de Belzébut.
Theraphosa – Gluttony – (Official Visualizer) :
Une ardente chaleur au son étouffant, où la THERAPHOSA s’enfonce encore un peu plus dans la géhenne (« Greed »), piécettes sur les yeux, images de nombreuses richesses en tête, accumulées dans l’écorce d’un riff tapageur, tournoyant, au possible hypnotique.
Jusqu’à sa dernière goutte de sueur et de sang, profusion cupide, jouissant dans les entrailles de chants plus graves. Sans y omettre toujours et encore les lueurs d’une voix claire redoutable d’authenticité, porteuse de messages d’espoirs, aux refrains libérateurs et ensorceleurs.
Theraphosa – Greed (Official Music Video) :
THERAPHOSA se joue encore de ses quelques accroches de désirs de lumière, à la fourberie maline, en glissant ses pattes actives, tricotant un mouvement guitare/basse, tout en poésie. Délicatesse rapidement fracassée, par une vague de colère rythmique (« Wrath »). Oh fureur, légèrement tempérée par sa détermination vocale marquée et la rondeur d’une quatre cordes chatoyante, remuante comme cherchant un regain d’apaisement.
Réconfort, pourtant hérétique (« Heresy »), faussetés trompeuses infligées par les présences hostiles, qui ne cessent de changer la tessiture de leurs cercles. Couleurs retranscrites fabuleusement, par les secousses telluriques émises par les pas aussi lourds qu’éthérés de la THERAPHOSA.
S’invitant à plonger dans l’hérésiarque par un motif de clavier (enjoué et surprenant), à l’immaculée conception, souillée, renversée par une terreur caverneuse, aux riffs tempétueux, voix diaboliques menant à un solo volcanique, sans y avoir complètement aliéné la présence divine (choeurs).
Theraphosa – Violence – (Official Visualizer) :
THERAPHOSA descend toujours plus dans les poumons noircis de l’enfer (des péchés humains,) avec la « Violence » subtilement envoûtante, d’une introduction de soie, pas cadencé de velours, marchant sur des voix magistralement chantantes. Le temps ne semble plus avoir prise sur cette terre de feu, d’eau et de sang dont les frasques du refrain n’en finissent plus de faire écho en chaire maudite.
Maintenant arrivé au temps de la ruse et de la tromperie, la THERAPHOSA nous piège dans ses méandres (artistiques) les plus mélodiques de son périple (« Fraud »). Les ornements divins se font immédiatement ressentir, cognés par quelques brèves rugosités de basse, sensations de regrets, désolation d’une faute, dont les voix les plus limpides imposent une certaine compassion, mélancolie qui s’écrie en fin, religieusement…
Puis un silence fallacieux retentît, laissant transparaître la sinistre séduction du siège de LUCIFER. INFERNO transperce la dureté de la glace par une danse ô combien macabre, aux rythmiques syncopant la source du mal, l’ange déchu y répondant par sa voix véhémente, rageuse et méprisante, jusqu’à y mener avec paroxysme, son hystérie guerrière de fin.
A cet instant, THERAPHOSA nous plonge dans un noir horrifique et diabolique, où là bête a placé toute sa mire artistique et intellectuelle dans les excès les plus vils de l’humanité décadente.

Piégé dans un neuvième et dernier cercle *, où réside la figure de la plus grande traîtrise qui soit, celle d’un ange parfait, au nom de LUCIFER.
Entièrement congelé, au centre de la Judaïe, ses trois têtes nous dévorent éternellement, avec un laisser aller, non dissimulé, une jouissance, sourire aux lèvres, qui en dit long sur la délivrance et la destruction prochaine du malin.
Lui-même floué, en laissant entrer LA VOIX CELESTE D’UN CHEF-D’ŒUVRE HUMAIN dans son cœur perverti. Harcelé désormais par LA BEAUTÉ INFERNALE DE LA THERAPHOSA, QUI NE CONNAÎT AUCUNE LIMITE DE TEMPS, DE DUREE DE VIE. EN SOMMES UNE ETERNITE REDONDANTE, ATTEND LE PRINCE DES TENEBRES…

Trop n’est pas assez, semble être l’une des fatales devises de notre temps.
ET TROP NE SEMBLE PAS ASSEZ POUR SE DELECTER DE L‘INFERNO DE THERAPHOSA.
*Ce cercle est divisé en quatre « zones » couvertes par les eaux gelées du Cocyte, dans la quatrième, la « Judaïe » (de Judas qui trahit Jésus) sont punis les traîtres ayant trahi leurs maîtres, complètement congelés. Au centre de la Judaïe, les trois têtes de Satan dévorent éternellement Brutus, Cassius (assassins de Jules César et Judas).

LINE-UP :
Vincent – Guitar / Lead Vocals
Matthieu – Bass / Back Vocals
Martin – Drums

TRACKLIST :
01. Vestibule (Part 1)
02. Vestibule (Part 2)
03. Limbo
04. Lust
05. Gluttony
06. Greed
07. Wrath
08. Heresy
09. Violence
10. Fraud
11. Treachery
DISCOGRAPHIE :
Theraphosa EP (2018)

Transcendence (2020)

INFERNO (2024)

Une œuvre d’art signée par la main de maître de DAVIDE SCHILEO.
LIEN FACEBOOK DE L’ARTISTE :
https://www.facebook.com/tabulaehandmadeprint

PRODUCTION :
Une singulière et fabuleuse deuxième œuvre enregistrée par THERAPHOSA dans son HomeStudio, puis mixée et masterisée par REMY DELIERS. Une production à l’image artistique d’INFERNO : EXCEPTIONNELLE, PUISSANTE, ET LIMPIDE.
CONCEPT :
Alors qu’ils voyagent au travers des neuf cercles de l’enfer, le trio nous invite à être témoin de l’essence de tous les péchés et à nous interroger sur notre for intérieur. Avec chaque morceau représentant un cercle, le groupe plonge profondément dans le coeur des hommes et explore les plus sombres aspects de l’humanité.
Les cercles de l’Enfer sont neuf zones circulaires concentriques et superposées constituant l’enfer imaginé par DANTE ALIGHIERI décrit dans la première part de la Divine Comedie. Dans chaque cercle sont punis ceux dont la vie fut entachée d’un type bien défini de péché. La subdivision en neuf zones se réfère aux pensées aristotélicienne et thomiste.
SORTIE/LABEL :
Le groupe de metal progressif THERAPHOSA sortira son deuxième album, INFERNO, le 2 février 2024 via CIRCULATE WAVE (en CD).
LIEN FACEBOOK DU GROUPE :
https://www.facebook.com/theraphosamusic
INTERVIEW AVEC THERAPHOSA POUR INFERNO :
CHRONIQUE DE LA PRECEDENTE OEUVRE DE THERAPHOSA TRANSCENDENCE :
https://loudtv.net/chronique-du-1er-album-de-theraphosa-laissez-vous-prendre-dans-leur-toile/
CHRONIQUE DU TOUT DERNIER DISQUE DE VIRGIL ACHERON :
https://loudtv.net/virgil-le-fleuve-des-enfers/





